| Apartheid
Ça veut dire "Vivre à part" en langue afrikaans, la langue des Boers, les fermiers Blancs sud-africains descendants des colons hollandais établis dès le XVIIe siècle dans la région du Cap.
Ce système ségrégationniste a été mis en place par le Parti national (fondé par Daniel Malan) dès 1948, après que ce parti eut remporté la majorité au Parlement de l'Union sud-africaine. Ce système politique fondé sur la séparation des races et de leurs droits va être progressivement "affiné" par toute une série de mesures prises jusqu'en 1959 :
- 1949 : interdiction des mariages mixtes (pour mieux différencier les origines ethniques). Cette loi sera renforcée plus tard par une autre, interdisant les rapports sexuels mixtes. Lire la suite
Mandela
Justement, parlons un peu de lui. Nelson Rolihlahla Mandela, très exactement. Né le 18 juillet 1918 dans l'ancien Bantoustan du Transkei à l'est de la province du Cap Oriental,
Son père, Gadla Henry Mphakanyiswa, était un chef des Thembu, un sous-groupe de l'ethnie Xhosa, la deuxième en importance, après les Zoulous.
Il obtient un diplôme en droit en 1942 à l'Université de Witwatersrand de Johannesburg et 1942 rejoint le Congrès national africain (ANC, parti à l'époque modéré de la bourgeoisie noire créé en 1912)
Il crée, avec Oliver Tambo qu'il avait rencontré à l'université de Fort Hare, le premier cabinet d'avocats noirs d'Afrique du Sud.
En mars 1944, avec Oliver Tambo et Walter Sisulu, homme d'affaires de Johannesburg, ils créent la Ligue de la jeunesse de l'ANC (Youth League), histoire de dynamiser le mouvement. L'apartheid n'est pas encore "officialisé". Il le sera en 1948, avec l'arrivée au pouvoir de Daniel Malan. Mais à la même époque, les "jeunes" de la Youth League, Mandela et Tambo en tête, s'emparent de la direction de l'ANC. La longue lutte peut commencer.
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Diamants
Le premier fut trouvé en 1866, par un enfant Boer, Erasmus Jacob, sur les bords de la rivière Orange : 21,75 carats. Ce diamant fut baptisé "Eureka". En 1869, on en trouve un autre, encore plus gros : 83,5 carats. Ensuite, c'est la ruée. Avec la création de toutes pièces de la ville de Kimberley. C'est enfin l'arrivée en 1870 de Cecil John Rodes, jeune Britannique asthmatique qui vient se soigner auprès de son frère, Herbert, déjà aux affaires comme fermier dans le Natal.
Cecil Rodes n'a que 17 ans quand il débarque en Afrique du Sud.
C'est son frère, Herbert, qui partira le premier tenter de faire fortune à Kimberley en 1871. Cecil le rejoint et commence ses affaires en fournissant matériel et boissons fraîches aux mineurs.
En 1871, deux frères, les De Beers, Johannes Nicholas et Diederik Arnoldus, revendent leur ferme située sur les sites de Kimberley à la Dunell Ebden & Co. Lire la suite
Liberté, avec un grand "L"
Les Sud-africains sont en avance sur l'Histoire, question évolution des moeurs, même si certains présidents pensent que l'Afrique n'est pas encore entrée dans l'Histoire.
Après avoir légalisé l'avortement en février 1997, inscrit ce droit noir sur blanc dans la nouvelle constitution adoptée en mai 1996, après avoir aboli la peine de mort en 1997, l'Afrique du Sud est devenue, le 14 novembre 2006, le premier pays africain à légaliser le mariage homosexuel. Une suite logique de la morale induite par la constitution qui interdit "toute discrimination sur des critères d'orientation sexuelle". Le "Civil Unions Act" a été adopté par 230 députés, 41 votant contre, et 3 s'abstenant. Petit bémol : les associations lesbiennes, gays, bisexuelles et transsexuelles, globalement satisfaites de cette loi, ont regretté que ceux qui célèbrent les mariages puissent refuser d'unir des personnes de même sexe.
Le jour du vote de la loi, l'évangéliste noir Kenneth Meshoe, leader de l'ACDP (Parti démocrate-chrétien africain), a déclaré : "C'est le jour le plus triste en douze ans d'existence de notre Parlement démocratique". Et mis en garde les Sud-africains contre la "colère de dieu". Le lendemain, au Burkina Faso, le journal l'Observateur Paalga se désespérait en titrant un article sur le sujet : "C'est ça leur progrès ?".
Le parc Kruger
Le symbole de la faune et de la nature d'Afrique du Sud. Situé à 500 km de Johannesburg, au nord-est, à cheval sur les provinces de Mpumalanga et du Limpopo, c'est un des lieux les plus visités du pays, avec une capacité d'hébergement de 2 000 lits, son propre aéroport (le Kruger Mpumalanga International), 2000 Km de routes et pistes, pour découvrir sur 20 000 km2 des milliers d'éléphants (plus de 8 000), des rhinocéros blancs ou noirs, buffles, lions, léopards, guépards et autres girafes, gnous, impalas, antilopes ou des zèbres en quantité impressionnante.
Sans compter la flore, très riche, et les fresques rupestres de l'ethnie San (le peuple le plus ancien de la région) et des sites archéologiques.
Le parc tient son nom du président Paul Kruger, qui y fit créer une réserve animale en 1896 au bord de la rivière Sabi.
Le parc national Kruger n'a été ouvert au public qu'en 1927.
En 2003, les nouvelles instances dirigeantes de l'Autorité des parcs nationaux sud-africains ont voulu faire retirer les statues de Kruger visibles dans le parc, mais la communauté afrikaner (blanche) a réussi à faire surseoir cette décision.
C'est vrai que Paul Kruger, un Boer, qui a été président de la République du Transvaal de 1883 à 1902, n'est pas vraiment le symbole de la nouvelle Afrique du Sud.
Le parc pourrait être rebaptisé "Parc Nelson Mandela" dans quelques années.
L'Afrique du Sud regorge de parcs nationaux.
J. Noumen
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