Algérie
 
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Algérie
  • Population : 33,5 millions
  • Superficie : 2 382 000 km2
  • Monnaie : dinar (1 euro = 94,12 dinar, juillet 2007)
  • Langues officielles : arabe (depuis 1998), tamazight (berbère, statut de langue nationale depuis avril 2002)
  • Capitale : Alger
  • Président : Abdelaziz Bouteflika
  • Premier ministre : Ahmed Ouyahia (parti RND)
  • Parti au pouvoir : Front de libération nationale (FLN), allié au Rassemblement national démocratique (RND) et au Mouvement de la société pour la paix (MSP, islamistes modérés)
  • Principales villes : Oran, Annaba, Constantine, Sétif, Tizi Ouzou, Blida, Saida, Boumerdès, Tamanrasset, Reggane, Constantine, Ouargla, Ghardaia, Biskra, Mascara, Tlemcen

L'Algérie en deux ou trois mots ?
Guerre d'indépendance, Hassi Messaoud, Sahara, Casbah …

Guerre d'Indépendance

L'Algérie, colonisée par la France depuis 1830, a-t-elle enclenché la lutte pour son indépendance le 8 mai 1945 ou le 1er novembre 1954 ?
Le débat reste ouvert entre les historiens, mais ce qui est certain c'est que le peuple algérien a obtenu son indépendance dans la douleur, au cours d'une effroyable guerre que la France a longtemps cachée d'un voile honteux.
Et si le nombre de victimes fait aussi débat, les chiffres, même incertains, parlent d'eux-mêmes : entre 200.000 et 1,5 millions de morts côté algérien et plus de 32.000 morts et disparus côté français, parmi lesquels nombre de civils.
La France ne reconnaîtra la "guerre d'Algérie" appelée pudiquement les "événements d'Algérie" qu'en octobre 1999, date à laquelle les députés français ont reconnu l'état de "guerre".
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Hassi Messaoud

"A défaut de poches de pétrole exploitables, l'Algérie possède de très riches gisements de fer dont le plus connu est sans doute celui de l'Ouenya". Tout faux !
On a beau être le Grand Larousse en dix volumes, édition 1928, on peut se tromper. Du pétrole, il y en a en Algérie. Et même beaucoup.
Si le premier jet commercialisé est sorti en 1948 d'un puit de l'Oued Gueterini situé à 150 kilomètres au sud d’Alger, le véritable Bingo a eu lieu en juin 1956. Cette année-là, en pleine guerre d'Algérie, la société française SN Repal découvre du pétrole à Hassi Messaoud, un simple lieu-dit, un point d'approvisionnement en eau pour les caravaniers en plein milieu du Sahara, à 900 Km au sud d'Alger. On évalue alors les réserves d'Hassi Messaoud à 7 milliards de tonnes. En septembre 56, c'est du gaz qu'on découvre à Hassi R’mel. D'énormes réserves là encore. De l'ordre de 3 000 milliards de m 3.
L'importance de ces richesses minières a contribué pour beaucoup dans l'acharnement de la France dans la guerre et son refus d'accorder l'indépendance à l'Algérie.
Le 7 janvier 1958, à Hassi Messaoud, on ouvre les vannes du puit MD1 et le pétrole s'en va couler à travers un pipe-line de 180 kilomètres de long jusqu'à Touggourt.
Le Sahara n'est plus l'enfer de la sécheresse. C'est une mer de sable nourricière.
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Sahara

Lequel voulez-vous ? Le Sahara des montagnes du Hoggar, celui des plateaux du Tassili ? Celui d'In Salah, où le soleil "cogne" à plus de 50 degrés ? In Salah, qui vous invite à pousser toujours plus bas, sous le tropique du cancer, jusqu'à Tamanrasset ? Tamanrasset, la "dernière", avant la grande inconnue du Sud. Tamanrasset, capitale des tribus touaregs ? Tamanrasset et ses sites préhistoriques, ses gravures rupestres ?
Vous préférez le Sahara des Mozabites de Ghardaïa ? Ghardaïa la reine du tapis, qui vous proposera de bifurquer sur Ouargla, et pourquoi pas de pousser la route jusqu'à Hassi Messaoud, La Mecque du pétrole, qui vous fera des clins d'œil incandescents avec ses torchères éternellement en feu ?
Vous ne voulez qu'en rêver ? Rêver des oasis, des dattiers, des caravanes, des chameaux, des "regs", ces plaines de sables balayées par le vent, des "ergs", ces champs de dunes sans fin ?
Seriez-vous tentés par le "terrible" ? Celui qui tue, qui assèche, hommes et bêtes, dont les squelettes parsemés le long des kilomètres d'asphalte incertain, sont là pour vous rappeler que vous êtes bien peu ? Par le "colérique", qui ne s'apaise qu'après vous avoir fait comprendre, à coup de tempêtes de sables, qu'il est le seul maître à bord ?
Il ne tient qu'à vous d'aller le saluer, cet envoûtant Sahara, même si de nos jours, la "politique" l'a rendu parfois encore plus dangereux que sa véritable nature.

La Casbah

Gravir les ruelles de la Casbah d'Alger jusqu'à la citadelle, l’ancienne résidence des Deys d’Alger (chef du gouvernement), juchée à 118 mètres de hauteur, c'est remonter le temps, se plonger dans un livre d'histoire, en l'occurrence l'histoire de l'Algérie tout entière. Aujourd'hui, la Casbah tente de se restaurer, à l'image de l'Algérie qui essaie, elle aussi, de reprendre vie et de sortir de ses années noires.
Et ce n'est pas facile.
Un peu d'histoire donc : on doit la citadelle qui domine Alger la Blanche, aux corsaires turcs, les frères Barberousse, Aroudj et Khaïr al-Din. Après la prise d'Alger (El Djazaïr) en 1515, Khaïr al-Din y prend ses quartiers et fait construire en 1516 des remparts qui s'ouvrent sur six portes, premiers jalons de la Casbah. La citadelle est alors une sorte de garnison militaire, où logent les janissaires (miliciens turcs). Elle sera achevée en l'an 1000 de l'hégire (1591).
Dans cette citadelle, le 30 avril 1827 le dey Hussein eut sans doute un geste maudit en giflant de son éventail, et par trois fois, le consul de France, venu tergiverser pour une dette due par la France à Alger. Une vieille créance pour des achats de blé à des commerçants juifs qui remontait à 1792. C'est l'occasion rêvée pour la France de s'en prendre à ces Turcs qui dominent la Méditerranée. On n'a pas encore en tête l'idée de coloniser le pays. Charles X envoie en juin 1827 une première escadre pour imposer un blocus à Alger mais sans grand succès. Il monte donc une expédition "punitive".
Le 25 mai 1830 une flotte impressionnante met les voiles dans le port de Toulon, avec à sa tête l'amiral Duperré : 35 000 soldats, 100 navires de guerre, 350 navires marchands, des frégates, des corvettes, le tout débordant de canons, de voitures, de chevaux.
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Désolé, pas d'archives
Ce pays n'était pas couvert
oran
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L’Algérie, malgré une violence endémique qui s’est considérablement réduite par rapport aux années de plomb, affiche une farouche volonté de développer ses capacités touristiques.
Un signe qui ne trompe pas: la multitude de sites Internet consacrés à ce secteur. Jetez un coup d’œil à celui de l’Office national du tourisme ou au Portail du tourisme et de l'artisanat algérien ou le dernier-né, ou bien encore sur le dernier-né, Touring Voyages Algerie, et vous verrez que l’Algérie veut revivre.
Un avis partagé par le secrétaire général de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), Francesco Frangialli, qui déclarait en janvier 2008 : "L'Algérie n'est pas le seul pays à subir ces incidents (Ndlr : les attentats) et personne n'est à l'abri, qu'il soit chez lui ou dehors", rappelant avec justesse que Madrid, Louxor en Egypte ou Djerba en Tunisie, elles aussi frappées par le terrorisme, ne sont pas pour autant devenues des viles fantômes.
Le Sud algérien reste encore une destination très prisée, comme en témoignent les 12 000 visiteurs enregistrés au cours du dernier trimestre 2007.
Pour remédier aux insuffisances notamment dans les infrastructures d'accueil, le gouvernement vient de lancer un Schéma directeur d’aménagement touristique (SDAT) qui court jusqu’à à l’horizon 2025.
Alors, si vous ne connaissez pas la région du Tassili N'Ajjer, Tamanrasset, Ghardaïa, Ouargla, Beni Abbès et son marathon des dunes, le massif des Aurès, les nombreux lacs salés des hauts plateaux désertiques, Oran, Alger la Blanche et bien d’autres lieux enchanteurs, il est temps de prendre votre courage à deux mains et de vous documenter. L’Algérie vaut plus qu’un détour.