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Election présidentielle 2009

Troisième mandat sans problème pour le président Abdelaziz Bouteflika

Le chef de l'Etat sortant, Abdelaziz Bouteflika, a été réélu sans difficulté lors de la présidentielle du 9 avril 2009, face à cinq candidats de peu de poids et aux faibles moyens de propagande.

Le résultat de cette élection a été sans appel, Bouteflika obtenant 90,23 % des suffrages, soit 13 019 787 de voix sur 14 430 253 suffrages exprimés, selon les chiffres officiels entérinés par le Conseil constitutionnel.
Louisa Hanoune, trotskiste, présidente du Parti des travailleurs (PT), a obtenu 4,50 % des suffrages, Moussa Touati, président du Front national algérien (FNA, nationaliste) 2,04 %, Djahid Younsi (El Islah, islamiste modéré) 2,04 %, Mohamed Saïd (Parti de la Justice et liberté, PJL, islamique modéré) 0,92 %, et Ali Fawzi Rebaïne (AHD-54, nationaliste) 0,86 %.

De match, il n’y eut donc point. Bouteflika, 72 ans, élu en 1999 et réélu en 2004 avec 84,99 % des voix, a pu être satisfait du taux de participation du scrutin de 2009 qui a atteint 74 %, et environ 30 % en Kabylie, région d’ordinaire boudeuse lorsqu’il s’agit d’aller aux urnes.

Le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD),  Saïd Sadi, qui avait obtenu 1,94 % des suffrages en 2004, a boycotté cette élection, tout comme Hocine Aït Ahmed, leader du Front des forces socialistes (FFS)

Le président algérien a prêté serment le 19 avril, déclarant qu’il était « déterminé à poursuivre et à approfondir la démarche de réconciliation nationale ».
Une loi sur la Concorde civile puis une Charte sur la paix, votées par référendum en 1999 et 2005, ont permis la reddition de milliers d'islamistes.
Bouteflika a évoqué un nouveau référendum pour une "éventuelle amnistie" d'islamistes armés qui s'engageraient à déposer définitivement les armes tout en annonçant une lutte sans merci contre les irréductibles.
Si les attentats ont sensiblement diminué en Algérie, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) reste actif.
En février 2009, deux bombes ont tué sept personnes, dont deux femmes et un bébé, à Foum El-Metlag, dans l'est vers la frontière avec la Tunisie.
Le 23 février, une dizaine d'islamistes ont attaqué au mortier artisanal, une base de la société algérienne de gardiennage, SPAS, à Ziama Mansouriah, tuant neuf agents de sécurité.
Le jour même du scrutin présidentiel, deux policiers blessés ont été tués dans un attentat à la bombe dans la région de Boumerdès, à 50 km à l'est d'Alger.
En juin, ce son huit policiers et deux enseignants qui ont été tués i dans un attentat à la bombe dans cette même région. Et 18 gendarmes et un civil périrent dans une embuscade entre Mansourah et d'Oued Ksir, près de Bordj Bou Arrerdj, sur la route nationale N°5, principal axe routier reliant Alger à l'est du pays. Cette attaque fuit d’ailleurs revendiquée par AQMI.

Sur le plan économique, Bouteflika avait promis un plan d'investissements publics de 150 milliards de dollars sur cinq ans, visant à l'amélioration des conditions de vie des Algériens.
De fait, fin mai, le Parlement algérien a adopté le plan quinquennal gouvernemental d'action 2009-2014 présenté par le Premier ministre Ahmed Ouyahia, dont le volet économique porte sur des investissements publics de 150 milliards de dollars. Ce programme comprend des aides publiques au secteur agricole de 10 milliards d'euros, la réalisation de 6.000 km de lignes ferroviaires, un million de logements ou la construction de dix nouvelles centrales de dessalement de l'eau de mer.

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données de base
Population : 33,5 millions
Superficie
: 2 382 000 km2
Monnaie : dinar (1 euro = 94,12 dinar, juillet 2007)
Langues officielles : arabe (depuis 1998), tamazight (berbère, statut de langue nationale depuis avril 2002)
Capitale : Alger
Principales villes
: Oran, Annaba, Constantine, Sétif, Tizi Ouzou, Blida, Saida, Boumerdès, Tamanrasset, Reggane, Constantine, Ouargla, Ghardaia, Biskra, Mascara, Tlemcen
Président : Abdelaziz Bouteflika
Premier ministre : Ahmed Ouyahia (parti RND)
Parti au pouvoir : Front de libération nationale (FLN), allié au Rassemblement national démocratique (RND) et au Mouvement de la société pour la paix (MSP, islamistes modérés)