algérie
Accueil Photographies Liens Afrique Avertissement Vos communiqués Contact
blanc
 
Algérie
Guerre d'indépendance
L'Algérie, colonisée par la France depuis 1830, a-t-elle enclenché la lutte pour son indépendance le 8 mai 1945 ou le 1er novembre 1954 ?
Le débat reste ouvert entre les historiens, mais ce qui est certain c'est que le peuple algérien a obtenu son indépendance dans la douleur, au cours d'une effroyable guerre que la France a longtemps cachée d'un voile honteux.
Et si le nombre de victimes fait aussi débat, les chiffres, même incertains, parlent d'eux-mêmes : entre 200.000 et 1,5 millions de morts côté algérien et plus de 32.000 morts et disparus côté français, parmi lesquels nombre de civils.
La France ne reconnaîtra la "guerre d'Algérie" appelée pudiquement les "événements d'Algérie", qu'en octobre 1999, date à laquelle les députés français ont reconnu l'état de "guerre".
Dès le 1er mai 1945, des manifestations ont éclaté dans plusieurs villes algériennes : slogans nationalistes et drapeaux algériens font leur apparition. Le 8 mai, à Sétif, on manifeste encore, mais pour célébrer la victoire des alliés sur le nazisme, victoire à laquelle ont largement contribué les Algériens. Toute propagande nationaliste est interdite par le pouvoir colonial. Un jeune scout musulman qui portait le drapeau algérien est tué par la police. S'en suivent des émeutes dans toute la région au cours desquelles des Européens sont attaqués, tués et certains mutilés. L’armée française, sous les ordres du général Duval, mène une terrible répression : exécutions sommaires, villages mitraillés par l'aviation. Le bilan est lourd : 1500 morts selon Paris, plus de 50 000 selon les Algériens.
C'est déjà le début de la polémique mais pas encore le début de la "vraie" guerre.
1er novembre 1954 : l'Algérie est secouée par des attentats à la bombe qui visent des casernes et des infrastructures de l'Etat. Ces attentats sont revendiqués dans des tracts à Alger par le Front de Libération Nationale (FLN) qui déclare la lutte pour l’indépendance.
Dans sa proclamation, le FNL demande à "tous les patriotes algériens de toutes les couches sociales, de tous les partis et mouvements purement algériens, de s’intégrer dans la lutte de libération sans aucune autre considération."
Le cessez-le-feu avec l'armée française ne sera proclamé que le 19 mars 1962, après la signature, la veille, des Accords d'Evian, par lesquelles la France concède sa souveraineté à l'Algérie.
Des centaines de milliers de morts, de blessés, des cicatrices qui ne sont pas encore refermées, la guerre d'Algérie n'en finit pas d'interférer dans les relations entre les deux pays, comme en témoigne le difficile dialogue entre Paris et Alger.
Même si d'autres guerres de libération ont été aussi sanglantes et aussi douloureuses pour les peuples colonisés, la guerre d'Algérie reste à part : ne serait-ce que par l'importance des colons (pied-noirs) qui ont dû quitter le pays et par le fait que des Algériens, les 160.000 harkis, se sont engagés du côté français pour être finalement abandonnés à leur sort ou marginalisés pour ceux qui se sont réfugiés en France. De 30.000 à 100.000 de ces supplétifs de l'armée française, désarmés par les Français après la signature des accords d'Evian, ont été massacrés après le départ le départ de l'armée coloniale d'Algérie.
La guerre d'Algérie ce fut aussi la torture, érigée en pratique "légitime" par l'armée française, notamment dans la tristement célèbre villa Susini à Alger. Et la justice peine encore à faire toute la lumière sur ces faits.
"Pas de repentance", clame le président français, Nicolas Sarkozy. Le poids de l'histoire serait-il trop lourd à porter pour la patrie dite "des droits de l'homme" ?
R-J Lique
 
 
haut © Copyright afrique-express.com
 
 
 
 
 
Oran
Histoire
Chronologies depuis les Accords d'Evian (18 mars 1962)
Années 1962-1988
Années 1989-1998
Années 1999-2001
Politique
Gouvernement