Les résultats des élections législatives du 5 septembre 2008 sont sans appel : le parti au pouvoir, le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA) a obtenu 81,64 % des voix, soit 191 députés sur 220, selon les résultats définitifs annoncés par la Commission nationale électorale (CNE).
Le principal parti d’opposition, qui a reconnu sa défaite, l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (Unita), n’a obtenu que 10,39 % des suffrages et n’aura plus que 16 députés contre 70 auparavant. Le MPLA gagne lui 62 sièges dans la nouvelle assemblée.
Le taux de participation a été de 87 %.L'Angola a organisé le 5 septembre les premières élections depuis la fin d'une guerre civile de 27 ans en 2002.
Les dernières élections remontaient à 1992, à la faveur d'une trêve entre le MPLA et l'Unita qui étaient alors toujours en guerre larvée.
A l'époque, le leader de la rébellion Jonas Savimbi avait rejeté sa défaite et repris les armes. Seule sa mort en 2002 avait mis un terme définitif au conflit, qui a fait au moins demi-million de morts.
Cette écrasante victoire électorale du MPLA ouvre toute grande la voie à une réélection quasi certaine pour José Eduardo dos Santos à la présidentielle prévue en 2009.
Le leader de l'ex-rébellion de l’UNITA, Isaias Samakuva, a pris sur lui la défaite déclarant : « Je veux dire clairement que je prends l'entière responsabilité des résultats de l'Unita ».
Samakuva, 62 ans, avait été élu en 2003 à la tête de l'Unita, qui a combattu le gouvernement pendant 27 ans et s'est mué en principal parti d'opposition après l'accord de paix de 2002.
L’autre formation qui a marqué la vie politique angolaise ces trente dernière années, le FNLA, s’écroule totalement avec seulement 1,13 % des suffrages (56.806 voix). |