Découvrir
Fiche -Express
Synthèse
Tourisme
Histoire
Culture, arts ...
Livres sur le pays
Biographies
Politique
Situation politique
Chef de l'Etat
Gouvernement
Partis politiques
Institutions
Chronologies
Agenda électoral
Economie
Fiche Eco-express
Richesses
Syndicats
Utile
Communiqués
pub125X125
Documents
Liens
mali
  • Population : 13,634 millions (2006)
  • Superficie : 274 000 km2
  • Monnaie : Franc CFA (1 euro = 655 FCFA)
  • Langue officielle : Français
  • Capitale : Ouagadougou
  • Principales villes : Bobo-Dioulasso, Koudougou, Ouahigouya, Niangoloko, Diébougou, Gaoua, Kantchari, Diapaga, Aribinda
  • Président : Blaise Compaore (depuis 1981)
  • Premier ministre : Tertius zongo (depuis le 4 juin 2007)
  • Parti au pouvoir : Parti du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) 73 députés sur  111
  • Autres partis soutenant le président : Alliance pour la Démocratie et la Fédération (DF-RDA) 14 députés, dirigée par Me Gilbert Noël Ouedraogo

Le Burkina Faso en deux ou trois mots ?
Mossi, Festivals, Cycle, Burkina Faso …
Mossi

On a tendance à croire que les Burkinabé sont tous des Mossis. Sans doute parce que c'est l'ethnie majoritaire du pays qui en compte tout de même soixante.
Les Mossis vénèrent le royaume de Ouedraogo (qui signifie l'étalon) à Tenkodogo, petite ville au sud-est de Ouagadougou, qui passe pour être le berceau de l'empire Mossi. Au XVIIIe siècle, la quasi-totalité de l'ouest du Burkina Faso fut sous la domination des Dioulas du royaume de Kong (en Côte d'Ivoire). Et les maîtres de Kong, les Wattara, étendirent leur domination jusqu'à Bobo-Dioulasso.
Wattara, ça ne vous dit rien ? Alassane Dramane Ouattara, l'ancien Premier ministre ivoirien, que ses adversaires politiques ont accusé et accusent encore de ne pas être ivoirien mais burkinabé. Cela pourrait être anodin, si cela n'avait entraîné la guerre civile en Côte d'Ivoire en 2002, les partisans d'Alassane Ouattara n'ayant d'autres solutions pour faire reconnaître leur droit en Côte d'Ivoire que de prendre les armes contre le régime du président Laurent Gbagbo.
Que n'a-t-on pas entendu à l'époque sur ces "diables" de Mossis dans la bouche des partisans fanatiques de Laurent Gbagbo ! L'amalgame était à la mode : pour certains Ivoiriens, tous les Burkinabé de Côte d'Ivoire étaient des Mossis, donc des étrangers, ennemis de la nation. Sauf que la nation ivoirienne s'est créée grâce au travail forcé des Mossis et des autres ethnies du Burkina Faso, à l'époque Haute-Volta, déportés par centaines de milliers par les Français pour développer les plantations de cacao en Côte d'Ivoire.
La prospérité et l'âge d'or qu'a connus la Côte d'Ivoire sous le régime de feu le président Houphouët-Boigny, c'est à eux qu'elle le doit.
Au plus fort de la crise ivoirienne, quand les Burkinabé victimes de persécutions ont dû retourner dans leur pays qu'ils avaient quitté depuis des années, Monique Ilboudo, la ministre burkinabé de la Promotion des Droits humains, a rappelé aux Ivoiriens que sur plusieurs générations, l'ex-Haute Volta "a beaucoup contribué par la force de sa main d'œuvre, à jeter les bases de ce qu'il est convenu d'appeler le miracle économique ivoirien". Et pour être plus précisés, elle leur a sorti quelques chiffres : les planteurs ivoiriens avaient créé en 1951 le Syndicat interprofessionnel d'acheminement de la main d'œuvre, qui avait recruté jusqu'en 1959, avant l'indépendance, 254.000 travailleurs voltaïques. Aujourd'hui, l'empereur des Mossis, Moro Naba (ou Mogho Naaba Baonggo), règne sur plus de cinq millions de sujets. Il a ses ministres. Le mooré, la langue Mossi, est la langue la plus répandue dans le pays.

Festivals

S'il est un pays africain où la culture a le droit de cité, c'est bien Burkina Faso. On "festivale par-ci", on "festivale par-là". Et dans tous les domaines.
D'abord, le maître : le FESPACO (Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou). C'est la plus importante manifestation cinématographique du continent africain. La 21e édition se tiendra du 28 février au 07 mars 2009. Le FESPACO a lieu tous les deux ans, les années impaires.
Authentique festival, la compétition porte sur tous les genres cinématographiques : longs et courts-métrages, documentaires, fictions, sitcoms et séries pour la TV.
En 2007, 20 films étaient en compétition dans la catégorie "longs-métrages", du Bénin ("Africa Paradis" de Sylvestre Amoussou), à l'Afrique du Sud ("Tsoti" de Gavin Hood) en passant par le Maroc ("La Vague blanche" de Mohamed Ali El Mejoub) ou le Cameroun ("Les saignantes" de Jean-Pierre Békolo).
Mais le FESPACO, ce n'est pas que la compétition. C'est un lieu d'échange et d'enrichissement pour tous les acteurs du 7e art. Et quand on dit "acteurs", on pense aussi aux monteurs, preneurs de son, scénaristes et autres musiciens.
L'autre poids lourd, c'est le SIAO (Salon international de l’artisanat de Ouagadougou). Sa 11e édition aura lieu du 31 octobre au 9 novembre 2008. On y expose ce qui se fait de mieux en matière d'art ancestral, de la sculpture sur bronze et sur bois, à la maroquinerie, la bijouterie, le tissage, ou le Batik. Mais le SIAO s'est ouvert aussi à un artisanat plus contemporain et fonctionnel, qui va du mobilier à l'art de la … récupération. Pendant dix jours, vous en aurez plein les yeux et pour votre argent.
Pour les amoureux de la musique, c'est en octobre qu'il faut se rendre à Ouaga, pendant le festival "Jazz à Ouaga". En 2007, "Jazz à Ouaga" s'est décentralisé, avec des concerts dans différentes villes du pays, à Bobo-Dioulasso, Koudougou, Ziniaré, Ouahigouya et Loumbila. Depuis 1992, ce festival se tient tous les ans, fin avril début mai.

Stop ou encore ? Encore. Ouagadougou, c'est aussi le FITD (Festival international de théâtre pour le développement, biennal, en févier et mars) et le FITMO (Festival international de théâtre et de marionnettes de Ouagadougou, tous les deux ans en octobre et novembre), le festival Talents de Femmes ou le Déni Show (l'art pour et par les enfants), mais aussi le Festival des arts de la rue (FAR).
Sans oublier les KUNDE, trophées de la musique au Burkina Faso, qui récompensent chaque année les meilleures œuvres musicales dans différentes catégories. C'est le grand rendez-vous annuel de la musique et le plus attendu des mélomanes, des musiciens et des professionnels des métiers de la musique et des spectacles.
Vous l'avez compris, si vous n'allez pas à la culture, la culture ira à vous … du côté de Ouagadougou.

Cycle

Pas de celui de l'eau, ni le troisième, mais celui à deux roues. Le vélo, tout simplement. Là encore, le Burkina est le royaume incontesté de la bicyclette. C'est un phénomène de société, comme en témoigne un article intitulé, "L’histoire du vélo au Burkina", rédigé par Gabriel Noaga, le président de l'Association pour la promotion culturelle, artistique et touristique du Burkina (APROCAT).
"Le vélo est dans la culture des Burkinabé depuis la nuit des temps... Introduit en Haute-Volta par les missionnaires dans les années 1912, le vélo a été également introduit dans l’Ouest du pays à Bobo-Dioulasso dans les années 1920, par Pierre Vicens de nationalité française, qui était Commerçant - Transporteur." écrit-il.
Et l'on apprend que le premier modèle de la marque Ford s’appelait “la sauterelle”.
Les populations baptisèrent immédiatement en langue locale ce nouvel engin, le “nèguèso”, ce qui veut dire en dioula le "cheval de fer".
La première course cycliste a eu lieu du temps des colonisateurs, le 18 septembre 1955 à Ouagadougou, mais vu l'engouement de la population, le groupe français Peugeot a installé dès 1964 à Bobo-Dioulasso une usine de fabrication de vélos. Un tel enthousiasme a naturellement conduit à la création en 1987 du Tour du Faso, qui pour l'Afrique tout entière est ce qu'est le tour de France pour les Européens.
Le Tour du Faso dure 10 jours, en général fin octobre. La compétition est organisée par la société du Tour de France et ça ne rigole pas. En 2007, 15 équipes, neuf africaines et six européennes, étaient en lice. Le peloton, maillot jaune compris, traverse tout le pays, de Kaya au nord, à Bobo-Dioulasso à l'ouest, en passant par Koudougou au centre.
Il y a donc mille et une façons de découvrir et d'aimer le Burkina Faso, le pays des hommes intègres, un saxophone sous le bras, en pédalant au gré des pistes ou dans les salles obscures.
Ah ! Au fait ! Pourquoi les "hommes intègres" ?
La Haute-Volta, qui avait accédé à l'indépendance le 5 août 1960, fut rebaptisée par le régime de Thomas Sankara, le 4 août 1984, le Burkina Faso. Burkina signifiant en langue Mossi "intègre" et Faso, signifiant en Bambara "pays". Capito ?
R-J Lique

haut © Copyright afrique-express.com
archives de la revue
AFRIQUE-EXPRESS
1993 1997 2001
1994 1998 2002
1995 1999 2003
1996 2000 2004

voyage

Avec tout ce qu'on vient de vous dire dans la colonne centale, si vous n'êtes pas tentés par une visite au Burkina Faso, c'est que vous avez une incompatibilité d'humeur avec l'Afrique.
On ne peut, hélas, pus faire grand chose pour vous.