Il est difficile de juger de la représentativité réelle de ces partis puisque les dernières élections législatives et présidentielle de l’année 2010 ont été boycottées par les principaux partis d’opposition.
Partis représentés à l’Assemblée nationale
Le Conseil national pour la défense de la démocratie - Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD) parti du président de la République, Pierre Nkurunziza.
Président du CNDD-FDD : le député Jérémie Ngendakumana
81 députés à l’Assemblée
L'Uprona (Union pour le progrès national - opposition, majoritairement tutsi) : 17 députés
Président de l'Uprona : Bonaventure Niyoyankana
Le Frodebu nyakuri iragi rya Ndadaye (proche du parti présidentiel)
5 députés (5,88 % des suffrages).
Partis d’opposition, non représentés à l’Assemblée
Trois leaders de ces partis d’opposition sont entrés dans la clandestinité ou sont en exil depuis les élections de 2010
Des violences - affrontements, embuscades, exécutions sommaires - au Burundi ont fait plusieurs dizaines de tués et semblent confirmer la renaissance de nouvelles poches de rébellion dans le pays.
Les autorités burundaises qualifient dorénavant ces opposants entrés dans la clandestinité de « bandits armés ».
En décembre 2010, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré devant le Conseil de sécurité qu'il était « profondément inquiet à propos de signes du retour d'un climat d'impunité, de la résurgence des actes de torture, de l'intimidation, des exécutions extra-judiciaires et des arrestations de membres de l'opposition ».
L’Alliance démocratique pour le changement (ADC-Ikibiri), une coalition qui regroupe les principales formations de l'opposition), est présidée par Léonce Ngendakumana, le président du parti Frodebu.
L'ADC regroupe 12 partis d'opposition, dont l'ex-rébellion des Forces nationales de libération (FNL), qui se sont retirés du processus électoral après les communales de mai 2010.
Le porte-parole de l'ADC est Chauvineau Mugwengezo,
Forces nationales de libération (FNL - ex-rébellion hutue)
Dirigées par Agathon Rwasa. Mais ce dernier est entré dans la clandestinité après les violences électorales de 2010.
En août de cette même année, une branche dissidente, soutenue par le pouvoir, a organisé un congrès pour le destituer de la présidence des FNL.
Ce "congrès" a donc élu un "nouveau président", Emmanuel Miburo et un "nouveau secrétaire général" Jacques Bigiramana.
Inutile de préciser que ces derniers ne sont pas reconnus par. les partisans d Agathon Rwasak, leader historique de la rébellion des FNL, devenue parti politique en 2009.
Le ministre burundais de l'Intérieur a aussitôt entériné la "destitution" d’Agathon Rwasa et reconnu M. Miburo comme le "représentant légal du parti FNL".
Le vice-président des FNL, Alfred Bagaya, a dénoncé pour sa part « un coup de force orchestré par le parti au pouvoir ».
Dès sa nomination, le nouveau "président" des FNL, Emmanuel Miburo, a annoncé le retrait de sa formation de la coalition d'opposition, l'Alliance démocratique pour le changement (ADC), confirmant ainsi sa collusion avec le pouvoir.
Agathon Rwasa ferait la navette entre le Burundi et la province (frontalière) du Sud-Kivu (est de la RD Congo). Selon les autorités burundaises, il serait soutenu par les rebelles hutus rwandais des FDLR qui traînent dans la région.
Mouvement pour la paix et le développement (MSD)
Son président, l'ancien journaliste Alexis Sinduhije, est en exil depuis août 2010 ayant fait l'objet d'une tentative d'assassinat. il serait en Europe.
Le porte-parole du MSD est François Nyamoya. A arrêté et écroué à la prison centrale de Mpimba fin septembre 2010,il a été remis en liberté provisoire à la mi-octobre. Il est poursuivi pour des propos tenus au cours d'une émission politique sur la radio RPA le 19 septembre. Suite à cette émission, le chef des services de renseignements, le général Adolphe Nshimirimana, avait porté plainte pour "injures et diffamations", et "dénonciation calomnieuse". Il encourt une peine de 10 ans de prison, selon la loi burundaise
Membre de l'Alliance démocratique pour le changement" (ADC, coalition de l'opposition)
Union pour la paix et le développement (UPD-Zigamibanga)
Parti, proche de Hussein Radjabu, l'ancien homme fort du pays aujourd'hui en prison. Hussein Radjabu fut le secrétaire général du CNDD-FDD au pouvoir. Il purge une peine de 13 ans de prison pour complot contre la sûreté de l'Etat.
En octobre 2010, Déo Nshimirimana, ex-député et secrétaire national chargé des missions de l'UPD, a été arrêté.
Conseil national pour la défense de la démocratie (CNDD, opposition radicale) de Léonard Nyangoma, également en exil. Léonard Nyangoma fut un des rares rescapés du coup d'Etat militaire de 1993 qui coûta la vie au président Melchior Ndadaye. Il était son ministre de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale.
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