BUrundi
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  • Population : 8,5 millions
  • Superficie : 27.834 km2
  • Monnaie : : franc burundais (FBU) 1 euro = 1690 FBU (janvier 2008)
  • Langue officielle : Français
    Le Kirundi, langue nationale, est parlée dans tout le pays
  • Capitale : Bujumbura (497.000 habitants)
  • Principales villes : Gitega, Ngozi, Rumonge, Muyinga 
  • Principales ethnies : Hutu (85%) , Tutsi (14%), Twa (1%)
  • Président : Pierre Nkurunziza (élu le 19 août 2005 par le Parlement, réélu à la présidentielle du 28 juin 2010, seul en lice, tous les candidats de l'oppositionayant boyccotté le scrutin)
    Pierre Nkurunziza a prêté serment le jeudi 26 août 2010
  • 1er Vice-président : Térence Sinunguruza (tutsi, membre du parti Uprona) (28/08/2010)
  • 2e Vice-président : Gervais Rufyikiri (hutu, membre du CNDD-FDD) (28/08/2010)
  • Parti au pouvoir :  Conseil national pour la défense de la démocratie - Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD), issu de l'ex rébellion hutu
  • Opposition : Front pour la démocratie au Burundi (Frodebu) et Union pour le progrès national (Uprona)

Le Burundi en deux ou trois mots ?
Tambours, Gitega, Guerre civile …

Tambours

C'est l'instrument national. Pas seulement pour faire du bruit. Le, ou plutôt, les tambours au Burundi ont un rôle dans la société traditionnelle qui va bien au-delà du plaisir de l'ouïe. On les utilisait dans des rituels sacrés, dans des cérémonies religieuses ou royales, et ils avaient un "maître", le Karyenda, le tambour royal, utilisé lors de la fête nationale, l’Umuganuro, la fête des semailles du sorgho. Alors toute la nation célébrait les moissons. Et chaque tambour était attaché à une spécificité : un tambour pour la danse, un autre pour les déplacements du roi, un autre pour garantir la fertilité. Ils avaient des noms : comme le Nyabuhoro, dévoué à la paix et la sécurité, caché au secret à la cour royale. Le Rukinzo accompagnait le roi lors de ses voyages.
Les Batimbo autrefois gardiens de la tradition sacrée des tambours, existent toujours. Quant à l'instrument lui-même, on doit le fabriquer dans un bois spécifique, l’umuvugangoma, dont le nom scientifique est Cordia Africana. C'est un bois dur, très résistant. « Umuvugangoma », signifie littéralement en langue kirundi "faisant résonner les tambours".
La tradition perdure, grâce aux spectacles donnés par les tambourinaires, qui font vibrer les couleurs du Burundi à travers le monde dans des spectacles étourdissants.
Personne ne sait ce qu'est devenu le Karyenda à la chute de la monarchie.Pour tout savoir sur les tambours, et ceux du Burundi en particuliers, on vous conseille cet excellent site : tambours.net


Gitega

C'est la seconde ville du Burundi en termes de population, mais aussi et surtout l'ancienne capitale royale. Et Gitega devrait redevenir la capitale du pays, selon le désir de l'actuel président Pierre Nkurunziza, qui a émis ce souhait en mars 2007.
Son argument ? Gitega occupe une position centrale au Burundi et serait donc à égale distance de toutes les autres régions. La question fait débat dans le pays.Avant la colonisation du Burundi, Gitega était la résidence du mwami, le souverain du royaume établi à partir du xve siècle.
Le palais royal témoigne de cette époque. Un aéroport international, le futur palais présidentiel, un stade omnisport et un quartier résidentiel pour fonctionnaires sur l'emplacement de l'actuel aérodrome de Gitega sont déjà en chantier. Le Parlement  lui-même devrait être transféré à Gitega.


Guerre civile

Le premier président hutu du pays, Melchior Ndadaye, élu en juillet 1993, fut assassiné dès le 21 octobre de la même année lors d'un coup d'Etat manqué fomenté par des militaires tutsis. Ce coup de force fut suivi de massacres qui ont fait 50.000 morts dans les deux communautés, hutue et tutsie. Le pays ne s’en est vraiment jamais remis. La guerre civile a fait quelque 200 000 morts.
Un accord de partage du pouvoir a été conclu en août 2004. Des élections générales (municipales, législatives, sénatoriales et présidentielles) ont eu lieu en 2005.
Elles ont été largement remportées par le CNDD-FDD, ancien mouvement de rébellion hutue transformé en parti politique.
Pierre Nkurunziza a été élu président de la République le 19 août 2005 par le Parlement.
Mais il restait une rébellion encore active, celle des rebelles des Forces nationales de libération (FNL).
Un accord de cessez-le-feu fut signé en septembre 2006 entre les FNL et gouvernement, mais sa mise en application fut bloquée. Les FNL se sont retirées des négociations avec le pouvoir en juillet 2007 et ont repris des actions violentes sur le terrain. De nouvelles négociations ont abouti à leur renoncement à la rébellion. Après avoir abandonné toute référence ethnique dans son nom (Palipehutu-FNL changea d'appellation  pour devenir simplement FNL, Palipehutu signifiant « Parti pour la libération du peuple hutu »), les FNL sont devenues officiellement un simple parti politique le 22 avril 2009.
Las, la contestation des élections communales de mai 2010 a poussé la plupart des partis d’opposition dont les FNL a boycotté la présidentielle puis les législatives qui ont suivi. A la suite de la reprise de violences politiques, plusieurs opposants, dont Agathon Rwasa, le chef des FLN, sont retournés dans la clandestinité.
Assassinats ciblés, attentats à la grenade et meurtres en tout genre laissent craindre depuis la fin de l’année 2010 une reprise de la rébellion même si les autorités ne veulent parler que d’actions menées par des « bandits armés ». Problème : la plupart des ces « bandits armés » sont d’anciens rebelles…
R-J L.


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Pour du « pur » tourisme, ce n’est pas encore la joie.
Le Burundi a bien du mal à sortir de la guerre civile dans laquelle il a plongé en 1993. La vie politique est toujours sujette à de nombreuses crises.
La dernière élection présidentielle de juin 2010 a été marquée par des violences qui ont fait au moins dix morts et plus de soixante blessées dans une série d'attaques non revendiquées à la grenade.
Depuis les élections en 2010 (communales, présidentielle, législatives), une partie des leaders de l'opposition sont entrés dans la clandestinité et les violences ont repris de plus belle.
De nouvelles poches de rébellion lancent des opérations (embuscades, attaques, assassinats ciblés) depuis la fin de l'année 2010 à partir des marais de la Rukoko (ouest) et de la forêt de la Kibira (centre).
Réglements de compte, assassinats ciblés, attentats à la grenade, redeviennent donc le lot quotidien.
Alors, prudence…