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Population : 8,1 millions
Superficie :
27.834
km2
Monnaie :
: franc burundais (FBU) 1 euro = 1690 FBU (janvier 2008)
Langue officielle : Français
Le Kirundi, langue nationale, est parlée dans tout le pays
Capitale : Bujumbura
Principales villes : Gitega, Ngozi, Rumonge, Muyinga
Président :
Pierre Nkurunziza (élu le 19 août 2005 par le Parlement)
1er Vice-président :
Martin Nduwimana
2e Vice-président :
Gabriel Ntisezerana
Parti au pouvoir : Conseil national pour la défense de la démocratie - Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD), issu de l'ex rébellion hutu
Opposition : Front pour la démocratie au Burundi (Frodebu) et Union pour le progrès national (Uprona)
Le Burundi en deux ou trois mots ? Tambours, Gitega, Guerre civile …
Tambours
C'est l'instrument national. Pas seulement pour faire du bruit. Le, ou plutôt, les tambours au Burundi ont un rôle dans la société traditionnelle qui va bien au-delà du plaisir de l'ouïe. On les utilisait dans des rituels sacrés, dans des cérémonies religieuses ou royales, et ils avaient un "maître", le Karyenda, le tambour royal, utilisé lors de la fête nationale, l’Umuganuro, la fête des semailles du sorgho. Alors toute la nation célébrait les moissons. Et chaque tambour était attaché à une spécificité : un tambour pour la danse, un autre pour les déplacements du roi, un autre pour garantir la fertilité. Ils avaient des noms : comme le Nyabuhoro, dévoué à la paix et la sécurité, caché au secret à la cour royale. Le Rukinzo accompagnait le roi lors de ses voyages.
Les Batimbo autrefois gardiens de la tradition sacrée des tambours, existent toujours. Quant à l'instrument lui-même, on doit le fabriquer dans un bois spécifique, l’umuvugangoma, dont le nom scientifique est Cordia Africana. C'est un bois dur, très résistant. « Umuvugangoma », signifie littéralement en langue kirundi "faisant résonner les tambours".
La tradition perdure, grâce aux spectacles donnés par les tambourinaires, qui font vibrer les couleurs du Burundi à travers le monde dans des spectacles étourdissants.
Personne ne sait ce qu'est devenu le Karyenda à la chute de la monarchie.Pour tout savoir sur les tambours, et ceux du Burundi en particuliers, on vous conseille cet excellent site : tambours.net
Gitega
C'est la seconde ville du Burundi en termes de population, mais aussi et surtout l'ancienne capitale royale. Et Gitega devrait redevenir la capitale du pays, selon le désir de l'actuel président Pierre Nkurunziza, qui a émis ce souhait en mars 2007.
Son argument ? Gitega occupe une position centrale au Burundi et serait donc à égale distance de toutes les autres régions. La question fait débat dans le pays.Avant la colonisation du Burundi, Gitega était la résidence du mwami, le souverain du royaume établi à partir du xve siècle.
Le palais royal témoigne de cette époque. Un aéroport international, le futur palais présidentiel, un stade omnisport et un quartier résidentiel pour fonctionnaires sur l'emplacement de l'actuel aérodrome de Gitega sont déjà en chantier. Le Parlement lui-même devrait être transféré à Gitega.
Guerre civile
Le premier président hutu du pays, Melchior Ndadaye. élu en juillet 1993, fut assassiné dès le 21 octobre de la même année lors d'un coup d'Etat manqué fomenté par des militaires tutsis. Ce coup de force fut suivi de massacres qui ont fait 50.000 morts dans les deux communautés, hutue et tutsie. Le pays ne s’en est vraiment jamais remis. La guerre civile a fait quelque 200 000 morts.
Un accord de partage du pouvoir a été conclu en août 2004. Des élections générales (municipales, législatives, sénatoriales et présidentielles) ont eu lieu en 2005.
Elles ont été largement remportées par le CNDD-FDD, ancien mouvement de rébellion hutue transformé en parti politique. Pierre Nkurunziza a été élu président de la République le 19 août 2005 par le Parlement.
Mais il reste une rébellion encore active, celle des rebelles des Forces nationales de libération (FNL).
Un accord de cessez-le-feu a été signé en septembre 2006 entre les FNL et gouvernement, mais sa mise en application est bloquée.
Les FNL se sont retirés des négociations avec le pouvoir en juillet 2007 et ont repris des actions violentes sur le terrain. Philippe Cartero
Pour du « pur » tourisme, ce n’est pas encore la joie.
Le Burundi a bien du mal à sortir de la guerre civile dans laquelle il a plongé en 1993.
La vie politique est tujours sujette à de nombreuses crises, comme celle qui secoue le Parlement depuis la destitution de sa première vice-présidente, Alice Nzomukunda.
Début mars 2008, des attaques à la grenade ont été commises contre les résidences de trois députés de l'opposition, dont celle de Mme Nzomukunda.
Par ailleurs, le Burundi, comme tous les pays qui sortent d’un long conflit, regorge d’armes légères. Selon l’ONG Small Arms Survey, plus de 100.000 armes sont encore en circulation, dont plus de 15.000 dans la capitale Bujumbura.
Enfin, l’ONU a lancé début mars, un vaste plan visant au rapatriement de quelque 200.000 Burundais réfugiés en Tanzanie, pour certains depuis 1972.
De son côté, le PAM (Programme alimentaire mondial de l'ONU) a lancé, toujours début mars, un appel de fonds de 60 millions de dollars pour nourrir 600.000 personnes "vulnérables".
Selon le PAM, 46% de la population souffre de malnutrition chronique.
En 1993, le Burundi était autosuffisant sur le plan alimentaire, mais en 2008, la production agricole pour cause de guerre est au même niveau qu’en 1993 alors que la population s’est accrue de 33 %.
Pas besoin de calculette ou de grands débats pour comprendre que le Burundi va encore mal.