Régions : un tiers du territoire est constitué par des îles dontle fameux archipel des Bijagos
Ethnies : Balante, malinké et peul
Président :
Malam Bacai Sanha João du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), première formation au Parlement. Malam Bacai Sanha a déjà été président par intérim entre 1999 et 2000.
Elu avec avec 63% face àl'ancin président Kumba Yala, lors de laprésidentielle du 28 juin 2009. Il succède à Bernardo Vieira, assassiné le 2 mars 2009.
Premier ministre :
Carlos Gomez Junior (parti PAIGC)
Parti au pouvoir : le parti majoritaire à l'Assemblée est le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), qui a remporté les élections législatives en novembre 2008 .
La Guinée Bissau en deux ou trois mots ? Cajou, Amilcar Cabral …
João Bernardo Vieira : assassiné le 2 mars 2009
Le président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira a été tué lundi 2 mars 2009 par des militaires dans la capitale à Bissau, quelques heures après l'assassinat du chef d'état-major de l'armée, le général Tagmé Na Waié.
Le général Tagmé Na Waié était mort le dimanche 1er mars, des suites d’un un attentat à la bombe commis dans son bureau au quartier général de l’armée.
Les rapports entre le président Viera, dit « Nino », et son chef d’état major étaient des plus tendus depuis plusieurs mois. En janvier, le général Na Waié avait accusé le clan présidentiel d'avoir voulu le "liquider" après avoir essuyé des coups de feu sur sa voiture lorsqu’il passait devant le palais présidentiel.
A contrario, le 23 novembre, des militaires avaient attaqué de nuit la résidence du président Vieira, faisant deux morts au sein de sa garde. Le président avait alors reproché au général Na Waié de ne pas être intervenu.
Le président Vieira a été tué par des proches du général Tagmé Na Waié au moment où il tentait de fuir sa maison.
Le capitaine de frégate Zamora Induta, responsable des relations extérieures de l'armée, a accusé Joao Bernardo Vieira d’être responsable de la mort de son chef d’état-major, le général Tagmé Na Wai, qui avait été nommé à ce poste en octobre 2004. Lire la suite
Cajou
La noix de cajou, c’est à la fois la richesse et le malheur de la Guinée Bissau. Quand le cajou va, tout va. Mais quand les cours chutent ou que la production stagne, rien ne va plus dans ce pays où 90 % de la population rurale vit de la noix de cajou. C’est encore la première exportation du pays, en attendant le pétrole, et devant la pêche.
La récolte de la noix de cajou, fruit de l’anacardier, est un travail pénible, réservé aux …femmes et aux enfants. La saison de la récolte commence en mars et ensuite commencent les problèmes de la commercialisation. Cette année 2008, le gouvernement n'a pas fixé un prix de référence pour le kilo de noix, laissant le marché ouvert aux spéculateurs qui proposent aux paysans, non pas de la monnaie sonnante et trébuchante, mais du riz. C'est une vielle tradition en Guinée Bissau. On troque, selon les années, deux kg de noix de cajou contre un kg de riz. Lire la suite
Amilcar Cabral
Une vie de lutte sans connaître l'indépendance de son pays
Amilcar Lopes Cabral très exactement, qui signait du pseudonyme " Abel Djassi" est l'homme qui a conduit le Cap Vert et la Guinée Bissau à l'indépendance, sans avoir eu la joie de connaître cet instant heureux puisqu'il est mort assassiné le 20 janvier en 1973 en Guinée Conakry.
Le Portugal a reconnu l'indépendance de la Guinée Bissau le 25 avril 1974 et le Cap Vert a proclamé son indépendance le 5 juillet 1975.
Dans ces deux pays, et même au-delà, Amilcar Cabral reste un mythe.
Amilcar Cabral est né à Bafata en Guinée Bissau. Son père, Juvenal, était un instituteur capverdien et sa mère, Iva Pinhel Evora, une couturière bissau-guinéenne. Après des études secondaires sur l'île de San Vicente au Cap Vert, il étudie à l'Institut d'agronomie de Lisbonne au Portugal.
Là, il fréquente d'autres futurs révolutionnaires issus des colonies portugaises comme les Angolais Agostinho Neto et Viriato Da Cruz, le Mozambicain Eduardo Mondlane (fondateur du Frelimo, qui fonderont "la maison de l'Afrique" Lire la suite
La Guinée Bissau est un pays très attachant, tant par son histoire que par ses habitants qui ont beaucoup souffert, d’abord de la colonisation portugaise, puis des multiples crises politiques internes qui ont secoué le pays depuis son indépendance en 1974.
Coups d’Etat sur coups d’Etat, implication dans le conflit casamançais qui ronge le Sud du Sénégal. Autant dire que la Guinée Bissau n’a guère eu jusqu’à présent l’image d’un pays de tout repos. Et pourtant, on peut s’y rendre. La stabilité politique est loin d‘être bien acquise, comme en témoigne l'assassinat en janvier 2007 de l'ex-chef d'Etat-major de la marine, le capitaine Mohamed Lamine Sanha. Une affaire qui avait conduit le Premier ministre sortant à se réfugier dans les bureaux de l’ONU à Bissau.
Le retour au pouvoir du président João Bernardo Vieira en 2005 a considérablement perturbé la classe politique et notamment son ancien parti, le PAIGC, qui s’est déchiré entre « pro » et « anti » Nino.
Néanmoins, le pays tourne à nouveau et des élections législatives sont prévues pour novembre 2008. Ce sera une période à éviter pour un voyage en simple touriste, mais au demeurant, rien ne vous empêche d’aller découvrir le charme de Bissau ou les secrets de l’archipel des Bijagos, un site qui est toujours candidat pour être inscrit au Patrimoine Naturel et Culturel Mondial de l’UNESCO.
Allez jeter un œil sur ce site du ministère français de l’Ecologie pour rêver un peu.
Une partie est à visiter avec prudence, c’est la région du nord-ouest qui jouxte la Casamance. La route entre San Domingos et Varela est fermée en raison de la présence de mines antipersonnel.