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Le Mali en fiche
Dénomination officielle : République du Mali
Superficie : 1 241 238 km2
14 millions d'habitants (Projection 2050 : 42 millions d'hab.)
Capitale : Bamako
PIB par habitant : 994 dollars (2006)
Monnaie : Franc CFA (1 euro = 655 FCFA)
Langue officielle : français
Principales langues nationales : Bambara 80 %, Soninké, Peuhl, Dogon, Sonrhaï, Malinké, Miniyanka, Sénoufo, Khassonké, Tamasheq
Groupes ethniques : Mandingue 50 % (Bambara, Malinké, Soninké), Peul 17 %, Voltaïques 12 %, Songhaï 6 %, Touareg et Maure 10 %, autre 5%
Religion : Islam modéré, quelques groupes intégristes marginaux
Musulmans 95 %, Animistes 2 %, Chrétiens 3% Système politique
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POLITIQUE

Régime semi-présidentiel
Le Président et l'Assemblée (147 députés) sont élus au suffrage universel. Le gouvernement, dirigé par un Premier ministre, est responsable devant l'Assemblée nationale.
Chef de l'État : Amadou Toumani Touré. En fonction depuis le 8 juin 2002 pour un mandat de 5 ans. Réélu pour un second mandat en avril 2007.
Président de l'Assemblée nationale : Dioncounda Traoré (président du parti ADEMA, élu le 3 septembre 2007)
Premier ministre : Modibo Sidibé, depuis le 28 septembre 2007.
Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale : Moctar Ouane
Ministre des finances : Abou-Bakar Traoré
Ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Commerce : Ahmadou Abdoulaye Diallo
Ministre de la Défense : Natié Pléa
Ministre de l'Administration territoriale et des Collectivités locales (Intérieur) : Général Kafougounè Konè
Ministre des Maliens de l'Extérieur et de l'Intégration africaine : Badra Alou MacalouVie politique

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Histoire politique en bref

Le Mali a connu quatre grande périodes dans son histoire politique depuis l'Indépendance.
1960 - 1968 : le régime du premier président, Modibo Keita, marqué par un régime socialiste et un militantisme panafricain ;
1968 - 1991 : le régime du général Moussa Traoré, qui, à la tête d'un groupe de militaire a renversé Modibo Keita, le 19 novembre 1968. Après 23 ans de pouvoir sans partage, son régime est à son tour renversé en mars 1991, à l'issue de plusieurs jours d'insurrection populaire qui ont fait plus d'une centaine de morts et un millier de blessés. Le 26 mars 1991, le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré fait intervenir ses troupes d'élite qui arrêtent le président Moussa Traoré. et les dignitaires du régime. Il prend alors le pouvoir pour un an seulement à la tête d'un Comité Transitoire de Salut du Peuple (CTSP).
1992-2002 : le régime Alpha Konaré, marqué par la domination de son parti, l'ADEMA (Alliance pour la démocratie au Mali). Alpha Konaré, élu président une première fois en avril 1992, et réélu en 1997, était un des principaux animateurs des mouvements contestataires qui ont réclamé l'instauration de la démocratie et qui ont fait tomber le régime de Moussa Traoré.
De 2002 - de nos jours : l'ère du général Amadou Toumani Touré (ATT), qui s'est abstenu de faire de la politique après avoir mener à bien la transition démocratique entre 1991 et 1992. Il est revenu au pouvoir par la grande porte en se faisant élire président en avril 2002 face à 23 adversaires et sans parti politique.

Les partis politiques

113 partis politiques sont officiellement enregistrés, mais seuls une quinzaine ont réellement une audience notable.
15 formations politiques sont représentées à l'Assemblée nationale du Mali. Les dernières élections législatives ont eu lieu les 1er et 22 juillet 2007.
Voici les principaux partis politiques, par ordre d'importances (nombre de députés puis influence dans le pays)

 

Sigle Dénomination Président
ou Secrétaire général
Députés
ADEMA/PASJ Alliance pour la démocratie au Mali/Parti Africain pour la Solidarité et la Justice   51
URD Union pour la République et la Démocratie Younoussi Touré 35
RPM Rassemblement pour le Mali
Ibrahim Boubacar Keïta 11
MPR Mouvement patriotique pour le renouveau Choguel Kokalla Maïga 8
Cnid Congrès national d'initiative démocratique Me Mountaga Tall 7
PARENA Parti pour la renaissance nationale
Tiébilé Dramé 4
Sadi Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance Oumar Mariko 4
MIRIA Mouvement pour l'indépendance, la renaissance et l'intégration africaine   2
PSP Parti de la solidarité et du progrès Oumar Hamadoun Dicko 2
US-RDA Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain   1

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Suivre et comprendre la vie politique au Mali est un véritable casse-tête, tant les alliances et les mésalliances sont fréquentes, tant les leaders sont mouvants et leurs affinités changeantes. Ce n'est même plus de la transhumance politique, selon l'expression consacrée, car le mot est bien faible. Pour décrire le phénomène, il faudrait certainement créer un nouveau vocable pour qualifier l'inconstance des responsables politiques maliens.
Mais si l'on se chamaille, si l'on se brouille, si l'on divorce, on ne s'entretue pas, et c'est là une autre caractéristique de la vie politique malienne. La seule période chaude a eu lieu en 1997, au moment des secondes élections générales sous l'ère du pluralisme.
Depuis, le pays connaît une vie politique "normale", qui confine parfois à l'incroyable. Ainsi, à la présidentielle de 2002, pas mois de 24 chefs de partis étaient candidats, et une fois ATT élu, la plupart se sont retrouvés au gouvernement.
Le 25 octobre 1990 se crée une association dénommée "Alliance pour la Démocratie au Mali" (ADEMA). En fait, l'ADEMA n'était rien d'autre que la vitrine légale de plusieurs partis politiques clandestins puisque interdits, qui avaient créé, dès 1986, un front unitaire dénommé Front National Démocratique et Populaire (FNDP).
Le 25 mai 1991, l'ADEMA s'est transformée en un parti politique, dénommé Adema-Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adéma-P.A.S.J).
C'est donc sans peine que l'Adéma-P.A.S.J remportera les premières élections législatives "démocratiques", en mars 1992.
L'ADEMA peut être considéré comme le parti fondateur du régime démocratique malien. Le temps et l'usure du pouvoir aidant, une kyrielle de ses principaux responsables ont quitté l'ADEMA pour créer leur propre formation politique, qui elle même ont éclaté de temps à autre au gré des humeurs de leurs responsables.
Aussi faut-il considérer que la plupart des partis politiques maliens ne sont que des excroissances de l'ADEMA, excepté sans doute, l'US-RDA, qui était le parti du premier président Modibo Keita.
L'ADEMA, qui a dirigé le pays pendant une décennie avec le président Alpha Konare, a subi deux ruptures importantes : la première, lorsqu'en 2001, l'ancien Premier ministre et ancien président du parti, Ibrahim Boubacar Keita (IBK), a créé le RPM (Rassemblement pour le Mali) emmenant avec lui des cadres importants de l'ADEMA.
La seconde fracture au sein de l'ADEMA a eu lieu lorsque Soumaïla Cissé, candidat malheureux à la présidentielle de 2002 sous les couleurs de l'ADEMA, a finalement créé son propre parti, l'Union pour la république et la démocratie (URD) en juin 2003.
Le PARENA (Parti Renaissance nationale) a été créé en 1995 par neuf personnes qui ont claqué la porte du CNID de Me Mountaga Tall. Par la suite le PARENA a lui aussi subi une dissidence qui a permis la naissance du parti, le Bara (le Bloc des Alternatives pour le Renouveau Africain), du professeur Yoro Diakité.
Le MPR (Mouvement patriotique pour le renouveau) de Choguel Kokalla Maïga, s'est longtemps réclamé de l'héritage de l'ancien parti unique, l'Union démocratique du peuple malien (UDPM), du président Moussa Traoré.

Deux grandes coalitions de partis
Depuis sa réélection en avril 2007, le président Amadou Toumani Touré est soutenu par une coalition, l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) qui regroupe principalement l'ADEMA et l'URD de Soumaïla Cissé.
A l'approche de la présidentielle de 2007, un Front pour la Démocratie et la République (FDR) regroupant 16 partis et associations politiques a été créé et s'est situé clairement dans l'opposition au président ATT.
Le principal parti du FDR est le Rassemblement pour le Mali (RPM) de l'ancien président de l'Assemblée nationale (2002-2007) Ibrahim Boubacar Keita.

Syndicats

Les relations de travail au Mali sont caractérisées par une absence de conflits significatifs.
Un certain nombre d'entreprises opèrent dans des secteurs où il existe des conventions collectives sectorielles : dans le bâtiment, le commerce, les transports routiers, le pétrole les mines, l'hôtellerie, la finance.
Les syndicats qui prennent part aux négociations avec l'Etat et le patronat sont regroupés en trois confédérations :
- l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), créée en juillet 1963
- la Fédération nationale de l'éducation (FEN), créée en mai 1991,
- la Confédération syndicale des travailleurs du Mali, créée en avril 1998

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Médias

La presse et les médias audiovisuels maliens sont parmi les plus libres d'Afrique.
Les lois prévoyant de lourdes sanctions pour offense publique aux dirigeants ne sont quasiment jamais appliquées sauf … quand on parle de la "maîtresse " du président.
Dans son édition du 1er juin 2007, le journal Info-Matin, publia un article intitulé "Lycée Nanaïssa Santara : la maîtresse du président de la République", en référence à un sujet de dissertation proposé à des élèves de l'établissement. Ces derniers devaient plancher sur un texte faisant état des frasques d'un président de la République, le contracter au quart de son volume puis le commenter.
Le journaliste Seydina Oumar Diarra y relatait cette affaire.
A la suite de la publication de ce papier, le procureur de la République Sombé Théra s'était auto saisi et avait fait emprisonner le 14 juin l'enseignant et le journaliste auteur de l'article pour "offense au chef de l'Etat". Les directeurs de publication d'"Info-Matin", des "Echos", du "Républicain" et du "Scorpion" avaient ensuite été interpellés pour complicité.
La justice finalement condamné pour "offense au chef de l'Etat" ou "complicité" l'enseignant Bassirou Kassim Minta, auteur du sujet de dissertation, à deux mois d'emprisonnement ferme assortis d'une amende de 100.000 FCFA (150 euros) et d'une interdiction d'exercer sa profession pendant deux mois.
Seydina Oumar Diarra, journaliste du quotidien privé "Info-Matin" a été condamné à 13 jours de prison ferme, peine qu'il avait effectué en détention préventive.
Le directeur de publication d'"Info-Matin", Sambi Touré, a été condamné à huit mois de prison avec sursis et une amende de 200.000 FCFA (300 euros).
Les directeurs de publication des journaux qui avaient repris l'article par solidarité avec leur confrère, Ibrahima Fall du "Républicain", Alexis Kalambry des "Echos" et Hamèye Cissé du "Scorpion", ont été condamnés à trois mois de prison avec sursis.Outre les médias internationaux, l'imprimerie et la chaîne de télévision nationale, il existe une quarantaine de journaux privés et une cinquantaine de radio privées.

Economie

En 1992, le Mali a embrassé la démocratie mais aussi définitivement rompu avec le modèle socialiste.
Depuis, libéralisation, privatisation, approfondissement de l'intégration régionale et sous-régionale, sont les maîtres mots de la politique économique du pays.
Ces réformes ont surtout permis d'assainir le cadre macro-économique.
Malgré les mesures prises en sa faveur - simplification des impôts, code des investissements attractif, ouverture d'un guichet unique pour faciliter la création des entreprises, etc - l'essor du secteur privé est entravé par le coût élevé des facteurs de productions (transport, énergie, télécommunications) et la faible qualification de la main d'œuvre.
Pour lever ses obstacles et valoriser son potentiel agricole, mais aussi minier et touristique, le gouvernement donne la priorité aux infrastructures (routes, barrages, etc.) et aux services de base (éducation, santé, eau, électricité). Pour se développer, le Mali dépend de la générosité des bailleurs de fond, avec lesquels le pays entretient plutôt de bons de rapports.
Les transferts financiers de la diaspora malienne jouent également un rôle important dans le développement de projets locaux, ou simplement pour améliorer l'ordinaire de la population, qui vit à 80 % de l'agriculture et de l'élevage.
De manière générale, l'économie est tributaire de la pluviométrie, de la fluctuation des cours mondiaux du coton - en chute libre depuis 10 ans -, et des performances de l'industrie aurifère - le boom de ce secteur explique en partie le taux soutenu de croissance depuis 10 ans.
Enfin, la crise ivoirienne a mis en exergue la nécessité de diversifier les accès aux ports des pays voisins.
Monnaie : Franc CFA (Franc de la Communauté financière africaine), en partage avec 7 autres États de l'Afrique de l'Ouest, émis par la BCEAO.
Taux de change fixe 1 euro = 655,957 Fcfa
Principales exportations : or, coton, bétail
Principales ressources naturelles : or, phosphates, uranium, énergie hydraulique et solaire.
Gisements de bauxite, fer, manganèse, étain et cuivre, connus mais inexploités.

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Géographie

Localisation : pays enclavé, au cœur Afrique de l'Ouest
Superficie : 1 241 238 km2 (2,5 fois la France, 9e rang des pays d'Afrique)
Frontières terrestres : 7.243 km
7 pays frontaliers : Algérie 1.376 km, Burkina Faso 1.000 km, Guinée 858 km, Côte d'Ivoire 532 km, Mauritanie 2.237 km, Niger 821 km, Sénégal 419 km
Lignes côtières : aucun accès à la mer. Les ports de Dakar (Sénégal) et d'Abidjan (Côte d'Ivoire), par où passe l'essentiel du trafic international du Mali, sont distants de 1200 km environ de Bamako, la capitale administrative et économique. Le port de Conakry en Guinée est à 900 km.

Environnement

3 zones climatiques :
Soudanaise au Sud (16 % du territoire). 5 à 6 mois de saison de pluie. Précipitations comprises entre 600 et 1300 mm. La savane se transforme en forêt vers le sud.
Sahélienne au Centre et à l'Ouest (44 % du territoire). La saison des pluies y dure de 3 à 4 mois (juin-juillet à août-septembre) avec des précipitations de 300 à 500 mm. Les steppes sont remplacées progressivement par la savane vers le sud.
Saharienne au Nord (40 % du territoire). Désertique. Précipitations irrégulières, inférieures à 200 mm/an.
Trois périodes couvrent les 2 saisons de l'année :
Saison chaude, mars-mai, 30 à 45°. Chaud et sec.
Hivernage, juin-octobre, 17 à 37°. Pluvieux et humide.
Saison froide, novembre-février, 15 à 30°. Tempéré et sec.
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Relief

Peu accidenté. Le Mali est constitué de 90 % de vastes plaines et de bas plateaux.
La partie nord, désertique, est pratiquement plate. Mais au nord-est, l'Adrar des Iforas, prolongement du massif algérien du Hoggar, s'élève à 900 m.
Dans le reste du pays, le relief se distingue par de grandes étendues uniformes, que rompent les falaises de Bandiagara, qui s'étirent sur près de 200 km jusqu'au Mont Hombori (1150m), le point culminant du pays.
Enfin, le plateau mandingue, à la frontière guinéenne, fait face au sud-est au massif de Sikasso.
Fléaux naturels : vents de sable chauds (Harmattan) pendant la saison froide, sécheresses récurrentes, inondations occasionnelles du fleuve Niger, invasion de criquets.
Problèmes environnementaux : déforestation, érosion des sols, désertification, difficultés d'approvisionnement en eau, braconnage

Population

Croissance démographique : 2.98 % (estimation 2000-05)
Densité : 11 hab./km2 (estimation 2005)
Population urbaine : 30,8%
Taux de natalité : 49,7 naissances/1 000 habitants (estimation 2000-05)
Taux de mortalité : 17, 8 morts/1 000 habitants (estimation 2000-05)
Taux de fécondité : 6, 5 enfants/femme (estimation 2005)
R-J Lique

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