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Mali
Articles de la revue Afrique-Express - Année 1995

N° 77 du Jeudi 26 janvier 1995
Légalisation du parti MPR, héritier de l’ancien parti unique de Moussa Traoré


Le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR), qui revendique défendre “l’héritage” de l’ancien parti unique de l’ex-président Moussa Traoré, a été légalisé, a annoncé à Bamako son secrétaire général, Choguel Maiga.
“Nous comptons prendre en charge sans aucun complexe, ni aucune espèce d’ambiguïté ou d’équivoque la défense de l’héritage de l’Union démocratique du peuple malien (UDPM)”, a affirmé M. Maiga, ancien dirigeant de l’UDPM.
Les autorités ont toujours refusé la légalisation de l’UDPM qui avait été dissoute après le renversement, en mars 1991, de Moussa Traoré, condamné à la peine capitale en février 1993.
“Nous voulions conserver le sigle UDPM mais l’Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA, au pouvoir) en a décidé autrement et nous jouerons le jeu”, a encore déclaré M. Maiga, qui est ingénieur des télécommunications.
“Nous ne sommes animés d’aucun sentiment de revanche”, a-t-il ajouté avant de se prononcer en faveur de “la réconciliation nationale”.
Deux autres anciens dirigeants de l’UDPM, Oumar Kanouté et Amadou Diallo, sont membres du bureau politique du MPR.

N° 78 du Jeudi 2 février 1995
2,5 millions de dollars en 95 pour les réfugiés touaregs au Burkina Faso


Le HCR a estimé que “les besoins estimés destinés aux réfugiés touaregs au Burkina s’élevaient à 2,5 millions de dollars pour 1995”.
Un fonds de 1,250 millions de dollars a déjà été voté et est “disponible”. Ce programme d’assistance sera consacré au logement, à l’aide alimentaire, à la santé et à l’éducation.
Il y a actuellement environ 50.000 réfugiés touaregs maliens au Burkina Faso. Ceux-ci n’étaient que 6.000 en 1993.
Les réfugiés, estimés entre 15 et 20.000 personnes, qui se sont installés sur des sites proches de la frontière seraient “déplacés” vers des camps situés à l’intérieur du pays pour “éviter des suspicions sur le comportement réel ou présumé de ces réfugiés”.
Mais l’arrivée de ses réfugiés n’est pas sans soulever certaines inquiétudes de la part des populations locales.
Depuis que les tensions ont repris entre la rébellion touarègue et le gouvernement malien au printemps dernier, des milliers de réfugiés ont quitté leur pays. 120.000 seraient actuellement répartis entre le Burkina Faso, la Mauritanie et l’Algérie.

Deux adolescents tués à Tombouctou

Deux adolescents maliens ont été tués et cinq autres personnes ont été blessées à Tombouctou lors d’une attaque attribuée à des Touaregs, a annoncé l’état-major des forces armées.
“Des bandits armés ont tiré cinq obus sur la ville dont trois sont tombés sur un quartier, tuant deux adolescents, un garçon de 16 ans et une fille de 13 ans, et blessant cinq personnes, dont trois sont dans un état grave”.
L’expression “bandits armés” est utilisée par les autorités maliennes pour désigner les Touaregs hostiles au Pacte national de paix signé en avril 1992 par le gouvernement malien et les Mouvements et fronts unifiés de l’Azawad (MFUA), représentant les quatre principales tendances des Touaregs.
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N° 80 du Jeudi 16 février 1995
Mort d'un coopérant suisse : des militaires maliens seront jugés


Des militaires maliens ont été reconnus responsables de la mort du chef de la mission de la coopération suisse au Mali, tué en octobre 1994, et seront poursuivis par la justice de leur pays.
Jean-Claude Berbérat avait trouvé la mort avec deux de ses collaborateurs maliens, dans la nuit du 4 au 5 octobre 1994 à Niafunké (nord du Mali), lors d'un accrochage entre l'armée malienne et des Touaregs.
Les premières informations avaient laissé entendre que M. Berbérat avait été tué accidentellement.
L'enquête diligentée par le gouvernement malien a conclu à la responsabilité des militaires et le parquet de Mopti (nord du Mali) a été saisi, a indiqué l'ambassadeur de Suisse au Mali, Walter Gyger, à l'issue d'un entretien avec le président malien Alpha Oumar Konaré.
L'échec du Pacte national de paix, signé en avril 1992 par le gouvernement et les quatre principaux mouvements touaregs, a provoqué la recrudescence des attaques dans le nord du Mali et la mort d'au moins 500 personnes au cours des six derniers mois.

N° 91 du Vendredi 16 juin 1995
En tournée dans les pays voisins : le président essaie de rassurer les réfugiés touaregs pour obtenir leur retour


Le président Alpha Oumar Konaré a effectué un voyage en Mauritanie et en Algérie pour convaincre les 160.000 réfugiés maliens de rentrer chez eux et pour relancer le dialogue avec un mouvement touareg réfractaire aux accords de paix.
Objectif déclaré : inciter au retour des réfugiés et surtout rétablir un contact avec le Front islamique arabe de l'Azawad (FIAA) qui, après avoir repris les armes en septembre 1994, s'est exclu du processus de paix.
160.000 Maliens, principalement des Touaregs, sont toujours réfugiés en Algérie, au Burkina Faso et en Mauritanie depuis l'échec du Pacte national de paix signé en avril 1992 entre le gouvernement et les quatre Mouvements et fronts unifiés de l'Azawad (MFUA), dont le FIAA.
En Mauritanie, M. Konaré a sollicité l'aide du pouvoir mauritanien pour reprendre contact avec le FIAA. Il a eu deux entretiens avec son homologue, le président Maaouyia Ould Taya et a déclaré : "Toutes les conditions sont réunies pour la paix et le Mali doit tourner une nouvelle page de son histoire sans rancune ni rancœur".
A Alger, les présidents algérien Liamine Zéroual et Alpha Oumar Konaré se sont "félicités" des progrès réalisés par la mise en œuvre du "pacte national" malien, dans un communiqué commun.
Rappel : Le Pacte national de paix prévoyait le retour des populations maliennes réfugiées à l'étranger et l'intégration dans l'armée des anciens combattants touaregs. Ces deux points n'ont jamais trouvé un début d'application.
Les MFUA réclamaient l'intégration de 3.000 rebelles au lieu des 2.000 consentis par le président Konaré qui voulait respecter "l'équilibre ethnique" au sein des forces armées. C'est l'échec de cette intégration qui a poussé le FIAA a quitté les MFUA et à reprendre les armes.
Entre les mois d'août et décembre 1994, plus de 500 personnes avaient été tuées dans des affrontements entre l'armée et les Touaregs et des exactions contre les populations civiles du nord.
Face à l'échec du Pacte et à la recrudescence des attaques, les formations politiques -- l'opposition comme l'ADEMA qui est le parti au pouvoir -- avaient durci le ton et adhéré au mécontentement des groupes d'autodéfense d'origine négro-africaine.
La classe politique estimait que ces groupes exprimaient "le ras-le-bol" des négro-africains face aux exigences des Touaregs dont la communauté ne représente que 6 % de la population.
Alpha Konaré avait alors préconisé que "sans discrimination, avec toutes les composantes du pays, le Mali puisse très vite mettre en œuvre la dynamique politique pour un retour à la paix".
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N° 96 du vendredi 22 septembre 1995
Début des opérations de rapatriement des Touaregs en octobre, selon le HCR


Le rapatriement des réfugiés Touaregs et Arabes maliens doit commencer en octobre et s'étalera sur trois ans, a annoncé à Bamako le représentant du HCR au Mali, François-Xavier Doudou Kiadiala.
12.000 d'entre eux regagneront le Mali cette année, 50.000 l'an prochain et le reste en 1997.
Au total, ce sont 120.000 Touaregs et Arabes maliens qui ont fui les combats entre l'armée et les combattants touaregs de juin 1990 à octobre 1994, pour se réfugier en Algérie (30.000), au Burkina Faso (30.000), en Mauritanie (40.000) et au Niger (20.000).
Le gouvernement malien, les bailleurs de fonds et les Nations Unies avaient évalué à 200 milliards de FCFA (2 milliards de FF) la somme nécessaire pour relancer l'économie économique dans le nord du pays.

N° 97 du vendredi 06 octobre 1995
Création du PARENA, le 57e parti politique


Des dirigeants dissidents du Congrès national d'initiative démocratique (CNID, opposition) ont annoncé, lundi 18 septembre, avoir formé un nouveau parti politique dénommé “Parti pour la renaissance nationale” (PARENA, opposition), à l'issue d'un congrès extraordinaire.
Ils ont créé cette formation politique après avoir intenté et perdu un procès contre le principal dirigeant du CNID, Me Mountaga Tall, estimant qu'ils étaient les responsables “légitimes” de ce parti.
Le PARENA, qui est devenu le 57e parti politique au Mali, est présidé par Yoro Diakité, 51 ans, professeur de mathématiques et ancien ministre dans le deuxième gouvernement du président Alpha Oumar Konaré. Il compte dans ses rangs d'anciens ministres de la période de transition de 1991 à 1992, dont Tiéblé Dramé (Affaires étrangères), ou ayant appartenu au second gouvernement du président Alpha Oumar Konaré.
Dans son manifeste, le PARENA se déclare favorable à des regroupements régionaux et continentaux et prône la tolérance et le dialogue.

N° 99 du vendredi 03 novembre 1995
Prochain retour de réfugiés touaregs


Mille huit cents touaregs maliens venant d'Algérie où ils étaient réfugiés devaient regagner le Mali à partir du 28 octobre.
Ces réfugiés, qui avaient fui le nord malien, seront installés dans la région de Gao (dans le nord), a précisé le Commissariat au Nord, organisme officiel malien chargé de cette zone.
Sept mille deux cents réfugiés maliens en Mauritanie sont par ailleurs attendus entre novembre et décembre prochains.
Actuellement, trente mille réfugiés maliens sont déjà rentrés depuis juin dernier et ils ont été pris en charge par le HCR, le Mali, la Mauritanie et des ONG.
Selon les estimations officielles, le nombre des réfugiés maliens dans les pays voisins est de cent vingt mille environ (41.000 en Mauritanie, 38.000 au Burkina Faso, 35.000 en Algérie et 5.000 au Niger).
Le rapatriement volontaire de tous ces réfugiés est prévu d'ici l'année prochaine dans le cadre d'un plan d'action élaboré par le gouvernement malien en collaboration avec les bailleurs de fonds (France, Allemagne, Etats-Unis, OPEP, Pays-Bas).
Ce plan prévoit également la réinstallation de l'Administration dans le nord malien que les fonctionnaires et les agents des ONG avaient abandonné du fait de l'insécurité.
Selon le Commissaire au Nord, M. Mahamadou Diagouraga, les Français fourniront des appareils de transmission pour le réseau administratif et les Allemands des véhicules tout-terrain.
Le plan d'action concerne par ailleurs l'installation des réfugiés à leur retour, la remise en fonction des infrastructures socio-éducatives, le cantonnement des anciens rebelles et leur recrutement dans l'Armée, dans la fonction publique ou dans les structures de développement.

Subvention américaine de 5 millions FF pour consolider le processus de paix

Le gouvernement américain a accordé au Mali une aide d'un montant de 5 millions de FF (un million de dollars environ).
Cette aide, qui sera gérée par le PNUD, servira à consolider le processus de paix dans le nord du Mali, région qui avait été le théâtre d'affrontements meurtriers entre l'armée et les combattants touaregs durant la rébellion touarègue de 1990 à 1994.
Elle permettra au Mali de faire face aux nombreux problèmes posés par le retour de la paix et à ceux rencontrés par les populations touarègues et sédentaires concernées, notamment la désintégration de l'administration territoriale, la démobilisation des anciens combattants rebelles touaregs et leur intégration dans la société civile, la mise en place et la formation des forces de police.
Les combats qui avaient opposé l'armée malienne aux rebelles touaregs, avaient fait plus d'un millier de morts, et plus de 100.000 touaregs s'étaient réfugiés en Algérie, en Mauritanie et au Burkina Faso.
Une conférence internationale sur la consolidation de la paix et la relance des activités de développement dans le nord du Mali s'était tenue en juillet à Tombouctou, en présence des bailleurs de fonds de la communauté internationale.

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N° 100 du vendredi 1er décembre 1995
Pas assez de changements ? : accusations d'un parti d'opposition contre le pouvoir


M. Mamadou Lamine Traoré, un des opposants au régime du Président Konaré, a accusé le pouvoir d'être "incapable de réaliser le changement que réclament les tombeurs de Moussa Traoré" (l'ancien président), et "d'exclure les forces vives du pays de la gestion de l'Etat".
Ancien Ministre de l'Intérieur, M. Traore a créé le MIRIA (Mouvement pour l'Indépendance, la Renaissance et l'Intégration Africaine), né d'une scission au sein du parti au pouvoir, l'ADEMA (Alliance pour la Démocratie au Mali).
"Il n'y a pas eu de changement, qu'il s'agisse de l'éducation, de la santé ou de l'administration", a affirmé le leader du MIRIA au cours d'une conférence de presse. "Jamais les prix des denrées de premières nécessités n'ont atteint un niveau aussi élevé au Mali".
M. Traoré a par ailleurs reproché au pouvoir de "priver les partis d'opposition du temps d'antenne" qui leur avait été accordé au moment de l'instauration de multipartisme. Il a également accusé la Sécurité d'Etat de "filer" les responsables de son parti et de mettre leur téléphone sur écoute.
Il a enfin reproché aux media d'Etat de ne diffuser que "des nouvelles censurées de façon à faire apparaître les contradictions des partis de l'opposition".
"Seule la presse privée reste un maillon pour la démocratie", a-t-il conclu en lançant un appel pour que celle-ci "résiste aux attaques et intimidations visant à la détourner de ses vrais objectifs".
Ces déclarations sont à situer dans la perspective de l'élection présidentielle, même si celle-ci n'est prévue qu'en 1997. La disparition de Mamadou Konaté devrait inciter les multiples partis d'opposition à donner de la voix pour -pourquoi pas ? - récupérer une partie des militants de son parti.

N° 100 du vendredi 1er décembre 1995
Ancien candidat à l'élection présidentielle : Mamadou Konaté est mort dans un accident de voiture


M. Thiéoulé Mamadou Konaté, 61 ans, candidat malheureux à l'élection présidentielle de 1992 face au président Alpha Oumar Konaré, est décédé début novembre des suites d'un accident de la circulation, qui a eu lieu entre Niono et Markala, dans la région de Ségou (sud du Mali). M. Konaté voyageait en compagnie de quatre personnes, dont son chauffeur.
Economiste de formation et ancien fonctionnaire international du GATT, M. Konaté était le président du Bloc pour la démocratie et l'intégration africaine (BDIA).
Lors de l'élection présidentielle de 1992, M. Konaté avait obtenu au deuxième tour 30,98 % des voix contre 69,02 % à M. Alpha Oumar Konaré.
La disparition de son leader est un véritable coup dur pour le BDIA, qui se trouve "décapité" de ses principaux dirigeants.

N° 101 du vendredi 22 décembre 1995
Les forces de l'ordre empêchent la tenue d'un meeting d'un parti d'opposition


Les forces de l'ordre ont empêché la tenue à Bamako d'une réunion publique du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR - opposition)
Le MPR est l'héritier de l'ancien parti unique, l'UDPM, qui avait été dissous après le renversement de l'ex-président Moussa Traoré.
Des centaines de militants du MPR avaient répondu à l'appel de leur dirigeant, M. Choguel Maïga, en se rendant au stade omnisports Modibo Keita de Bamako dont les accès étaient bloqués par les forces de l'ordre. Les partisans du MPR se sont dispersés sans incident.
M. Maïga a déclaré que son parti avait pourtant été autorisé à organiser cette manifestation et a accusé le parti au pouvoir, l'Alliance pour démocratie au Mali (ADEMA) du président malien Alpha Oumar Konaré de "porter atteinte au droit de réunion reconnu par la Constitution".
"Nous voulions faire des révélations qu'aucun parti ne sait encore, a-t-il dit. L'argent versé dans les caisses de l'Etat au compte de la décentralisation (réforme de l'administration en cours) et de la NEF (nouvelle école fondamentale) est détourné au profit des caisses de l'ADEMA".
La presse indépendante avait, avant la tenue de ce meeting, accusé le MPR de faire de la provocation en décidant de tenir sa réunion le 18 novembre, qui coïncide avec la date de la veille de l'anniversaire du coup d'Etat militaire du 19 novembre 1968 perpétré contre le premier président Modibo Keita et qui avait porté au pouvoir l'ancien chef de l'Etat Moussa Traoré, actuellement en prison "pour crimes de sang".
Le MPR a été créé par M. Choguel Maïga après le refus du ministère de l'Intérieur d'autoriser l'UDPM (Union démocratique du peuple malien), dissoute après la chute de Moussa Traoré, à fonctionner comme un parti légal.
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Appel en faveur des populations du nord touchées par la sécheresse

L'Union pour la Démocratie et le Développement (UDD- opposition) a lancé un appel pour que des mesures d'urgence soient prises en faveur des populations du nord du Mali "frappées par la famine pour cause de sécheresse".
Dans un communiqué, l'UDD affirme que "tous les Maliens connaissent des conditions de vie difficiles, en raison de la montée en flèche des prix des produits céréaliers et de première nécessité". "Le cas du Nord est gravement préoccupant sur le plan alimentaire", ajoute le communiqué qui fait état dans cette région d'une situation "pire qu'en 1973", année de la grande sécheresse.
L'UDD reproche au gouvernement son "mutisme" sur ce sujet et lance un appel au Chef de l'Etat, à l'ensemble de la population malienne, aux ONG et aux pays amis, afin que des mesures urgentes soient prises pour venir en aide à ces populations.

Retour de plus de 20.000 réfugiés touaregs

Plus de 20.000 Touaregs maliens réfugiés en Mauritanie viennent de regagner "spontanément" le Mali selon la radio malienne. Ces rapatriés se sont installés à Léré, dans la région de Tombouctou, où une ONG leur a distribué 560 tonnes de céréales.
Par ailleurs, 183 Touaregs maliens, réfugiés dans le sud de l'Algérie, sont arrivés à Talataye, dans la région de Gao.
Les autorités maliennes attendaient à Talataye 2.800 réfugiés touaregs venant du sud algérien. On ne connaît pas les raisons pour lesquelles plus de 2.600 d'entre eux n'ont pas regagné leur pays comme prévu.
Selon des chiffres officiels maliens, 119.000 Touaregs maliens, réfugiés en Algérie (35.000 personnes), au Burkina Faso (38.000), en Mauritanie (41.000) et au Niger (5.000), doivent retourner au Mali à la faveur de la restauration de la paix et de la sécurité dans le nord du pays, après un conflit qui avait débuté en 1991.

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