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Les partis politiques au Mali Actualisé février 2011

De nouveaux partis politiques en vue de la présidentielle 2012


Dans la perspective de l'élection présidentielle d'avril 2012 à laquelle ne participera pas, en principe, l'actuel président Amadou Toumani Touré (ATT) car la Constitution lui interdit de postuler à plus de deux mandats, plusieurs partis politiques se sont créés.
Pour les anciens partis, voir la Fiche Express

Le Parti pour le développement économique et social (PDES)
Créé le 17 juillet 2010 par une kyrielle de ministres ou de personnalités de la société civile membres du Mouvement citoyen, l’association de soutien au président Toumani Touré.
Autant dire que ce parti a des allures de "parti présidentiel", même si ATT a toujours refusé d’être membre d’un parti.
De plus l’acronyme du PDES est une copie conforme de celle du Projet pour le développement économique et social.
Le président du PDES est Ahmed Diane Séméga (ministre de l'Equipement et des Transports), qui était président du comité exécutif national du Mouvement citoyen.
Le secrétaire général est Marahafa Traoré, actuel ministre de la Justice.
Le 1er vice-président est Jeamille Bittar, président du Conseil économique social et culturel et président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Mali.
Le 2e vice-président est N'Diaye Ba, ancien Secrétaire général du parti CNID, ministre de l’Artisanat et Tourisme.

Dans le bureau national de ce parti, on trouve entre autres Hamane Niang (ministre de la Jeunesse et Sports) et Mohamed El Moctar (ministre de la Culture), Mme Diarra Mariam Flantié Diallo (ministre de la Communication), Ahmadou Abdoulaye Diallo (ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce) ou encore Mme Gakou Salamata Fofana (ministre du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme)
Le 10e vice-président du PDES n’est autre que le chef de la Cellule de communication de la présidence de la République, le journaliste Seydou Sissouma.
Le 1er Secrétaire national adjoint chargé des questions économiques et financières est Cheick Amadou dit "Bany Kanté", ancien directeur général d'Air Mali. C’est lui qui a organisé tous les voyages du président ATT depuis son arrivée au pouvoir et il est actuellement conseiller aux investissements auprès du président.
Mais Cheick Amadou, c’est aussi l’homme des Libyens car il est directeur pour l'Afrique de l'ouest de la société LAP qui gère les investissements de la Libye en Afrique. A ce titre, la LAP est propriétaire des plus grands hôtels de Bamako (le Laïco Amitié et le Laïco El Farouk) et de la société Malibya à qui l'Office du Niger a concédé quelque 100 000 hectares pour le développement de la culture du riz.
Seul problème, Bany Kanté a beau être un intime du directeur de Cabinet de Mouamar Kadhafi, l’avenir du Guide est des plus incertains depuis qu’un vent de fronde souffle sur les bords de la Méditerranée…

Pour parfaire cette touche "parti présidentielle", sachez que la "marraine" du PDES n’est autre que l’épouse du chef de l’Etat, Mme Touré Lobbo Traoré, et que son président d’honneur est l'ancien ministre de l'Energie, des Mines et de l'Eau, Ahmed Sow. Autant dire que l’arrivée du PDES dans l’arène politique malienne doit créer quelques inquiétudes à certains.
Le problème de ce parti sera sans doute la pléthore de ses membres qui seront persuadées d’être les mieux à même de postuler à la magistrature suprême.
À noter enfin que l’on ne serait pas au Mali si la transhumance politique n’affectait pas aussi le PDES. Ainsi, en juillet 2010, deux députés, Mody N'Diaye et Mamadou Diao, ont quitté le groupe parlementaire du PDES pour rejoindre celui de l’URD de Soumaïla Cissé.

La Convergence pour le développement du Mali (Codem)
Nouveau parti créé le 24 mai 2008
Président : Housseini Amion Guindo, député de Sikasso qui fut un temps membres du RPM. Il est enseignant de formation. C’est un Dogon, originaire de Bandiagara.
Le symbole de ce parti est la quenouille et sa devise : " Comptons d'abord sur nos propres forces ".
En 2008, cinq députés qui siégeaient en tant qu'indépendants ont créé un groupe parlementaire dénommé Codem sera la base de ce parti. Ces cinq députés étaient : Alassane Abba (député de Goundam), Housseïni Guindo (député de Sikasso), Mme Marie Sylla (député de Sikasso), Mme Saran Sinaté (député de Sikasso) et Souleymane Guindo (député de Koro).
Lors de sa première participation à un scrutin à l’occasion des élections municipales d’avril 2009, la CODEM a obtenu un peu plus de 400 conseillers municipaux dans l’ensemble du pays devenant la sixième force politique.
En février 2010, le parti Liberté solidarité et justice (LJS) d’Adama Goïta s'est dissous pour intégrer la CODEM.

Le parti Yelema (le "changement", en langue bamanan)
Créé et présidée par Moussa Mara en juillet 2010
Moussa Mara, expert-comptable, avait dirigé brièvement la mairie de la Commune IV de Bamako en tant qu’indépendant avant que son élection en soit annulée par la justice. Une municipale partielle a donc été organisé en février 2011, et grâce au soutien de plusieurs partis politiques (ADEMA, PDES, MPR et URD), Moussa Mara a retrouvé son fauteuil de maire, ce qui devrait lui permettre de prendre pied durablement dans la scène politique.

Le Rassemblement pour le Développement du Mali (RDM)
Créé le 19 septembre 2010 par l'astrophysicien, ancien de l’agence spatiale américaine (NASA) mais surtout président de Microsoft Afrique, Cheick Modibo Diarra, 58 ans.
1er vice-président : Dr. Mamadou Fanta Simaga, ancien député-maire de Ségou.
Cheick Modibo Diarra, qui fut un temps la fierté de ses compatriotes, n’ambitionne rien d’autre que d’être élu président de la République en 2012 et c’est sans doute la seule raison pour laquelle il a créé son parti tant il sait qu’il y aura embouteillage lors de la présidentielle.
Autre point marquant, Cheick Modibo Diarra est le gendre de l’ancien président Moussa Traoré.
Il y aura donc trois formations politiques à se disputer l’héritage politique de Moussa Traoré : le RDM de Cheick Modibo Diarra, le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) de Choguel Maïga (l’héritier historique) et la Convergence africaine pour le renouveau (Care), présidée par Cheick Boucadry Traoré qui n’est autre que le fils de Moussa Traoré. Et sans oublier, Soumana Sacko qui fut longtemps ministre des Finances sous Moussa Traoré mais aussi et surtout le Premier ministre de la transition en 1991 et à qui l’on prête une ambition présidentielle dont l’intéressé ne s’en cache pas d’ailleurs.

Avenir et Développement du Mali (ADM)
Créé et préside par Madani Amadou Tall le 19 décembre 2010, à partir de l’association du même nom qu’il avait lancée en 2007.
Economiste et banquier, il a dirigé la campagne électorale pour l’élection d’ATT en 2002 aux Etats-Unis. En récompense, le président l’appela à ses côtés comme conseiller économique.

Les grandes tendances après les élections municipales d’avril 2009

L’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-Pasj) a démontré qu’elle restait le parti majeur du Mali en faisant élire 3 185 conseillers municipaux et en raflant cinq mairies sur six dans le district de Bamako.

L’Union pour la république et la démocratie (URD), le parti de Soumaïla Cissé, s’est positionnée en deuxième position derrière l’Adema quasiment dans l’ensemble de toutes les régions du pays, confirmant sa place de second parti.
Soumaïla Cissé, qui préside la commission de l’UEMOA, va achever son mandat en mars 2010.

Le Rassemblement pour le Mali (RPM) de l'ancien Premier ministre Ibrahim Boubacar Keïta continue de sombrer en ayant perdu près de la moitié de ses conseillers élus en 2004. Avec un peu plus de 770 conseillers municipaux, le RPM reste toutefois la troisième force politique du Mali.

Le Congrès national d'initiative démocratique (Cnid) de Mountaga Tall
Avec un peu plus de 400 élus, ce parti reste stable.

Le Parti pour la renaissance nationale (Parena) de Tiébilé Dramé
Même cas de figure pour ce parti qui obtient un peu plus de 400 élus.

La Convergence pour le développement du Mali (Codem)
Pour sa première participation électorale, ce parti a réussi un joli coup et avec 405 élus se positionne comme la sixième force politique du pays.

Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi)
Ce parti a progressé en termes d’élus (248) et en termes de mairies (15 contre 5 précédemment).
Il reste toutefois cantonné dans son bastion de Koutiala où il a fait élire 103 conseillers municipaux.

 

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MALI : données de base

Population : 14 millions
Superficie : 1 240 000km2
Monnaie : Franc CFA (1 euro = 655 FCFA)
Langue officielle : Français
Principales ethnies : Bambaras, Malinkés, Dogons, Peuls, Songhais, Maures, Touaregs
Président élu : Ibrahim Boubacar Keita, dit "IBK", du parti le Rassemblement pour le Mali (RPM).
Elu au 2e tour de la présidentielle le 31 juillet 2013. Remplace le président par intérim Dioncounda Traoré (secrétaire général de l'Alliance pour la Démocratie au Mali-Adéma-PASJ) qui lui-même remplaçait le président élu Amadou Toumani Touré (démissionnaire le 8 avril 2012 car renversé par un coup d'Etat militaire)
Premier ministre : Diango Cissoko (nommé par le président par intérim, le 12/12/2012
Parti au pouvoir : Aucun.
Capitale : Bamako
Principales villes : Kaye, Mopti, Ségou, Gao, Kita

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