Principales
ethnies : Bambaras, Malinkés, Dogons, Peuls, Songhais,
Maures, Touaregs
Président : Amadou Toumani Touré (ATT)
Premier
ministre : Modibo Sidibé(25/01/07)
Parti
au pouvoir : Aucun.
Le président n'appartient à aucun parti
et s'appuie sur une coalition qui le soutient à
l'Assemblée.
Capitale : Bamako
Principales
villes : Kaye, Mopti, Ségou, Gao, Kita
Le Mali en deux ou trois mots ? ATT,
Tombouctou, Coton …
"ATT"
Ce
n'est plus un acronyme. Ce n'est plus un surnom. C'est un nom.
Personne, absolument personne, du fin fond du marché
central de Bamako ou sur une lointaine piste aux abords de Gao,
ne vous parlera du président, le général
Amadou Toumani Touré, autrement qu'en l'appelant "ATT".
Le Mali n'est peut-être pas béni des Dieux question
pluviométrie, mais il a eu la chance d'avoir en mars
1991, à la tête de son unité de parachutistes,
un certain lieutenant-colonel dénommé Amadou Toumani
Touré.
Dans les années 90, les aspirations à plus de
démocratie éclatent au grand jour en Afrique.
Au Mali comme ailleurs, la révolte gronde. A Bamako,
en ce mois de mars 1991, le président de l'époque,
Moussa Traoré, au pouvoir depuis 1968, fait réprimer
dans le sang des manifestations de rues organisées par
les étudiants et les syndicats qui réclament l'instauration
de la démocratie. Bilan : 200 morts, un millier de blessés.
Le 26 mars 1991, le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré
fait intervenir ses troupes d'élite qui arrêtent
le président Moussa Traore et les dignitaires du régime.
Il prend alors le pouvoir à la tête d'un Comité
Transitoire de Salut du Peuple (CTSP).
Mais, grosse surprise, dans une Afrique où les militaires
une fois arrivés au pouvoir s'y arriment corps et biens,
lui, ATT, promet de ne pas le confisquer et d'organiser dans
un délai d'un an des élections libres. Et plus
grosse surprise encore, il tient parole. Au terme d'une transition
de 14 mois, il organise l'élection présidentielle
en juin 1992. C'est un civil, Alpha Oumar Konaré, qui
était à la tête des organisations de lutte
pour la démocratie avec son mouvement l'Adema, qui est
élu.
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Tombouctou
Voyager
c'est rêver un peu. Et qui n'a pas rêvé de
franchir les murailles de Tombouctou, ville mythique, symbole
du désert, des caravanes de sel, des empires lointains
? Sans y être allé, on l'imagine sans peine, Tombouctou.
Tombouctou ? On la voit ocre, mystérieuse, on la devine
labyrinthe de ruelles incertaines, de maisons aux volets clos
renfermant des pans d'histoire sagement gardés à
l'abri des importuns.
Tombouctou, autrefois interdite aux étrangers, a assuré
la gloire des explorateurs britannique, français et allemand
qui, voici plus de cent ans, ont forcé son intimité.
Les Gordon Laing, René Caillié et Heinrich Barth
l'ont immortalisée.
La ville de 30.000 habitants, posée sur le sable, est
de toute beauté. De vastes maisons en banco d'un étage,
le toit en terrasse, s'ouvrent sur le désert ou serpentent
d'une venelle à l'autre, à l'ombre des mosquées,
dont Djinguereber, la plus ancienne, date du 14e siècle.
"Tombouctou ? J'y suis allé", dira-t-on
avec fierté. A tel point que des Américains ont
créé un club très fermé des "visiteurs
de Tombouctou". Il faut montrer son "visa" tamponné
à Tombouctou même pour pouvoir en être membre. Les touristes européens y cherchent les maisons où
vécurent Laing, Caillié et Barth. La Grande-Bretagne
a restauré à grands frais la maison du major Laing,
premier Européen à avoir découvert Tombouctou,
et à y vivre pendant un mois. Il fut assassiné
le jour de son départ, à 50 km de la ville, payant
de sa vie d'avoir transgressé l'interdiction des chefs
religieux qui avaient banni l'accès à tout étranger.
Ses ossements ont été retrouvés en 1910
par un officier français.
C'est le 20 avril 1828 que René Caillié, se faisant
passer pour un voyageur musulman, est entré dans Tombouctou.
Déçu de ne point y trouver les fastes décrits
trois siècles auparavant par le voyageur arabe Léon
l'Africain, il s'est consolé à l'idée d'être
le premier Européen à pénétrer dans
la cité sacrée. Joie de courte durée quand
il apprit que Laing l'avait précédé de
deux ans. Lire la suite
Coton, le cauchemar, le supplice de Tantale
"Hier,
c'était l'or blanc, aujourd'hui, c'est vraiment un cauchemar."
De qui ces propos de désespoir ? Du président
Amadou Toumani Touré tout simplement, lors du sommet
France-Afrique en 2007.
Et le président ATT de poursuivre : "C'est un
véritable supplice de Tantale. Nous avons la barbe dans
l'eau et l'on meurt de soif. Jamais nous n'avons produit tant
de coton en quantité et en qualité, mais jamais
les prix n'ont été aussi instables qu'aujourd'hui.
Il y a des gens qui sèment du coton et qui récoltent
allègrement des subventions. Nous, malgré tous
nos efforts, nous semons du coton et on ne récolte que
des déficits."
Tout est dit. Et pourtant, le Mali, comme le Burkina Faso, comme
le Bénin, comme tant d'autres pays africains, ne peut
cesser du jour au lendemain de produire ce satané coton.
Le coton, ça ne date pas d'hier au Mali. Sa culture a
été introduite par les Arabes au XIe siècle
dans le nord islamisé du pays puis les populations du
Sud s'y sont mises aussi.
L'administration coloniale française, qui gérait
le Soudan français (l'actuel Mali) depuis 1891 a développé
cette culture pour réduire sa dépendance en fibres
de coton vis-à-vis des Etats-Unis et de l’Angleterre.
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Bien sûr. C'est même un "devoir" pour avoir une approche de l'Afrique "réelle".
Les Maliens sont accueillants et le Mali est stable, politiquement parlant, même s'il reste quelques tensions avec les Touaregs dans le nord. Un petit groupe s'en est pris en 2007 à des casernes de l'armée dans la région de Kidal. Tous les ans, début janvier se tient le festival du désert à Essakane rassemble des milliers de participants, venus du monde entier. Il a eu lieu cette année encore et les Touaregs n'ont "mangé" personne.
Certes, il vaut mieux éviter la zone de Kidal en promenade solitaire, mais le Mali est si vaste que vous ne pourrez de toute façon pas le parcourir en long et en large en un seul voyage.
Tombouctou, Gao, le fleuve Niger, la 1ère région autour de Kayes, le pays Dogon, autant de lieux qui ne manquent pas de particularisme. Et Bamako aussi vaut le détour. De jour comme de nuit, la capitale ne manque pas d'attraits.
La capitale regorge d'hôtels à des prix tout à fait abordables avec une qualité de service très correcte.