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sur le Mali
 
mali
  • Population : 14 millions
  • Superficie : 1 240 000km2
  • Monnaie : Franc CFA (1 euro = 655 FCFA)
  • Langue officielle : Français
  • Principales ethnies : Bambaras, Malinkés, Dogons, Peuls, Songhais, Maures, Touaregs
  • Président : Amadou Toumani Touré (ATT)
  • Premier ministre : Modibo Sidibé(25/01/07)
  • Parti au pouvoir : Aucun. Le président n'appartient à aucun parti et s'appuie sur une coalition qui le soutient à l'Assemblée.
  • Capitale : Bamako
  • Principales villes : Kaye, Mopti, Ségou, Gao, Kita

Le Mali en deux ou trois mots ?
ATT, Tombouctou, Coton…

"ATT"

Ce n'est plus un acronyme. Ce n'est plus un surnom. C'est un nom. Personne, absolument personne, du fin fond du marché central de Bamako ou sur une lointaine piste aux abords de Gao, ne vous parlera du président, le général Amadou Toumani Touré, autrement qu'en l'appelant "ATT".
Le Mali n'est peut-être pas béni des Dieux question pluviométrie, mais il a eu la chance d'avoir en mars 1991, à la tête de son unité de parachutistes, un certain lieutenant-colonel dénommé Amadou Toumani Touré.
Dans les années 90, les aspirations à plus de démocratie éclatent au grand jour en Afrique. Au Mali comme ailleurs, la révolte gronde. A Bamako, en ce mois de mars 1991, le président de l'époque, Moussa Traoré, au pouvoir depuis 1968, fait réprimer dans le sang des manifestations de rues organisées par les étudiants et les syndicats qui réclament l'instauration de la démocratie. Bilan : 200 morts, un millier de blessés.
Le 26 mars 1991, le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré fait intervenir ses troupes d'élite qui arrêtent le président Moussa Traore et les dignitaires du régime. Il prend alors le pouvoir à la tête d'un Comité Transitoire de Salut du Peuple (CTSP).
Mais, grosse surprise, dans une Afrique où les militaires une fois arrivés au pouvoir s'y arriment corps et biens, lui, ATT, promet de ne pas le confisquer et d'organiser dans un délai d'un an des élections libres. Et plus grosse surprise encore, il tient parole. Au terme d'une transition de 14 mois, il organise l'élection présidentielle en juin 1992. C'est un civil, Alpha Oumar Konaré, qui était à la tête des organisations de lutte pour la démocratie avec son mouvement l'Adema, qui est élu.
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Tombouctou

Voyager c'est rêver un peu. Et qui n'a pas rêvé de franchir les murailles de Tombouctou, ville mythique, symbole du désert, des caravanes de sel, des empires lointains ? Sans y être allé, on l'imagine sans peine, Tombouctou.
Tombouctou ? On la voit ocre, mystérieuse, on la devine labyrinthe de ruelles incertaines, de maisons aux volets clos renfermant des pans d'histoire sagement gardés à l'abri des importuns.
Tombouctou, autrefois interdite aux étrangers, a assuré la gloire des explorateurs britannique, français et allemand qui, voici plus de cent ans, ont forcé son intimité. Les Gordon Laing, René Caillié et Heinrich Barth l'ont immortalisée.
La ville de 30.000 habitants, posée sur le sable, est de toute beauté. De vastes maisons en banco d'un étage, le toit en terrasse, s'ouvrent sur le désert ou serpentent d'une venelle à l'autre, à l'ombre des mosquées, dont Djinguereber, la plus ancienne, date du 14e siècle.
"Tombouctou ? J'y suis allé", dira-t-on avec fierté. A tel point que des Américains ont créé un club très fermé des "visiteurs de Tombouctou". Il faut montrer son "visa" tamponné à Tombouctou même pour pouvoir en être membre.
Les touristes européens y cherchent les maisons où vécurent Laing, Caillié et Barth. La Grande-Bretagne a restauré à grands frais la maison du major Laing, premier Européen à avoir découvert Tombouctou, et à y vivre pendant un mois. Il fut assassiné le jour de son départ, à 50 km de la ville, payant de sa vie d'avoir transgressé l'interdiction des chefs religieux qui avaient banni l'accès à tout étranger. Ses ossements ont été retrouvés en 1910 par un officier français.
C'est le 20 avril 1828 que René Caillié, se faisant passer pour un voyageur musulman, est entré dans Tombouctou. Déçu de ne point y trouver les fastes décrits trois siècles auparavant par le voyageur arabe Léon l'Africain, il s'est consolé à l'idée d'être le premier Européen à pénétrer dans la cité sacrée. Joie de courte durée quand il apprit que Laing l'avait précédé de deux ans.
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Coton, le cauchemar, le supplice de Tantale

"Hier, c'était l'or blanc, aujourd'hui, c'est vraiment un cauchemar." De qui ces propos de désespoir ? Du président Amadou Toumani Touré tout simplement, lors du sommet France-Afrique en 2007.
Et le président ATT de poursuivre : "C'est un véritable supplice de Tantale. Nous avons la barbe dans l'eau et l'on meurt de soif. Jamais nous n'avons produit tant de coton en quantité et en qualité, mais jamais les prix n'ont été aussi instables qu'aujourd'hui. Il y a des gens qui sèment du coton et qui récoltent allègrement des subventions. Nous, malgré tous nos efforts, nous semons du coton et on ne récolte que des déficits."
Tout est dit. Et pourtant, le Mali, comme le Burkina Faso, comme le Bénin, comme tant d'autres pays africains, ne peut cesser du jour au lendemain de produire ce satané coton.
Le coton, ça ne date pas d'hier au Mali. Sa culture a été introduite par les Arabes au XIe siècle dans le nord islamisé du pays puis les populations du Sud s'y sont mises aussi.
L'administration coloniale française, qui gérait le Soudan français (l'actuel Mali) depuis 1891 a développé cette culture pour réduire sa dépendance en fibres de coton vis-à-vis des Etats-Unis et de l’Angleterre.
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Bien sûr. C'est même un "devoir" pour avoir une approche de l'Afrique "réelle".
Les Maliens sont accueillants et le Mali est stable, politiquement parlant, même s'il reste quelques tensions avec les Touaregs dans le nord. Un petit groupe s'en est pris en 2007 à des casernes de l'armée dans la région de Kidal. Tous les ans, début janvier se tient le festival du désert à Essakane rassemble des milliers de participants, venus du monde entier. Il a eu lieu cette année encore et les Touaregs n'ont "mangé" personne.
Certes, il vaut mieux éviter la zone de Kidal en promenade solitaire, mais le Mali est si vaste que vous ne pourrez de toute façon pas le parcourir en long et en large en un seul voyage.

Tombouctou, Gao, le fleuve Niger, la 1ère région autour de Kayes, le pays Dogon, autant de lieux qui ne manquent pas de particularisme.
Et Bamako aussi vaut le détour. De jour comme de nuit, la capitale ne manque pas d'attraits.
La capitale regorge d'hôtels à des prix tout à fait abordables avec une qualité de service très correcte.