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Modibo Keita - biographie

Le premier président du Mali indépendant
Panafricaniste, socialiste, mort en détention

modibo keita"Monsieur le président, voulez-vous vous mettre à la disposition de l'armée ?" On est le 19 novembre 1968. L'homme qui bégaye cette phrase est le lieutenant Tiecoro Bagayoko. A qui s'adresse-t-il ? Au président Modibo Keita, qui, de retour d'une visite dans la ville de Koulikoro, est bloqué par un barrage à une quinzaine de kilomètres de la capitale, Bamako.
A 11h35, Modibo Keita monte dans un blindé. C'est fini.
A Bamako, les militaires qui ont déjà bouclé toute la ville lui demandent une dernière fois de renoncer au socialisme et de se séparer de ses principaux collaborateurs.
Réponse de Modibo Keita : "Pas question. Ici au Mali, nous sommes dans un pays de droit et de démocratie. Nous respectons depuis l'indépendance la volonté populaire. C'est le peuple qui a opté pour le socialisme, par le congrès extraordinaire du 22 septembre 1960. Le socialisme n'est donc pas mon choix à moi tout seul. Demandez au peuple ce qu'il en pense. Quant à mes collaborateurs, jusqu'à nouvel ordre, je leur fais confiance."
Les heures passent. Tous les principaux officiers du pays et toutes les garnisons se sont ralliés aux putschistes. Alors, on entend sur les ondes de Radio-Mali : "Maliens Maliennes. L'heure de la liberté a sonné : le régime dictatorial de Modibo Keïta et de ses valets a chuté. Le comité militaire de libération assume désormais tous les pouvoirs politiques et administratifs et promet des institutions démocratiques qui seront issues d'élections libres".
Modibo est aussitôt transféré dans un camp militaire à Kati, à quelques kilomètres de Bamako, puis très vite à Kidal, dans l'extrême nord-est du Mali.
Ainsi s'achèvent les huit ans du régime du premier président du Mali, Modibo Keïta, qui mourra en détention le 16 mai 1977, officiellement d'un œdème pulmonaire.
Le Comité Transitoire pour le Salut du Peuple (CTSP) instances dirigeante du Mali après la chute du régime de Moussa Traoré en 1991, le réhabilitera et fera 16 mai, une journée officielle de célébration de son décès.

L'indépendance

22 septembre 1960. C'est la proclamation, à Bamako, de l’indépendance de la République soudanaise sous le nom de Mali. Modibo Keïta est nommé président de la République. Une nouvelle Constitution est adoptée. Pourquoi Modibo Keïta, président ? Alors, un peu d'histoire.
Le Mali c'est d'abord le règne de puissantes dynasties avant la colonisation française qui débute dans la deuxième moitié du XIXe siècle.
Le Colonel Faidherbe remonte la vallée du fleuve Sénégal et débarque à Kayes en septembre 1885 avec l'intention de conquérir tout l'ancien Soudan français (l'actuel Mali) et le Niger.
En juillet 1891 la colonie du "Soudan Français" est créée et intégrée à l’Afrique occidentale française.
En 1904, le Soudan français est intégré à la colonie dite "Haut Sénégal et Niger".
Après la ville de Kayes, Bamako en devient le chef-lieu en 1907.
Aussi, quand le fils de Daba Keita et Hatouma Camara, en l'occurrence Modibo Keita, naît le 4 juin 1915 dans le quartier de Coura à Bamako, il ne naît pas dans un pays, le Mali, mais dans un territoire qui regroupait en fait quatre Etats : le Sénégal, le Mali (appelé Soudan à l'époque), la Haute-Volta (actuel Burkina Faso) et le Niger.
Cela aura sans aucun doute une influence sur Modibo Keïta qui sera un panafricaniste convaincu et militant.
En octobre 1946, à Bamako est créé le Rassemblement démocratique africain (RDA) parti fédératif avec une représentation dans presque toutes les colonies françaises. L'Ivoirien Félix Houphouët-Boigny est élu président du RDA et Modibo Keïta, président de la section soudanaise, l'US-RDA.
Aux élections législatives de 1956 pour envoyer des députés africains à l'Assemblée nationale française, c'est l'US-RDA qui arrive en tête au Soudan français devant le Parti soudanais progressiste (PSp) de Fily Dabo Sissoko, et obtient deux élus : Mamadou Konaté et Modibo Keït
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L'US-RDA était classé "à gauche" et bénéficiait notamment du soutien de la SFIO française.
En décembre 1956, Modibo Keïta devient par ailleurs maire de Bamako.
Le 23 juin 1956, l'Assemblée nationale adopte la loi-cadre pour les territoires d'outre-mer, rédigée par Gaston Defferre, ministre socialiste de la France d'outre-mer.
La Communauté Franco-Africaine remplacera l'Union française et les territoires d'outre-mer peuvent devenir des Républiques associées. Les deux fédérations d'Afrique, l'AOF et l'AEF disparaissent.
Le 21 mai 1957, en application de la "loi cadre" de Defferre, un gouvernement semi-autonome est installé au Soudan français, avec à sa tête Modibo Keita.
En 1958, les territoires africains sont donc appelés à dire par référendum s'ils veulent rester dans Communauté Franco-Africaine.
Seule la Guinée de Sékou Touré votera "non". Modibo Keïta appelle à voter "oui". Résultat : les populations du Soudan français votent à 97 % en faveur de l'adhésion la communauté française. C'est donc tout "naturellement" que l'US-RDA conduira le Soudan français sur le chemin de l’indépendance. Le 24 novembre 1958, toujours dans le cadre de la loi Deferre, est donc créée la République Soudanaise, mais qui est toujours "vassale" de la France dans le cadre de la Communauté franco-africaine.
Le 17 janvier 1959, c'est la naissance de la Fédération du Mali qui regroupe au départ le Sénégal, le Soudan français (actuel Mali), le Dahomey (actuel Bénin) et la Haute-Volta (actuel Burkina Faso).
La France et l'Ivoirien Félix Houphouët-Boigny font tout pour faire capoter ce projet et réussissent à en faire sortir très rapidement, le Dahomey et la Haute-Volta. Las, la Fédération du Mali est proclamée le 17 janvier 1960, Le Sénégalais, Léopold Sédar Senghor, en est le président et Modibo Keïta président de l’Assemblée fédérale, chef du gouvernement. La Fédération du Mali sera de courte durée et éclate en août 1960.
Ainsi, c’est sous les rennes de Modibo Kéïta que le Mali, seul, accède à l’indépendance, le 22 septembre 1960. Dès son accession à la présidence du Mali, il ne cache pas ses orientations socialistes. Rappelez-vous, ses propos cités plus haut lorsque les putschistes l'arrêtent en 1968 : "C'est le peuple qui a opté pour le socialisme, par le congrès extraordinaire du 22 septembre 1960". Ce congrès extraordinaire de l’Union soudanaise-RDA qui a opté pour un Etat socialiste s'est tenu au Collège technique de Bamako.
Le congrès a trois ordres du jour majeurs : traiter l'éclatement de la Fédération du Mali provoquée par le Sénégal qui a proclamé son indépendance unilatéralement, choisir un nom pour le pays (le Mali s'appelle encore le Soudan) et choisir une orientation politique.
Modibo Kéïta, secrétaire général du parti, prend la parole et règle ses comptes avec le Sénégal et la Fédération :
"Tout d'abord, la Fédération du Mali a permis aux Sénégalais d'aller à l'indépendance parce que tout le monde sait que les dirigeants sénégalais, empêtrés dans leurs difficultés intérieures, isolés du reste de l'Afrique, et pour cause, ne pouvaient pas y conduire leur pays. D'autre part, l'accession à la souveraineté internationale de la Fédération du Mali a conduit certains Etats africains, jusqu'alors hostiles à toute idée d'indépendance, à faire usage de leur droit à l'indépendance", déclare-t-il.
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Il demande ensuite aux congressistes "d'autoriser l'Assemblée nationale à :
1- appréhender les compétences transférées par la République Soudanaise à la Fédération du Mali.
2- proclamer comme Etat indépendant et souverain la République Soudanaise
3- proclamer que la République Soudanaise s'appelle République du Mali, libre de tous engagements et liens vis-à-vis de la France, comme la Haute-Volta, la Côte d'Ivoire, le Niger, le Dahomey.
C'est la conséquence logique de la caducité des accords franco-maliens que la France a délibérément violés en reconnaissant la République du Sénégal comme Etat indépendant
".
Awa Keita, la première femme député du pays, après avoir qualifié les Sénégalais de "traites", clame son soutien à l'Algérie combattante (on est 1960). Ca, c'était pour le volet diplomatique et international.
Maintenant, il s'agit de choisir une orientation politico-économique pour le futur Mali et le Congrès adopte le principe d'une "planification socialiste fondée sur les réalités africaines". Le 28 septembre, le Mali et le Sénégal seront admis à l'ONU.
Fin octobre 1960, la Chine populaire reconnaît le Mali. Aussitôt, Taïwan rompt ses relations diplomatiques.
Octobre 1960, c'est la création de la SOMIEX (Société Malienne d'Importation et d'Exportation) qui a le monopole de l'exportation des produits maliens et de l'importation et de la distribution des produits manufacturés et des produits alimentaires.
En juillet 1961, lors d'un discours d'investiture du nouveau gouverneur de la région de Bamako, Modibo Kéïta déclare : "Nous ne suivrons pas la voie de développement et d'économie coloniale, nous aurons une économie socialiste planifiée qui bouleversera forcément certaines structures économiques d'essence coloniale".
Le 20 août, lors d'un gigantesque meeting au stade de Bamako, avant de s'envoler au sommet des non-alignés à Belgrade, il lance à la foule : "Notre souci majeur a toujours été le renforcement de notre unité nationale et la voie que nous avons choisie pour arriver à ce résultat est incontestablement la meilleure : elle est garantie par notre patriotisme et par notre ambition collective de bâtir et de consolider les structures de notre Etat, de satisfaire les aspirations de notre peuple". Et Modibo d'ajouter, comme s'il sentait déjà venir poindre les nuages du mécontentement : "N'écoutez pas ceux qui vous disent qu'il n'y a plus de syndicat ou qui vous tiennent des propos antipatriotiques. Ce qui est vrai, c'est que nous ne sommes plus à l'ère des revendications stériles. La seule revendication valable aujourd'hui, c'est l'aspiration pour chacun de nous à être le meilleur commis, le meilleur instituteur, le meilleur ouvrier, enfin, le meilleur bâtisseur de la nation malienne".
Pour parfaire l'indépendance du Mali, le 20 janvier 1961, Modibo Keita demande à la France l'évacuation de toutes ses bases militaires. Ce sera chose faite neuf mois plus tard, le 5 septembre.
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1962, le grand tournant

franc-malienC'est la création du franc malien. Pour ne pas brusquer Paris, bien que la décision de frapper sa propre monnaie avait été prise dès le Congrès de 1960, il fut décidé de retarder quelque peu cette échéance. Aussi la nouvelle monnaie fut-elle fabriquée en secret en Tchécoslovaquie.
Le 30 juin, 1962, devant l'Assemblée nationale, Modibo Keita déclare : "L'histoire nous enseigne que le pouvoir politique s'accompagne toujours et nécessairement du droit régalien de battre monnaie, que le pouvoir monétaire est inséparable de la souveraineté nationale, qu'il en est le complément indispensable, l'attribut essentiel. Pouvoir politique et pouvoir monétaire ne sont donc, à dire vrai, que les aspects complémentaires d'une seule et même réalité : la souveraineté nationale.
Or, vous savez comme moi que malgré son accession à l'indépendance, le Mali se trouve encore dans une position d'étroite dépendance économique vis-à-vis de l'ex-puissance coloniale. (…) Point n'est besoin d'être économiste pour savoir que la monnaie, au niveau national, est à la fois la garantie de liberté, et mieux encore, un instrument de puissance
".
Les Maliens ont jusqu'au 15 juillet pour échanger leur CFA en franc malien. Mais ça coince tout de suite. Le 20 juillet, des commerçants manifestent devant l'ambassade de France aux cris de "Vive la France", "Vive De Gaulle". L'affrontement avec la police est sévère et se solde par 252 arrestations, voire davantage. Spontanée ou soutenue en sous-main par la France, cette manif ? Allez savoir. Modibo Keita était déjà classé dans le clan des "rouges", des progressistes, tiers-mondistes, pas vraiment la tasse de thé de la France de De Gaulle.
Dès le 23 juillet 1962, Fily Dabo Sissoko, leader du Parti progressiste soudanais (PPS), parti conservateur fondé en 1946 et soutenu par la France avant l'Indépendance, qui s’opposait à la création du franc malien, est arrêté avec deux autres responsables du PPS, Hamadoun Dicko et Kassoum Touré. Ils sont aussitôt jugés par un tribunal populaire pour tentative de déstabilisation de l’Etat et condamnés à mort le lundi 1er octobre. Leur peine commuée en prison à perpétuité, ils sont déportés au bagne de Kidal, et seront déclarés morts sans explication officielle le 5 juillet 1964.
10 septembre 1962, le 6e congrès de l'US-RDA confirme, voire réaffirme avec force, l'orientation socialiste du régime. 'Nous avons engagé un véritable pari de passer du stade colonial au stade socialiste sans passer par le stade capitaliste. Notre choix en faveur de l'évolution vers le socialisme n'est pas un choix de circonstances. Il a été fait avec lucidité", déclare le secrétaire politique du parti.
Les années passent et les difficultés économiques s'amoncèlent.
Le 24 février 1966, le président ghanéen Kwamé Nkrumah est renversé. Cela inquiète à Bamako où l'on décide de créer un Comité national de défense de la Révolution. (CNDR).
A l'occasion d'un remaniement ministériel, le 19 septembre 1966, Modibo Keita prend lui-même en charge le ministère du Plan. Un signe …
Sous la pression des difficultés économiques, le Mali doit se résoudre à signer avec la France, le 15 février 1967, des accords économiques et financiers, accords aux termes desquels le Mali accepte d'intégrer l'UMOA (Union monétaire ouest africaine), tout en conservant sa propre monnaie. L'accord stipule que "pour faciliter cette participation (à l'UMOA), le Mali et la France ont décidé d'aménager leurs relations monétaires sur une base bilatérale permettant au Mali, pendant une période transitoire, de disposer d'un institut d'émission dont la gestion sera paritaire et qui émettra une monnaie nationale dont la convertibilité sera assurée par le trésor français (…)."
En clair, Paris reprend la main sur l'économie malienne. Trois mois plus tard, le 6 mai, le Franc malien est dévalué de 50 % sous la houlette du Fonds monétaire international. Face à la grogne montante de la population, le régime lance des manifestations de soutien, des jeunes, des travailleurs, sans grande conviction. 22 août 1967, Modibo Keita annonce la dissolution du bureau politique de l'US-RDA et son remplacement par le CNDR (Comité national de défense de la Révolution), créé un an plus tôt. C'est le début de la lutte contre les "ennemis de l'intérieur". Les milices s'en donnent à cœur joie.
Le 17 janvier 1968, l'Assemblée nationale est invitée à se "dissoudre". Le député Gabou Diawara (responsable de la Jeunesse à l'US-RDA) dépose un projet de loi qui stipule :
"Article 1 : l'Assemblée nationale est mise en vacance à compter du 17 janvier 1968.
Article 2 : conformément à l'article 17 de la Constitution du Mali, le Président de la République, chef de l'Etat, procédera à la désignation des personnes appelées à remplacer les députés jusqu'au renouvellement de l'Assemblée".
Aussitôt déposé, aussitôt adopté. En fait, les députés n'en peuvent plus d'être "conspués, dénoncés, rejetés par les masses populaires", comme le déclare dans une motion le député maire de Koulikoro, Mamadou Diarra. Le 25 janvier, c'est une "délégation législatives" de 28 membres qui remplace officiellement l'ancienne Assemblée nationale.
Le 18 novembre, Modibo Keita participe à une conférence économique pour la région de Mopti. Il conclut les travaux par un discours : " De tout temps, le Mali aussi bien à l'époque coloniale que maintenant, a eu à souffrir d'insuffisance chronique de moyens de paiements. L'indépendance économique ne peut se réaliser que dans la mesure où nous aurons suffisamment de moyens pour payer ce que nous rachetons à l'extérieur. Il faut donc accroître le volume des exportations et réduire nos importations à l'essentiel (…). Ce que nous avons déjà réalisé est important. Ce que nous sommes en train de construire est de qualité et ce que nous réaliserons pourrait constituer, pour les autres pays, la voie de salut face au néo-colonialisme qui est en train de prendre la relève du colonialisme".
A l'issue de cette conférence, Modibo Keita embarque sur le "Général Soumaré" pour regagner Bamako par le fleuve Niger. Ce sera son dernier voyage d'homme "libre". Il est renversé le 19 novembre.
R-J Lique

Remerciements à Modibo Diagouraga, intéllectuel malien, auteur d'une thèse sur Modibo Keita et d'un essai "Modibo Keita Un destin" (Ed. l'Harmattan 2005)

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MALI : données de base

Population : 14 millions
Superficie : 1 240 000km2
Monnaie : Franc CFA (1 euro = 655 FCFA)
Langue officielle : Français
Principales ethnies : Bambaras, Malinkés, Dogons, Peuls, Songhais, Maures, Touaregs
Président élu : Ibrahim Boubacar Keita, dit "IBK", du parti le Rassemblement pour le Mali (RPM).
Elu au 2e tour de la présidentielle le 31 juillet 2013. Remplace le président par intérim Dioncounda Traoré (secrétaire général de l'Alliance pour la Démocratie au Mali-Adéma-PASJ) qui lui-même remplaçait le président élu Amadou Toumani Touré (démissionnaire le 8 avril 2012 car renversé par un coup d'Etat militaire)
Premier ministre : Diango Cissoko (nommé par le président par intérim, le 12/12/2012
Parti au pouvoir : Aucun.
Capitale : Bamako
Principales villes : Kaye, Mopti, Ségou, Gao, Kita

Archives de la revue Afrique-Express
1994 1995 1996 1997/1
1997/2 1998 1999 2000
2001 2002 2003 2004
 
 
Modibo Keita en 20 dates
  • 4 Juin 1915 : naissance à Bamako
  • 1931 : entrée au lycée "Terrasson de Fougère" de Bamako
  • 1934 : école normale supérieure William Ponty de Dakar
  • 1936 : instituteur au Soudan français (Mali)
  • 1937 : il épouse Mariam Travele, un éducatrice, fille de cheminot
  • 1937 : il fonde avec le voltaïque Ouezzin Coulibaly le Syndicat des enseignants d'Afrique occidentale Française
  • 1943 : publication de la revue "L'œil de Kénédougou"
  • Octobre 1946 : président de l'US-RDA, la section soudanaise du Rassemblement démocratique africain (RDA)
  • 1946 : détention quelques semianes la prison de la Santé à Paris
  • 1956 : élu député à l'Assemblée nationale française, avec Mamadou Konaté sous l'étiquette US-RDA
  • Décembre 1956 : élu maire de Bamako
  • 17 janvier 1960 : proclamation avec le Sénégal de la Fédération du Mali
  • Août 1960 : le Sénégal proclame seul son indépendance, éclatement de la Fédération du Mali
  • 22 septembre 1960 : proclamation de l'Indépendance de la République du Mali, ex-Soudan français. Modibo Keïta président
  • 22 septembre 1960 : congrès extraordinaire de l'US-RDA, qui opte pour un Etat socialiste
  • 1962 : création franc malien
  • 5 juillet 1964 : annonce de la mort de Fily Dabo Sissoko, Hamadoun Dicko et Kassoum Touré, dirigeants du Parti progressiste soudanais, détenus depuis 1962
  • 22 août 1967 : dissolution du bureau politique de l'US-RDA remplacé par le CNDR (Comité national de défense de la Révolution)
  • 17 janvier 1968 : dissolution de l'Assemblée
  • 19 novembre 1968 : coup d'Etat. Modibo Keïta est arrêté et placé en détention jusqu'à sa mort, le 16 mai 1977
Livres
Modibo Keita Un destin
de Modibo Diagouraga

Ed. l'Harmattan 2005
diagouraga

Le Mali de modibo keita
Cheik Oumar Diarrah
Ed L'Harmattan 1986

diarrah

Sur Internet
Le Mémorial Modibo Keïta

modibo keita
Un site entièrement consacré à Modibo Keïta, avec archives des discours en bandes sonores, nombreuses photographies. Très intéressant pour les fans.