N°
101 du vendredi 22 décembre 1995
Les forces de l'ordre empêchent la tenue d'un meeting
d'un parti d'opposition
Les forces de l'ordre ont empêché la tenue à
Bamako d'une réunion publique du Mouvement patriotique
pour le renouveau (MPR - opposition)
Le MPR est l'héritier de l'ancien parti unique, l'UDPM,
qui avait été dissous après le renversement
de l'ex-président Moussa Traoré.
Des centaines de militants du MPR avaient répondu à
l'appel de leur dirigeant, M. Choguel Maïga, en se rendant
au stade omnisports Modibo Keita de Bamako dont les accès
étaient bloqués par les forces de l'ordre. Les
partisans du MPR se sont dispersés sans incident.
M. Maïga a déclaré que son parti avait pourtant
été autorisé à organiser cette manifestation
et a accusé le parti au pouvoir, l'Alliance pour démocratie
au Mali (ADEMA) du président malien Alpha Oumar Konaré
de "porter atteinte au droit de réunion reconnu
par la Constitution".
"Nous voulions faire des révélations qu'aucun
parti ne sait encore, a-t-il dit. L'argent versé dans
les caisses de l'Etat au compte de la décentralisation
(réforme de l'administration en cours) et de la NEF (nouvelle
école fondamentale) est détourné au profit
des caisses de l'ADEMA".
La presse indépendante avait, avant la tenue de ce meeting,
accusé le MPR de faire de la provocation en décidant
de tenir sa réunion le 18 novembre, qui coïncide
avec la date de la veille de l'anniversaire du coup d'Etat militaire
du 19 novembre 1968 perpétré contre le premier
président Modibo Keita et qui avait porté au pouvoir
l'ancien chef de l'Etat Moussa Traoré, actuellement en
prison "pour crimes de sang".
Le MPR a été créé par M. Choguel
Maïga après le refus du ministère de l'Intérieur
d'autoriser l'UDPM (Union démocratique du peuple malien),
dissoute après la chute de Moussa Traoré, à
fonctionner comme un parti légal. haut
Appel en faveur des populations du nord touchées par
la sécheresse
L'Union pour la Démocratie et le Développement
(UDD- opposition) a lancé un appel pour que des mesures
d'urgence soient prises en faveur des populations du nord du
Mali "frappées par la famine pour cause de sécheresse".
Dans un communiqué, l'UDD affirme que "tous les
Maliens connaissent des conditions de vie difficiles, en raison
de la montée en flèche des prix des produits céréaliers
et de première nécessité". "Le
cas du Nord est gravement préoccupant sur le plan alimentaire",
ajoute le communiqué qui fait état dans cette
région d'une situation "pire qu'en 1973", année
de la grande sécheresse.
L'UDD reproche au gouvernement son "mutisme" sur ce
sujet et lance un appel au Chef de l'Etat, à l'ensemble
de la population malienne, aux ONG et aux pays amis, afin que
des mesures urgentes soient prises pour venir en aide à
ces populations.
Retour de plus de 20.000 réfugiés touaregs
Plus de 20.000 Touaregs maliens réfugiés en Mauritanie
viennent de regagner "spontanément" le Mali
selon la radio malienne. Ces rapatriés se sont installés
à Léré, dans la région de Tombouctou,
où une ONG leur a distribué 560 tonnes de céréales.
Par ailleurs, 183 Touaregs maliens, réfugiés dans
le sud de l'Algérie, sont arrivés à Talataye,
dans la région de Gao.
Les autorités maliennes attendaient à Talataye
2.800 réfugiés touaregs venant du sud algérien.
On ne connaît pas les raisons pour lesquelles plus de
2.600 d'entre eux n'ont pas regagné leur pays comme prévu.
Selon des chiffres officiels maliens, 119.000 Touaregs maliens,
réfugiés en Algérie (35.000 personnes),
au Burkina Faso (38.000), en Mauritanie (41.000) et au Niger
(5.000), doivent retourner au Mali à la faveur de la
restauration de la paix et de la sécurité dans
le nord du pays, après un conflit qui avait débuté
en 1991.
N° 100 du vendredi 1er décembre
1995
Ancien candidat à l'élection présidentielle
: Mamadou Konaté est mort dans un accident de voiture
M. Thiéoulé Mamadou Konaté, 61 ans, candidat
malheureux à l'élection présidentielle
de 1992 face au président Alpha Oumar Konaré,
est décédé début novembre des suites
d'un accident de la circulation, qui a eu lieu entre Niono et
Markala, dans la région de Ségou (sud du Mali).
M. Konaté voyageait en compagnie de quatre personnes,
dont son chauffeur.
Economiste de formation et ancien fonctionnaire international
du GATT, M. Konaté était le président du
Bloc pour la démocratie et l'intégration africaine
(BDIA).
Lors de l'élection présidentielle de 1992, M.
Konaté avait obtenu au deuxième tour 30,98 % des
voix contre 69,02 % à M. Alpha Oumar Konaré.
La disparition de son leader est un véritable coup dur
pour le BDIA, qui se trouve "décapité"
de ses principaux dirigeants. haut
N° 100 du vendredi 1er décembre
1995
Pas assez de changements ? : accusations d'un parti d'opposition
contre le pouvoir
M. Mamadou Lamine Traoré, un des opposants au régime
du Président Konaré, a accusé le pouvoir
d'être "incapable de réaliser le changement
que réclament les tombeurs de Moussa Traoré"
(l'ancien président), et "d'exclure les forces vives
du pays de la gestion de l'Etat".
Ancien Ministre de l'Intérieur, M. Traore a créé
le MIRIA (Mouvement pour l'Indépendance, la Renaissance
et l'Intégration Africaine), né d'une scission
au sein du parti au pouvoir, l'ADEMA (Alliance pour la Démocratie
au Mali).
"Il n'y a pas eu de changement, qu'il s'agisse de l'éducation,
de la santé ou de l'administration", a affirmé
le leader du MIRIA au cours d'une conférence de presse.
"Jamais les prix des denrées de premières
nécessités n'ont atteint un niveau aussi élevé
au Mali".
M. Traoré a par ailleurs reproché au pouvoir de
"priver les partis d'opposition du temps d'antenne"
qui leur avait été accordé au moment de
l'instauration de multipartisme. Il a également accusé
la Sécurité d'Etat de "filer" les responsables
de son parti et de mettre leur téléphone sur écoute.
Il a enfin reproché aux media d'Etat de ne diffuser que
"des nouvelles censurées de façon à
faire apparaître les contradictions des partis de l'opposition".
"Seule la presse privée reste un maillon pour la
démocratie", a-t-il conclu en lançant un
appel pour que celle-ci "résiste aux attaques et
intimidations visant à la détourner de ses vrais
objectifs".
Ces déclarations sont à situer dans la perspective
de l'élection présidentielle, même si celle-ci
n'est prévue qu'en 1997. La disparition de Mamadou Konaté
devrait inciter les multiples partis d'opposition à donner
de la voix pour -pourquoi pas ? - récupérer une
partie des militants de son parti.
N° 99 du vendredi 03 novembre 1995
Prochain retour de réfugiés touaregs
Mille huit cents touaregs maliens venant d'Algérie où
ils étaient réfugiés devaient regagner
le Mali à partir du 28 octobre.
Ces réfugiés, qui avaient fui le nord malien,
seront installés dans la région de Gao (dans le
nord), a précisé le Commissariat au Nord, organisme
officiel malien chargé de cette zone.
Sept mille deux cents réfugiés maliens en Mauritanie
sont par ailleurs attendus entre novembre et décembre
prochains.
Actuellement, trente mille réfugiés maliens sont
déjà rentrés depuis juin dernier et ils
ont été pris en charge par le HCR, le Mali, la
Mauritanie et des ONG.
Selon les estimations officielles, le nombre des réfugiés
maliens dans les pays voisins est de cent vingt mille environ
(41.000 en Mauritanie, 38.000 au Burkina Faso, 35.000 en Algérie
et 5.000 au Niger).
Le rapatriement volontaire de tous ces réfugiés
est prévu d'ici l'année prochaine dans le cadre
d'un plan d'action élaboré par le gouvernement
malien en collaboration avec les bailleurs de fonds (France,
Allemagne, Etats-Unis, OPEP, Pays-Bas).
Ce plan prévoit également la réinstallation
de l'Administration dans le nord malien que les fonctionnaires
et les agents des ONG avaient abandonné du fait de l'insécurité.
Selon le Commissaire au Nord, M. Mahamadou Diagouraga, les Français
fourniront des appareils de transmission pour le réseau
administratif et les Allemands des véhicules tout-terrain.
Le plan d'action concerne par ailleurs l'installation des réfugiés
à leur retour, la remise en fonction des infrastructures
socio-éducatives, le cantonnement des anciens rebelles
et leur recrutement dans l'Armée, dans la fonction publique
ou dans les structures de développement.
Subvention américaine de 5 millions FF pour consolider
le processus de paix
Le gouvernement américain a accordé au Mali une
aide d'un montant de 5 millions de FF (un million de dollars
environ).
Cette aide, qui sera gérée par le PNUD, servira
à consolider le processus de paix dans le nord du Mali,
région qui avait été le théâtre
d'affrontements meurtriers entre l'armée et les combattants
touaregs durant la rébellion touarègue de 1990
à 1994.
Elle permettra au Mali de faire face aux nombreux problèmes
posés par le retour de la paix et à ceux rencontrés
par les populations touarègues et sédentaires
concernées, notamment la désintégration
de l'administration territoriale, la démobilisation des
anciens combattants rebelles touaregs et leur intégration
dans la société civile, la mise en place et la
formation des forces de police.
Les combats qui avaient opposé l'armée malienne
aux rebelles touaregs, avaient fait plus d'un millier de morts,
et plus de 100.000 touaregs s'étaient réfugiés
en Algérie, en Mauritanie et au Burkina Faso.
Une conférence internationale sur la consolidation de
la paix et la relance des activités de développement
dans le nord du Mali s'était tenue en juillet à
Tombouctou, en présence des bailleurs de fonds de la
communauté internationale. haut
N° 97 du vendredi 06 octobre 1995
Création du PARENA, le 57e parti politique
Des dirigeants dissidents du Congrès national d'initiative
démocratique (CNID, opposition) ont annoncé, lundi
18 septembre, avoir formé un nouveau parti politique
dénommé “Parti pour la renaissance nationale”
(PARENA, opposition), à l'issue d'un congrès extraordinaire.
Ils ont créé cette formation politique après
avoir intenté et perdu un procès contre le principal
dirigeant du CNID, Me Mountaga Tall, estimant qu'ils étaient
les responsables “légitimes” de ce parti.
Le PARENA, qui est devenu le 57e parti politique au Mali, est
présidé par Yoro Diakité, 51 ans, professeur
de mathématiques et ancien ministre dans le deuxième
gouvernement du président Alpha Oumar Konaré.
Il compte dans ses rangs d'anciens ministres de la période
de transition de 1991 à 1992, dont Tiéblé
Dramé (Affaires étrangères), ou ayant appartenu
au second gouvernement du président Alpha Oumar Konaré.
Dans son manifeste, le PARENA se déclare favorable à
des regroupements régionaux et continentaux et prône
la tolérance et le dialogue.
N° 96 du vendredi 22 septembre
1995
Début des opérations de rapatriement des Touaregs
en octobre, selon le HCR
Le rapatriement des réfugiés Touaregs et Arabes
maliens doit commencer en octobre et s'étalera sur trois
ans, a annoncé à Bamako le représentant
du HCR au Mali, François-Xavier Doudou Kiadiala.
12.000 d'entre eux regagneront le Mali cette année, 50.000
l'an prochain et le reste en 1997.
Au total, ce sont 120.000 Touaregs et Arabes maliens qui ont
fui les combats entre l'armée et les combattants touaregs
de juin 1990 à octobre 1994, pour se réfugier
en Algérie (30.000), au Burkina Faso (30.000), en Mauritanie
(40.000) et au Niger (20.000).
Le gouvernement malien, les bailleurs de fonds et les Nations
Unies avaient évalué à 200 milliards de
FCFA (2 milliards de FF) la somme nécessaire pour relancer
l'économie économique dans le nord du pays. haut
N° 91 du Vendredi 16 juin 1995
En tournée dans les pays voisins : le président
essaie de rassurer les réfugiés touaregs pour
obtenir leur retour
Le président Alpha Oumar Konaré a effectué
un voyage en Mauritanie et en Algérie pour convaincre
les 160.000 réfugiés maliens de rentrer chez eux
et pour relancer le dialogue avec un mouvement touareg réfractaire
aux accords de paix.
Objectif déclaré : inciter au retour des réfugiés
et surtout rétablir un contact avec le Front islamique
arabe de l'Azawad (FIAA) qui, après avoir repris les
armes en septembre 1994, s'est exclu du processus de paix.
160.000 Maliens, principalement des Touaregs, sont toujours
réfugiés en Algérie, au Burkina Faso et
en Mauritanie depuis l'échec du Pacte national de paix
signé en avril 1992 entre le gouvernement et les quatre
Mouvements et fronts unifiés de l'Azawad (MFUA), dont
le FIAA.
En Mauritanie, M. Konaré a sollicité l'aide du
pouvoir mauritanien pour reprendre contact avec le FIAA. Il
a eu deux entretiens avec son homologue, le président
Maaouyia Ould Taya et a déclaré : "Toutes
les conditions sont réunies pour la paix et le Mali doit
tourner une nouvelle page de son histoire sans rancune ni rancœur".
A Alger, les présidents algérien Liamine Zéroual
et Alpha Oumar Konaré se sont "félicités"
des progrès réalisés par la mise en œuvre
du "pacte national" malien, dans un communiqué
commun.
Rappel : Le Pacte national de paix prévoyait le retour
des populations maliennes réfugiées à l'étranger
et l'intégration dans l'armée des anciens combattants
touaregs. Ces deux points n'ont jamais trouvé un début
d'application.
Les MFUA réclamaient l'intégration de 3.000 rebelles
au lieu des 2.000 consentis par le président Konaré
qui voulait respecter "l'équilibre ethnique"
au sein des forces armées. C'est l'échec de cette
intégration qui a poussé le FIAA a quitté
les MFUA et à reprendre les armes.
Entre les mois d'août et décembre 1994, plus de
500 personnes avaient été tuées dans des
affrontements entre l'armée et les Touaregs et des exactions
contre les populations civiles du nord.
Face à l'échec du Pacte et à la recrudescence
des attaques, les formations politiques -- l'opposition comme
l'ADEMA qui est le parti au pouvoir -- avaient durci le ton
et adhéré au mécontentement des groupes
d'autodéfense d'origine négro-africaine.
La classe politique estimait que ces groupes exprimaient "le
ras-le-bol" des négro-africains face aux exigences
des Touaregs dont la communauté ne représente
que 6 % de la population.
Alpha Konaré avait alors préconisé que
"sans discrimination, avec toutes les composantes du pays,
le Mali puisse très vite mettre en œuvre la dynamique
politique pour un retour à la paix".
N° 80 du Jeudi 16 février
1995
Mort d'un coopérant suisse : des militaires maliens seront
jugés
Des militaires maliens ont été reconnus responsables
de la mort du chef de la mission de la coopération suisse
au Mali, tué en octobre 1994, et seront poursuivis par
la justice de leur pays.
Jean-Claude Berbérat avait trouvé la mort avec
deux de ses collaborateurs maliens, dans la nuit du 4 au 5 octobre
1994 à Niafunké (nord du Mali), lors d'un accrochage
entre l'armée malienne et des Touaregs.
Les premières informations avaient laissé entendre
que M. Berbérat avait été tué accidentellement.
L'enquête diligentée par le gouvernement malien
a conclu à la responsabilité des militaires et
le parquet de Mopti (nord du Mali) a été saisi,
a indiqué l'ambassadeur de Suisse au Mali, Walter Gyger,
à l'issue d'un entretien avec le président malien
Alpha Oumar Konaré.
L'échec du Pacte national de paix, signé en avril
1992 par le gouvernement et les quatre principaux mouvements
touaregs, a provoqué la recrudescence des attaques dans
le nord du Mali et la mort d'au moins 500 personnes au cours
des six derniers mois. haut
N° 78 du Jeudi 2 février
1995
2,5 millions de dollars en 95 pour les réfugiés
touaregs au Burkina Faso
Le HCR a estimé que “les besoins estimés
destinés aux réfugiés touaregs au Burkina
s’élevaient à 2,5 millions de dollars pour
1995”.
Un fonds de 1,250 millions de dollars a déjà été
voté et est “disponible”. Ce programme d’assistance
sera consacré au logement, à l’aide alimentaire,
à la santé et à l’éducation.
Il y a actuellement environ 50.000 réfugiés touaregs
maliens au Burkina Faso. Ceux-ci n’étaient que
6.000 en 1993.
Les réfugiés, estimés entre 15 et 20.000
personnes, qui se sont installés sur des sites proches
de la frontière seraient “déplacés”
vers des camps situés à l’intérieur
du pays pour “éviter des suspicions sur le comportement
réel ou présumé de ces réfugiés”.
Mais l’arrivée de ses réfugiés n’est
pas sans soulever certaines inquiétudes de la part des
populations locales.
Depuis que les tensions ont repris entre la rébellion
touarègue et le gouvernement malien au printemps dernier,
des milliers de réfugiés ont quitté leur
pays. 120.000 seraient actuellement répartis entre le
Burkina Faso, la Mauritanie et l’Algérie.
Deux adolescents tués à Tombouctou
Deux adolescents maliens ont été tués et
cinq autres personnes ont été blessées
à Tombouctou lors d’une attaque attribuée
à des Touaregs, a annoncé l’état-major
des forces armées.
“Des bandits armés ont tiré cinq obus sur
la ville dont trois sont tombés sur un quartier, tuant
deux adolescents, un garçon de 16 ans et une fille de
13 ans, et blessant cinq personnes, dont trois sont dans un
état grave”.
L’expression “bandits armés” est utilisée
par les autorités maliennes pour désigner les
Touaregs hostiles au Pacte national de paix signé en
avril 1992 par le gouvernement malien et les Mouvements et fronts
unifiés de l’Azawad (MFUA), représentant
les quatre principales tendances des Touaregs. haut
N° 77 du Jeudi 26 janvier 1995
Légalisation du parti MPR, héritier de l’ancien
parti unique de Moussa Traoré
Le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR), qui revendique
défendre “l’héritage” de l’ancien
parti unique de l’ex-président Moussa Traoré,
a été légalisé, a annoncé
à Bamako son secrétaire général,
Choguel Maiga.
“Nous comptons prendre en charge sans aucun complexe,
ni aucune espèce d’ambiguïté ou d’équivoque
la défense de l’héritage de l’Union
démocratique du peuple malien (UDPM)”, a affirmé
M. Maiga, ancien dirigeant de l’UDPM.
Les autorités ont toujours refusé la légalisation
de l’UDPM qui avait été dissoute après
le renversement, en mars 1991, de Moussa Traoré, condamné
à la peine capitale en février 1993.
“Nous voulions conserver le sigle UDPM mais l’Alliance
pour la démocratie au Mali (ADEMA, au pouvoir) en a décidé
autrement et nous jouerons le jeu”, a encore déclaré
M. Maiga, qui est ingénieur des télécommunications.
“Nous ne sommes animés d’aucun sentiment
de revanche”, a-t-il ajouté avant de se prononcer
en faveur de “la réconciliation nationale”.
Deux autres anciens dirigeants de l’UDPM, Oumar Kanouté
et Amadou Diallo, sont membres du bureau politique du MPR.