Principales villes : Thiès, Pikine (banlieue de Dakar, très peuplée), Touba, Ziguinchor (capitale de la Casamance), Saint-Louis, Tambacounda, Matam , Kolda, Rufisque, Diourbel, Bakel, Richard-Toll, Kaolack, Louga, Mbacké, Kolda
Président : Me Abdoulaye Wade
Premier ministre : Souleymane Ndéné Ndiaye
Parti au pouvoir : Parti démocratique sénégalais (PDS)
Principales ethnies : Les wolofs (environ 40%), les Peuls et les Toucouleurs (qui parlent le Poular - près de 25%), les Sérères (environ 14%), les Diolas (5%, habitants de la Casamance), les Mandingues (4%), les Lébous (pêcheurs de la péninsule du Cap-Vert) et les Bassaris (habitants des monts de Guinée)
Le Sénégal en deux ou trois mots ? Abdoulaye Wade, Casamance, Terenga …
Abdoulaye Wade
Une idée par jour pour l’infatigable président sénégalais
L'avocat Abdoulaye Wade aura marqué et marque encore de son empreinte toute personnelle la vie au Sénégal, et pas seulement sur le plan politique. Rarement homme politique n’aura fait preuve d’autant de combativité et de dynamisme pendant tant d’années, qu’il fût opposant ou, comme aujourd’hui, au pouvoir.
Quand le 1er avril 2000, il gravit les marches du palais présidentiel à Dakar après avoir prêté serment en tant que « président de la République du Sénégal », l’homme a déjà derrière lui 26 ans de vie politique, passés la plupart du temps dans les rangs de l’opposition. Sa calvitie est aussi célèbre dans le pays que la grandeur dégingandée de l’homme qu’il vient de faire tomber, le président Abdou Diouf.
Agé de 74 ans à l’époque, il était grand temps pour ce tribun hors pair d’atteindre ce qui a sans doute guidé toute sa vie : le pouvoir suprême. Battu quatre fois aux présidentielles de 1978, 1983, 1988 et 1993, il n’a jamais renoncé et, quand il accède enfin au sommet de l’Etat en ayant remporté le second tour de cette présidentielle du 19 mars 2000 avec 58,49 % des suffrages, il avait réussi l’exploit d’avoir derrière lui la quasi totalité de la classe politique sénégalaise.
Il était alors le candidat de la Coalition "Alternance 2000" qui regroupait à l’époque - excusez du peu -, outre son parti, le Parti démocratique sénégalais (PDS), le Parti de l'Indépendance et du Travail d'Amath Dansokho, la Ligue démocratique d'Abdoulaye Bathily, l'Action pour le développement national de Moustapha Diop, le Mouvement socialiste unifié de Mamadou Dia, And-Jef/Mouvement révolutionnaire pour la démocratie nouvelle du Casamançais Landing Savane, l'UDF/Mbolomi de Mame Ongue Ndiyae (un parti centriste), l'UPS et le RPJS de Eli Madjodjo Fall, un professeur d'université et descendant du khalife général des Mourides.
Wade, le libéral affiché, était soutenu par une kyrielle de partis de gauche membres de cette coalition comme le PIT, la Ligue démocratique, AND-JEF ou le MSU.
Entre les deux tours de cette élection historique qui mit fin à 40 ans d’hégémonie du Parti socialiste sénégalais, Wade obtint aussi le ralliement de Moustapha Niasse arrivé troisième au 1er tour. L’arc de cercle était très étendu derrière Abdoulaye Wade.
Dix ans plus tard, alors qu’il fut réélu dès le premier tour en 2007 lors d’une élection contestée par ses adversaires, le même arc de cercle a changé d’angle d’orientation et ses soutiens d’hier sont tous devenus ses adversaires d’aujourd’hui.
Les Niasse, Dansokho et autres Bathily l’ont lâché les uns après les autres en abandonnant le "navire Wade" d’eux-mêmes quand ce ne fut pas lui qui leur montra la porte de sortie.
La faute à qui, la faute à quoi ? Sans doute au caractère d’un président bouillonnant qui ne supporte guère la contradiction ou la remise en cause de ses projets.
Nanga def ? Mmangifi rek !
Comment ça va ? Je vais bien !
La Teranga sénégalaise commence toujours par ces formules qui valent pour salutation. Alors, oui les Sénégalais sont accueillants ! Oui, les Sénégalais sont bavards ! Et, oui, les Sénégalais sont … Sénégalais.
Le pays est magnifique et varié. Même si la Casamance semble redevenir une zone tendue, rien ne vous empêche de sillonner la Petite Côte, avec, on vous le conseille, une escale prolongée à La Somone, beaucoup plus authentique que le complexe touristique de Saly Portudal.
Du Lac Rose à Gorée, de Saint-Louis à Bakel, il y a mille lieux à apprécier. Et l’on peut même passer d’agréables moments du côté des Almadies, à la pointe de la presqu’île du Cap-Vert qui abrite Dakar.
Même si la prudence s’impose tant l’on vous proposera mille et une combines en tout genre, Dakar n’est pas Lagos …