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Tchad
 
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ibni oumar saleh
Qu'est-il devenu ?

Ibni Oumar Mahamat Saleh
, qui était porte-parole de la Coordination des partis politiques pour la défense  de la Constitution (CPDC), et secrétaire général du Parti pour les libertés et le développement, a été enlevé le 3 février par les services de sécurité tchadiens.
Depuis, sa famille et ses proches n'ont aucune nouvelle de lui.
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Situation politique
Biographie d'Idriss Déby Itno
Gouvernement
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Tchad
  • Population : Environ 9,7 millions
  • Superficie : 1 284 000km2
  • Monnaie : Franc CFA (1 euro = 655 FCFA)
  • Langue officielle : Français, Arabe
  • Principales ethnies : Toubous, arabes, Sara, Zaghawas, Goranes, Tamas, Baguirmiens, Fitri Batha, Hadjarai, Kanem-Bornou, Mayo-Kébbi, Ouaddaîens, Peuls, Tandjilé.
  • Président : Idriss Déby Itno (depuis 1990)
  • Premier ministre :Youssouf Saleh Abbas (16/04/2008)
  • Parti au pouvoir : Mouvement Pour le Salut (MPS), mais quatre membres de l'opposition font partie du dernier gouvernement
  • Capitale : N'Djaména
  • Principales villes : Bongor, Sarh, Abeche, Moundou, Lai, Doba, Mongo, Mao, Faya Largeau
 

Le Tchad en deux ou trois mots ?
Un seul suffira : "champion du monde" …

Le Tchad est sans aucun doute, sans conteste, et sans aucun rival capable de jouer dans la même catégorie que lui, recordman du monde des mouvements rebelles.
Résultat : des centaines de sigles incompréhensibles pour qui pose un regard novice sur la politique tchadienne, mais des sigles qui révèlent un malaise profond au pays du «démocratiquement élu».


Le premier, le Front de libération nationale du Tchad (FROLINAT), a été créé le 22 juin 1966 par Ibrahima Abatcha au Soudan (déjà), six ans après la proclamation de l’indépendance. C’était un peu normal. A l’époque, le premier président tchadien, François Tombalbaye, originaire du Sud du Tchad, intronisé le 11 août 1960, avait interdit tous les partis politiques dès le 19 janvier 1962.
Le FROLINAT rassembla alors des musulmans du nord et du centre-est, mais également des opposants de toutes origines. Le Frolinat était soutenu par le Soudan et menait ses opérations à partir du Tibesti. La France envoya (déjà encore) ses troupes au secours du régime de Tombalbaye en février 1968.
A partir de ce moment-là, ce fut l’engrenage sans fin : rébellion, prise du pouvoir, nouvelle rébellion et la France, toujours acteur et « solidaire » du régime en place.
Aussi, l’histoire politique du Tchad se conjugue-t-elle avec les factions armées, qui tout à tour ont donné un « président » au pays : Goukouni Oueddeï, chef du FROLINAT, fut nommé président du Conseil d’Etat provisoire le 24 mars 1979. Tout juste le temps de passer le flambeau à la tête de l’Etat le 29 avril 1979 à Lol Mohamed Shawwa qui dirigeait le Mouvement populaire de libération du Tchad (MPLT).
Le 21 août 1979, Goukouni Oueddeï redevient chef de l’Etat et chef du gouvernement, à la suite d’une conférence de réconciliation nationale qui s’est tenue à Lagos au Nigeria.
Pas moins de onze tendances politico-militaires y participèrent. C’est le début des sigles incompréhensibles pour qui pose un regard novice sur la politique tchadienne. A l’époque, on trouve entre autres – que les oubliés nous excusent – le CDR, le groupe ACYL, le CCFAN tendance Goukouni, appelé encore la « deuxième Armée », le FROLINAT-VOLCAN, le FROLNAT-FPL, la « troisième Armée », le FROLINAT Fondamental, le MPLT, les FAO …
Vous suivez ? Non ? Vous n'êtes pas les seuls. Les Nigérians, qui s’arrachaient les cheveux lors de cette conférence de paix en 1979, ont proposé que tous ces mouvements gardent le sigle FROLINAT, en y accolant chacun un autre sigle pour marquer sa différence.

Avec l’arrivée au pouvoir de Déby, c’est le grand boom des mouvements rebelles


On n’entre pas dans le détail de l’histoire et on saute directement à la période Idriss Déby, qui s’empare du pouvoir en décembre 1990, à la tête de son propre mouvement rebelle, le Mouvement patriotique du salut (MPS), en venant (encore) du Soudan voisin. Le président en place, Hissein Habré, fuit N'Djaména pour se réfugier déjà ou à nouveau au Cameroun, avec l'étape obligée à Kousséri.
Mais avec l’arrivée au pouvoir de Déby, c’est le grand boom des mouvements rebelles, le feu d’artifice. Tous les anciens reprennent du service comme le Conseil démocratique de la révolution (CDR) d’Acheikh Ibn Oumar, mais cette fois, le Sud du pays fournit lui aussi un beau contingent de rébellions, Idriss Déby étant originaire du Nord-est du Tchad et son armée, formée essentiellement de membres de son ethnie, les Zaghawas, ayant la main particulièrement lourde et facilement meurtrière envers les sédentaires paysans du sud du pays.
On cite en vrac, le Comité national de redressement du Tchad (CNRT) d’Abbas Koty, le Comité de sursaut national pour la paix et la démocratie (CSNPD) de Moïse Kette, les Forces armées pour la République fédérale (FARF), le Front national du Tchad (FNT).
Idriss Déby réussit aussi l’exploit de générer des mouvements dans le Nord, le Tibesti plus précisément où se crée, en mars 1999, le Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT), dirigé alors par Youssouf Togoïmi.
Vous êtes complètement perdus ? Pas grave, on continue. Et encore, on a été gentil parce qu’on aurait pu vous parler du Mouvement pour la Démocratie et le Développement (MDD), basé dans la région du lac Tchad et créé en 1995, enfin juste de la tendance Moussa Medella, pas de celle d’Ibrahim Mallah pour ne pas trop vous égarer.
Ou encore de la merveilleuse CMAP (Coordination de mouvements armés et partis politiques de l'opposition) qui a regroupé un temps le Front National du Tchad Rénové (FNTR) de Ahmat Yacoub, l’Action Tchadienne pour l'Unité et le Socialisme (ACTUS) du Dr Ley Ngardigal Djimadoum, le Front Uni pour une alternance démocratique au Tchad (FU/ADT) de Jean-Prosper Boulada, le Rassemblement pour le progrès et la justice sociale (RPJS) de Mme Bourkou Louise Ngaradoum, le Front Extérieur pour la Rénovation (FER) d’Antoine Bangui, le Front Démocratique Populaire (FDP) du Dr. Nahor, l’Alliance des Démocrates Résistants (ADR) d’Younous Ibedou, la Convention des Forces Nationalistes (CFNT) de Moussa Tchorgué - respirez …soufflez … - le Conseil d'Union pour le Renouveau (CURE) d’Amadou Ahidjo Ngaro, la Force pour le Ratissage, le Regroupement et le Redressement du Tchad (FRRRT) de Yaya Batit Ali, le Front Uni pour une alternance démocratique au Tchad (FU/ADT) de Jean-Prosper Boulada, et, on allait l’oublier, le Mouvement pour la Révolution Populaire (MRP) de Titinan Biré. De la belle ouvrage cette CEMAP !
Vous souriez, vous pensez que c’en est assez ? Naïfs et bien heureux qui ne connaissez pas le Tchad.
Idriss Déby dure au pouvoir. Il est élu et réélu en 1996, 2001 et 2006. Une telle durée, ça crée des divisions, des rancunes, des exclus, des disgrâces, des conflits interethniques.
A titre d'exemple, la première "tentative de putsch" contre son régime a eu lieu le 13 octobre 1991, par son ancien bras droit, le colonel Maldom Abbas, qui était soutenu par une dizaine de responsables politiques et militaires appartenant pour la plupart à l'ethnie Hadjarai. Il s'agissait d'un premier conflit de partage du pouvoir, entre les Hadjarai (l'ethnie du colonel Maldom Abbas) et les Zaghawa (ethnie du président Idriss Déby).
Lire la suite (avec patience)

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voyage
Et comment !
Il y a même un "Ministère du Développement touristique",
confié à Ahmat Barkai Animi.
Non, non ! Vous ne rêvez pas. Et le plus drôle, c'est que le brave homme a accepté cette lourde tâche.
Peut-être va-t-il développer des nouveaux concepts touristiques dans le genre : "Safari sur rebelles", ou "Visites guidées de camps de réfugiés", "Huit jours avec l'Arche des paumés".
Qui sait ? Inventer le Tourisme ludique, avec des programmes festifs du genre : "Retrouver l'opposant enlevé et jamais retrouvé" (dix millions de Francs CFA au vainqueur) ou pourquoi pas "Je crée ma propre rébellion", avec fourniture d'enfants soldats nécessaires.
On aimerait aussi des forfaits du genre "Une semaine avec les petits gars de l'Opération Epervier", mais ça, les grandes TV françaises l'ont déjà fait.