Principales
ethnies : Shona (plus de 70 %) et Nedebele (près de 20 %)
Capitale : Harare
Principales
villes : Bulawayo, Mutare, Masvingo, Chinhoyi, Hwange, Kariba, Shurugwi
Président : Robert Mugabe (depuis le 30/11/1987)
Vice-présidente : Joyce Mujuru (depuis le 04/12/2004, reconduite en octobre 2008)
Vice-président : Joseph Msika (depuis le 23/12/1999, reconduit en octobre 2008)
Premier ministre : Morgan Tsvangirai (MDC)
Partis
au pouvoir : avant les élections générales de 2008, l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF).
Aux législatives du 29 mars 2008, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) est devenu majoritaire au Parlement avec 109 députés.
Mugabe a été réélu président, le 27 juin lors d'un second tour contesté et en l'absence d'adversaire, l'opposant, Morgan Tsvangirai, ayant boycotté ce scrutin.
Un
gouvernement d'union nationale a été formé en février 2009
Le
Zimbabwée en deux ou trois mots ?
Maudit, British, Mugabe, Réforme agraire …
Maudit
Maudit fut le jour où Lobengula, le roi des populations Ndébélés qui contrôlait le pays à partir de Bulawayo signa une convention avec des émissaires de l’homme d’affaires et politicien britannique Cecile Rhodes, concédant à sa compagnie privée, la British South Africa Company (BSAC) de simples droits de prospections minières.
Ce fut en 1888, et depuis ce jour, le Zimbabwe connut l’enfer d’une colonisation des plus ignobles qui soient.
Cecile Rhodes, les poches déjà bien pleines avec sa compagnie minière la "de Beers" qui contrôlait toute l’exploitation de diamants dans la région de Kimberley en Afrique du Sud, ambitionnait d’étendre l’empire britannique de la ville du Cap au Caire en Egypte. Grandeur, quand tu nous tiens …
L’aventure coloniale de Rhodes et de sa compagnie privée fut entretenue et encouragée par le Royaume-Uni.
En 1889, une Charte royale octroya la gestion de tous les territoires situés au-dessus et au-dessous du fleuve Zambèze à la BSAC. Ces territoires furent alors appelés Zambézie du Nord (l’actuel Zambie) et Zambézie du Sud (l’actuel Zimbabwe).
Le 6 mai 1890, une colonne de pionniers partit de la ville de Kimberley en Afrique du sud, direction le Nord, la concession accordée par le roi Lobengula en main : 180 colons et 500 hommes, policiers et missionnaires compris. Ce fut le début d’une histoire tragique. En 1891, la Grande-Bretagne fait de la région du Mashonaland un protectorat puis autorise les colons de la BSAC à envahir le Matabeleland en 1893.
En quelques années, après avoir écrasé dans le sang deux rébellions des populations noires locales, celle des Ndébélés en 1893, puis celle de l’ensemble de la population africaine, Ndébélés et Shonas, en 1896, la BSAC mit la main sur tout le territoire qui englobait alors le Mashonaland et le Matabeleland et lui donna le nom de Rhodésie, le 23 avril 1895, en hommage à Cecil Rhodes, qui décédera en 1902.
La révolte de 1896, baptisée Chimurenga ("guerre de libération") est gravée à tout jamais dans la mémoire des Zimbabwéens.
L’armée impériale britannique, venue en renfort des colons de la BSAC, joua du canon Maxim, de la mitrailleuse Armstrong, et finit le travail à la dynamite pour déloger - tuer quand ils ne se rendaient pas - les derniers résistants shonas, réfugiés avec femmes et enfants dans des "kopjes", des amas granitiques empilés, dans leur fief des Matopos-Hills. Lire la suite
En ce moment, c'est plutôt "chaud". La crise politique entraînée par les élections générales de mars 2008 est loin d'être réglée.
Si les données restent en l'état, on voit mal une cohabitation politique entre le présidnet Robert Mugabe et son opposant Morgan Tsvangirai se passer en toute tranquilité.
Si vous voulez vous offrir une vue plongeante sur les Chutes Victoria (Victoria Falls), on vous conseille plutôt d'aller admirer le spectacle à partir de la Zambie.