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Près d'un
millier de ressortissants Zimbabwéens se sont
retrouvés sans abri le 23 octobre, à la
suite de violences xénophobes et destructions de
leurs baraquements, dans un bidonville proche de
Johannesburg.
Cinq baraquements appartenant à des
Zimbabwéens ont été détruits
ou incendiés dans la nuit du 22 octobre
après la destruction et le pillage de 280 autres
deux jours plus tôt. Ce campement informel de
Zandspruit, situé à 20 km au nord-ouest de
Johannesburg, comptait quelque 15.000 baraques et 50.000
habitants.
Les heurts à Zandspruit ont commencé
lorsque les habitants Sud-Africains ont tenté
d'expulser des Zimbabwéens du campement. L'origine
des tensions tient à la fois à un
ressentiment latent à l'encontre des
Zimbabwéens considérés comme des
"voleur d'emplois" locaux, et aux suites d'un meurtre
d'une Sud-Africaine le mois dernier, imputé par la
rumeur locale à un Zimbabwéen.
A la suite de ces troubles, 29 personnes dont
plusieurs Zimbabwéens ont été
arrêtées pour violence sur la voie publique. |