N° 240
du 30/11/2001

Afrique du Sud


Peter Marais
Le maire de la ville du Cap qui démissionne

afex
 
Le maire du Cap, Peter Marais, membre du Nouveau parti national (NNP), a annoncé sa démission le 21 novembre, quelques heures seulement après avoir été rétabli dans ses fonctions par la justice.
Dans la matinée de ce 21 novembre, la Haute Cour du Cap l'avait rétabli dans ses fonctions municipales, un mois après la décision de la principale formation d'opposition sud-africaine, l'Alliance démocratique (DA), de l'exclure de ses rangs et de lui retirer son mandat de maire, point de départ de la crise.
Peter Marais a toutefois confirmé sa démission, préférant se consacrer entièrement à son parti, le NNP, ancien parti de l'apartheid qui a quitté la DA début novembre pour s'engager dans la négociation d'un accord avec l'ANC, au pouvoir.
"J'ai à faire le choix entre un siège de maire à étiquette DA ou un avenir incertain. Toutefois, pour rester maire, j'aurais dû tourner le dos aux pauvres, abandonner mes principes moraux et prêter allégeance à la DA", a expliqué M. Marais.
Peter Marais, personnage controversé pour ses prises de position conservatrices, mais populaire au sein de l'électorat métis du Cap, avait été mis en cause en juillet dans une histoire de fausses lettres de soutien à une de ses idées : renommer deux avenues du Cap aux noms de Mandela et Frederik de Klerk. A la suite de cette affaire, le dirigeant de la DA, Tony Leon, lui avait déjà demandé de démissionner.
Devant son refus, la DA l'avait exclu du parti le 19 octobre, entraînant sa destitution à la mairie. C'est cette destitution par son parti que le juge Deon van Zyl a annulée, estimant qu'elle n'était "certainement pas conforme aux exigences de la justice naturelle".