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Wouter Basson,
l'ancien chef des laboratoires militaires de
l'apartheid, a subi une légère
congestion cérébrale, entraînant son
hospitalisation et l'ajournement de son procès en
cours depuis plus de deux ans.
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Le Dr Basson est hospitalisé dans un
hôpital de Pretoria dans l'unité de soins
intensifs. Son procès a été
ajourné.
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Le Dr Basson, 52 ans, comparaît libre depuis
octobre 1999 à la Haute Cour de Pretoria pour 46
chefs d'accusations de meurtres, trafic de drogue et
fraudes lorsqu'il dirigeait le programme d'armement
chimique de l'apartheid, de 1982 à 1992. Il plaide
non coupable.
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Le procès a déjà
été marqué par maints ajournements,
et de vifs échanges, en audience, entre
l'accusation et le juge-président, Willie
Hartzenberg, soupçonné par le procureur de
préjuger le procès en faveur de l'innocence
de Basson. L'accusation avait tenté en vain
d'obtenir la récusation du juge.
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Depuis le début du procès, Basson a
déjà été relaxé d'une
vingtaine des chefs d'inculpation initiaux, dont ceux
relatifs au meurtre de 200 guérilleros de
l'indépendance namibienne dans les années
80.
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Dans la première partie du procès en
2000, d'anciens membres des Forces spéciales de
l'apartheid ont fait d'effroyables récits
d'élimination d'opposants, injectés avec un
asphyxiant musculaire, utilisés comme cobayes de
substances mortelles.
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En 2001, Basson, que la presse surnomma le "Docteur
la Mort", a relaté dans le détail sa
quête d'un arsenal chimique pour l'apartheid dans
les années 80, avec multiples voyages et
transactions à l'étranger, contacts avec la
"mafia chimique" internationale, et fonds
quasi-illimités de Pretoria.
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