N° 287
du 03/02/2004

 

Afrique du Sud

Johannesburg, un nouvel eldorado ?
Le centre de Johannesburg, marqué dans les années 1990 par un délabrement croissant et une hausse vertigineuse de la criminalité, est aujourd’hui le théâtre d’une «nouvelle ruée vers l’or», a affirmé fin janvier son maire, Amos Masondo.
«Les investissements privés au cœur de la ville - en termes de commerces ou d’habitations - continuent à affluer dans ce qui a été décrit comme une nouvelle ruée vers l’or», a déclaré M. Masondo à l’occasion de la rentrée municipale.
«Au cours de l’année écoulée, nous avons intensifié nos efforts dans les domaines de la propreté, du respect de la loi, de la lutte contre la criminalité et les programmes de construction», a-t-il expliqué.
Le maire a mis en avant des chiffres illustrant cet inversement de tendance dans le centre de la plus grande ville sud-africaine.
Il a notamment souligné que les délivrances de permis de construire avaient augmenté de 500%, tandis que le taux de bâtiments inoccupés dans le centre de la ville avait baissé de 23,7%.
Le maire de «Jozy» a estimé que la détermination de la municipalité constituait «un signal pour les criminels, les propriétaires sans scrupule et d’autres que le redressement de la ville était en marche».
En 1999, le centre-ville était devenu presque inhabité, se transformant en ville-fantôme une fois la nuit tombée avec un taux d’occupation des bâtiments d’environ 15%.
De nombreuses sociétés avaient alors déménagé, préférant s’intaller plus au nord, dans le quartier d’affaires de Sandton, à l’image de la Bourse de Johannesburg.
Depuis, grâce en particulier à d’importantes avancées dans la lutte contre la criminalité - avec l’installation de nombreuses caméras vidéo - le centre a cependant progressivement changé de visage.
En 2000, un ambitieux plan de régénération urbaine sur 30 ans, baptisé «Joburg 2030», a été lancé par la municipalité en partenariat avec le gouvernement provincial.
Joburg 2030, avec un budget d’environ un milliard de rands (115 millions d’euros), vise à faire de la «cité de l’or» un centre urbain «de classe mondiale».

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