- La direction du
Nouveau Parti National (NNP -au pouvoir sous
l'apartheid) a entériné le retrait de cette
formation de l'alliance d'opposition de droite
formée en 2000, ouvrant ainsi la voie à un
partenariat avec le Congrès National Africain
(au pouvoir), a indiqué le NNP, le 8 novembre.
- Le conseil fédéral du NNP, réuni
à Pretoria, a modifié la constitution
interne du parti, avalisant son retrait de l'Alliance
démocratique (DA) formée il y a
16 mois avec le Parti démocrate (DP
- droite libérale) (cf. Afrique Express 238)
- Le chef du NNP, Marthinus van Schalkwyk
a annoncé des pourparlers "dès que
possible" avec l'ANC en vue d'accords de "gouvernement
participatif" aux trois niveaux de gouvernement
(municipal, provincial ou national).
- Le Conseil fédéral du NNP n'a par
contre décidé d'aucune sanction
immédiate contre le Premier ministre provincial du
Cap Occidental, le chef local du NNP Gerald
Morkel, en rébellion ouverte contre sa
direction nationale car il rejette la scission NNP-DP.
- Le Cap Occidental est la seule des neuf provinces
sud-africaines échappant au contrôle de
l'ANC. Elle est gouvernée depuis 1999 par la
coalition NNP-DP, et un éclatement de cette
alliance pourrait voir, à terme, le NNP et l'ANC
s'unir pour gouverner en tandem au Cap, comme de 1994
à 1998.
- M. Morkel, suivi pour l'instant par plusieurs de ses
ministres provinciaux, entend saisir la justice pour
invalider le changement de constitution du NNP
décidé à Pretoria. Il a
déjà remporté une victoire
judiciaire quand le NNP, qui l'avait suspendu, a dû
le rétablir, faute d'avoir respecté ses
propres procédures internes.
- Mais le sort de M. Morkel paraissait encore
incertain, le démantèlement effectif de la
DA le rendant désormais plus vulnérable
à une sanction interne de son parti.
- Un porte-parole du NNP, revenant sur
l'éclatement de la DA, alliance à base
électorale majoritairement blanche, a
indiqué que le souhait du NNP est de rapprocher
les minorités blanche, métisse, et indienne
du pays avec la majorité noire, base
électorale de l'ANC, "dans le cadre d'un accord
raisonnable accommodant chacun".
-
- Les critiques vers cet éventuel rapprochement
entre le NPP et l'ANC ne viennent pas que des membres du
NPP. Winnie Madikizela-Mandela, en butte avec la
justice pour des affaires de prêts illégaux
(cf. Afrique Express 238), a donné de la voix en
dénonçant en termes vifs un futur accord
ANC/NNP, dans une interview rapportée jeudi par le
quotidien Sowetan.
- "C'est comme si une femme invitait dans son lit un
homme dont elle sait qu'il est séropositif", a
estimé, tout en finesse, la présidente de
la Ligue des femmes de l'ANC.
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