- Le Congrès
panafricain (PAC) a mis en garde le 14 janvier
ceux qui critiquent le président zimbabwéen
Robert Mugabe, estimant que l'Afrique du Sud
était "assise sur une bombe agraire beaucoup plus
grosse que le Zimbabwe". "Le jour où cette bombe
explosera, la situation zimbabwéenne ressemblera
à un pique-nique" en comparaison, a estimé
dans un communiqué le vice-président du
PAC, Motsoko Pheko, en
référence aux violences accompagnant la
réforme agraire menée par Robert Mugabe
visant à redistribuer la quasi-totalité des
terres de la minorité blanche à des
familles noires qui n'en ont pas.
- Depuis l'an dernier, le PAC est le seul parti
sud-africain à avoir exprimé un soutien
constant à la réforme agraire à
marche forcée au Zimbabwe, incitant même en
Afrique du Sud à quelques occupations
illégales de terres par des sans-toit, initiatives
vite réprimées par les autorités
sud-africaines.
- L'opposition parlementaire et la plupart des
médias sud-africains ont appelé le
président Thabo Mbeki à adopter une
position ferme à l'égard de Robert Mugabe,
à l'occasion du dernier sommet de la
Communauté de développement d'Afrique
australe (SADC) à Blantyre.
- Le PAC s'en est aussi pris aux critiques du projet de
loi zimbabwéen sur le contrôle de la presse,
estimant que les médias appartenaient toujours
dans ce pays à ceux qui furent silencieux sous le
régime minoritaire blanc rhodésien de Ian
Smith.
- Ceux qui font "beaucoup de bruit" aujourd'hui
à propos de la liberté de la presse au
Zimbabwe "sont les mêmes qui ne dirent rien (...)
dans nombre de situations de violations du droit par les
colonialistes racistes" jadis, a déclaré
Motsoko Pheko.
- Le PAC, rival historique et radical du Congrès
National Africain (ANC) au sein de la lutte de
libération noire contre l'apartheid, peine
à s'ancrer dans la nouvelle Afrique du Sud. Aux
premières élections de 1994, il n'obtint
que 1,25% des voix, score tombé à 0,7% en
1999 (trois députés).
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