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| Le dernier président sous
le régime de l’apartheid, Frederik de Klerk,
a apporté le 2 février son importante caution à l’alliance
entre l’ANC et son ancien parti, le NNP, confortant un rapprochement
avec le parti au pouvoir depuis la fin de l’apartheid. De Klerk, invité d’un dîner politique à Stellenbosch pour le 14ème anniversaire de son discours levant l’interdiction de l’ANC, a exprimé son «soutien complet» à l’alliance NNP-ANC formée en 2002, estimant qu’elle est le «modèle de coopération» requis par l’Afrique du Sud d’aujourd’hui pour gérer sa complexité raciale. Le soutien de De Klerk, Prix Nobel de la Paix en 1993, jouissant toujours d’une forte autorité morale, est considéré comme un développement politique très symbolique, en même temps qu’un revirement personnel pour l’homme qui avait en 1996 claqué la porte du Gouvernement d’unité nationale, emmenant avec lui son Parti National, devenu depuis Nouveau Parti National (NPP). «Il existe un fort sentiment selon lequel notre processus de transition est devenu quelque chose d’unilatéral, et les préoccupations de certaines de nos communautés ne reçoivent pas l’attention qu’elles devraient», a déclaré De Klerk devant une assemblée majoritairement blanche afrikaner. «La composition de notre complexe population multiculturelle et multi-ethnique requiert un modèle spécial de coopération pour la phase de transition dans laquelle nous allons opérer dans les années à venir», a poursuivi l’ancien chef d’Etat, qui s’est retiré de la vie politique depuis 1996. «L’accord de coopération entre le NNP et l’ANC répond clairement à ces demandes, et a de ce fait mon soutien total», a-t-il ajouté. Le NNP, en déclin électoral régulier depuis la fin de l’apartheid, a opéré en 2002 un virage politique à 180 degrés, cessant son partenariat avec l’Alliance démocratique (opposition de droite libérale à forte base blanche) pour se rapprocher de l’ANC du président Thabo Mbeki.Le président Mbeki appelle à des élections «pacifiques» De son côté, le président Thabo Mbeki a appelé le 31/01 dans la province du KwaZulu Natal à «des élections pacifiques», tant dans cette région, qui à une tradition de violences politiques, que dans le reste du pays. «Laissons le peuple choisir quel parti il veut», a lancé le président, lors d’un meeting à Port Shepstone. Entre 1985 et 1995, plus de 12.000 personnes ont été tuées dans le KwaZulu-Natal dans des violences politiques ayant opposé militants de l’ANC à ceux du Parti de la Liberté Inkatha (IFP) de Mangosuthu Buthelezi. «Aucun endroit, ni dans le Kwazulu-Natal ni dans le reste du pays, ne doit être une zone interdite» aux militants et sympathisants de partis aux idées différentes, a martelé Thabo Mbeki. |
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