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Le président Thabo Mbeki
a démenti implicitement le 5 mars, l’hypothèse, évoquée
récemment par l’opposition, d’une éventuelle
révision constitutionnelle qui lui permettrait de briguer un troisième
mandat en 2009.
Evoquant les «peurs» utilisées en période électorale,
M. Mbeki, qui devrait, d’après tous les sondages, être
élu pour un deuxième mandat à l’issue des élections
générales du 14 avril, estime que «la peur la plus
à la mode» aujourd’hui est «la menace fictive
d’un Etat à parti unique».
«L’accusation consiste à dire que quoi qu’il
arrive, l’ANC (Congrès national
africain, au pouvoir depuis 1994) est anti-démocratique
et a l’intention d’établir une dictature de parti unique.
A l’appui de cette allégation, de nombreuses histoires sont
fabriquées pour faire peur à l’électorat»,
a-t-il déclaré dans la lettre hebdomadaire de l’ANC.
«La plus récente consiste à dire que l’ANC a
l’intention de changer la Constitution pour permettre au président
(...) de faire trois mandats», contre deux actuellement autorisés.
«Ceux qui ont recours à ce type de falsification n’hésitent
pas à utiliser le nom de Nelson Mandela pour crédibiliser
leurs affirmations (...) faisant mine d’ignorer que Madiba a catégoriquement
affirmé (...) que l’ANC ne prendrait jamais la décision
de changer la Constitution» sur ce point, a-t-il ajouté.
«Le facteur-peur est depuis longtemps une caractéristique
de la politique des Blancs dans notre pays», a-t-il conclu.
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