- 3 août 1934 : naissance de Jonas
Malheiro Savimbi à Munhango, dans la province
de Bié (centre), fils de Loth Malheiro Savimbi,
chef de gare et pasteur, et de Helena Mbundu Sakatu.
- 1955 : études secondaires au
Collège des frères Maristes de Silva
Porto-Bié, sous la protection du Frère
Cordeiro.
- 18 mai 1958 : Savimbi s'envole pour le
Portugal. Etudes secondaires au Lycée Passos
Manuel de Lisbonne, suivies par deux années
d'étude en médecine, un cursus qui restera
inachevé.
- octobre 1959 : Savimbi se frotte à la
politique à Lisbonne au sein du Mouvement pour
l'indépendance des colonies portugaises, où
il côtoie Agostinho Neto, fondateur du MPLA
(Mouvement populaire pour la Libération de
l'Angola).
- février 1960 : départ pour la
Suisse où il s'inscrit à l'institut des
Sciences Sociales de la Faculté de Droit de
Lausanne.
- décembre 1960 : séjour à
Kampala en Ouganda pour suivre une rencontre
internationale d'étudiants progressistes, au cours
de laquelle il y fait une rencontre décisive :
celle de Tom M'Boya, ministre de l'Economie du
Kenya et conseiller du président Jomo
Kenyata, qui le pousse à adhérer
à l'Union des Peuples de l'Angola (UPA),
dirigée par Holden Roberto.
- 1961/1962 : Savimbi est secrétaire
Général de l'UPA. Le Parti
Démocratique Angolais (PDA) fusionne avec
l'UPA, pour former le Front National de
Libération de l'Angola (FNLA), parti qui
aujourd'hui encore est dirigé par Holden Roberto.
- Création et proclamation du Gouvernement de
la République d'Angola en Exil (GRAE) dont
Savimbi est ministre des Affaires
étrangères. Commencent alors ses nombreux
contacts avec tout ce que l'Afrique compte de
progressistes : de Sekou Touré (président
de la Guinée) à Nasser (président
égyptien) en passant par Kwame N'Krumah
(président du Ghana).
- 15 Juillet 1964: sommet de l'OUA du Caire.
Savimbi quitte le FNLA et cherche des appuis en
Algérie, en Allemagne de l'Est, en Hongrie, en
Tchécoslovaquie et en Union Soviétique.
Echec complet, l'axe Moscou/Luanda passe
déjà par le MPLA.
- 1965 : Savimbi se tourne alors vers la Chine
Populaire, qui le forme, en compagnie d'autres Angolais
aux techniques de la guérilla.
- 13 mars 1966 : retour clandestin en Angola.
- Congrès fondateur de l'Union Nationale pour
l'Indépendance Totale de l'Angola (UNITA)
à Muangai, dans l'Est du pays.
- Savimbi est élu président de l'UNITA,
poste qu'il occupera jusqu'à sa mort.
- 25 décembre 1966: les Forces
armées de l'UNITA attaquent la ville de Teixera de
Souza. C'est le début de la lutte armée de
l'UNITA contre le pouvoir central.
- juillet 1967 : exil au Caire.
- 28 juillet 1968 : retour en Angola, pour
ouvrir un maquis dirigé contre les forces du pays
colonisateur, le Portugal.
- 14 juillet 1974 : signature d'un cessez-le feu
à Cangombe, dans l'est de l'Angola, avec des
représentants des nouveaux dirigeants portugais
qui ont mis fin à la dictature de Salazar, lors de
la "révolution des Oeillets".
- 3 janvier 1975 : conférence de
Mombassa au Kenya où se retrouvent les trois
dirigeants nationalistes angolais, Savimbi, Agostinho
Neto et Holden Roberto. l'ordre du jour ? La gestion de
l'Angola indépendant.
- 15 janvier 1975 : signature de l'accord
d'Alvor par lequel l'Angola accède officiellement
à l'indépendance. Un gouvernement de
transition est formé dans lequel l'UNITA est
représentée par 3 ministres et 3
secrétaires d'Etat.
- 16 juin 1975 : premiers affrontements à
Luanda entre partisans de l'UNITA et du MPLA.
- septembre 1975 : l'Afrique du Sud de
l'apartheid s'engage aux côtés de l'UNITA.
- 8 février 1976 : Jonas Savimbi et des
milliers de partisans abandonnent Huambo où ils
s'étaient installés et prennent de nouveau
le maquis, contre le nouveau régime angolais
dirigé par le MPLA. Début d'une " longue
marche " de 2.000 kilomètres entre Gago Coutinho
et Kwando Cubango qui durera sept mois.
- 20 septembre 1979 : José Eduardo dos
Santos devient président après le
décès de Agostinho Neto.
- décembre 1979 : création
à l'extrême sud du pays de Jamba, qui
devient le siège politique et militaire de
l'UNITA.
- décembre 1981 : premier voyage aux
Etats Unis de Savimbi qui reçoit l'appui de
Washington.
- 1986 : Savimbi est fait "Combattant de la
liberté" par le président américain
Ronald Reagan, à la Maison Blanche.
- 22 juin 1989 : première rencontre avec
le président Eduardo Dos Santos, lors du sommet de
Gbadolite, au Zaïre, sous l'égide de Mobutu.
- 31 mai 1991 : Savimbi et Dos Santos signent
les accords de paix de Bicesse au Portugal, en
présence du secrétaire
général de l'ONU, Xavier Peres de Cuellar,
de Yoweri Museveni, président en exercice de
l'OUA, du secrétaire d'Etat américain,
James Baker, du ministre russe des Relations
Extérieures, Edouard Chevarnadze et de Mario
Soares, le président portugais.
- 29 septembre 1991 : Premier retour sous haute
protection de Savimbi à Luanda, en vue de la
campagne électorale pour l'élection
présidentielle.
- 29 et 30 septembre 1992 : devancé par
Dos Santos dès le premier tour de la
présidentielle, Savimbi dénonce la fraude
mais reconnaît la victoire du MPLA aux
législatives quelques semaines plus tard. Le
deuxième tour de la présidentielle n'a
jamais pu être organisé.
- 3 octobre 1992 : Savimbi fuit Luanda pour se
réfugier à Huambo, son fief du centre du
pays, arguant de menaces contre sa vie.
- 31 octobre 1992 : début du massacre
à Luanda des sympathisants de l'UNITA,
restés dans la capitale.
- Parmi les victimes, le vice président de
l'UNITA, Jeremias Chitunda, le secrétaire
général, Adolosi Mango Alicerces, le
représentant de l'UNITA à la Commission
conjointe politico militaire, Elias Salupeto Pena.
Le gouvernement de Luanda argue de mesures
préventives pour justifier ces faits, affirmant
que l'UNITA avait infiltré la capitale à
l'occasion des élections et s'apprêtait
à prendre le pouvoir par la force. De fait,
l'arsenal de guerre dont disposait les forces de l'UNITA
à Luanda était impressionnant, pour une
simple "campagne électorale".
- 6 mai 1995 : sommet de Lusaka en Zambie, entre
Jose Eduardo dos Santos et Jonas Savimbi après la
signature des accords de Lusaka signés sous
l'égide des Nations Unies. Les accords de Lusaka
prévoyaient un "statut spécial " pour
Savimbi.
- 18 mai 1995 : Savimbi déclare accepter
le résultat des élections de septembre
1992.
- 16 septembre 1995 : Savimbi participe à
la conférence de Bruxelles sur l'Angola.
- juin 1995 : le MPLA, majoritaire à
l'Assemblée, vote une réforme de la
Constitution pour créer deux postes de
vice-présidents de la République. L'un
d'entre eux est proposé à Jonas Savimbi,
qui le refuse.
- 2 septembre 1998 : des anciens proches de
Jonas Savimbi décident de faire scission sous le
nom de Comité de rénovation. Le
gouvernement rompt tout dialogue avec l'UNITA de Savimbi,
en reconnaissant les dissidents comme seuls
interlocuteurs.
- 27 octobre 1998 : le Parlement annule le
"statut spécial" accordé en 1997 à
Savimbi en tant que chef du principal parti d'opposition.
- novembre 1998 : l'armée gouvernementale
lance officiellement une offensive générale
contre l'UNITA.
- 24 juillet 1999 : un mandat d'arrêt est
lancé contre Jonas Savimbi pour "crimes de
rébellion armée, sabotage et tuerie".
- septembre 1999 : l'offensive de l'armée
gouvernementale fait perdre à Savimbi ses fiefs
d'Andulo, Bailundo, Mungo et Nhareya, puis son ancien
quartier général à Jamba.
- 30 novembre 2000 : Le Parlement angolais vote
une loi d'amnistie générale qui s'applique
aux rebelles de l'UNITA et à leur chef.
- L'UNITA rejette la loi d'amnistie et maintient son
exigence de négociations directes avec Luanda.
- 10 août 2001 : une attaque contre un
train de voyageurs dans la province de Cuanza Sul,
revendiquée par l'UNITA, fait 259 morts et 412
disparus.
- 24 septembre 2001 : Le président
américain George W. Bush proroge d'un an les
sanctions contre l'UNITA, estimant que ce mouvement
représente toujours une menace pour la paix.
- 18 février 2002 : l'armée
gouvernementale annonce qu'elle s'est emparée de
bases de la rébellion, capture sept de ses
officiers et tue 8 maquisards dans la province de Moxico
où Jonas Savimbi s'est réfugié
- 22 février 2002 : Jonas Malheiro
Savimbi est tué les armes à la main, dans
la province de Moxico.
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