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Abdou Soulé Elbak, vainqueur de la présidentielle de lîle de la Grande-Comore, aime à se présenter comme fils de paysan, pour rappeler ses origines modestes.
Né en 1954 à Moroni, il est allé terminer ses études secondaires en Arabie saoudite, où il a obtenu en 1981 léquivalent arabe du baccalauréat, suivi dune maîtrise danglais au King AbdulAziz University, lUniversité islamique de Médine.
Cest peut-être à cause de mon séjour en Arabie saoudite quon me colle létiquette dislamiste, dit-il aujourdhui.
Peut-être aussi parce que lorganisation du pèlerinage à La Mecque tient une place importante dans lactivité de cet agent de voyages. Comme dailleurs, dans celle de tous ses confrères.
Peut-être encore en raison de son passage dans les rangs du Front National pour la Justice (FNJ), le parti islamiste comorien, qui la soutenu activement pendant sa campagne présidentielle.
Ce parti ne correspondait pas à mon engagement politique, affirme-t-il maintenant. Il a choisi ensuite le Parti comorien pour le développement et le progrès (PCDP, opposition), avec lequel il a été élu député en 1992, laissant de son passage de six mois à lAssemblée fédérale limage dun homme combatif, nhésitant pas à bousculer à loccasion les civilités parlementaires pour défendre ses arguments.
Lagent de voyage avait commencé comme chercheur et traducteur au Centre National de Documentation et de Recherche Scientifique (CNDRS), en 1986, après ses études en Arabie saoudite.
Il avait ensuite enseigné langlais pendant un an au Lycée Said Mohamed Cheikh de Moroni, avant de rejoindre lannée suivante le ministère comorien des Affaires étrangères et de la Coopération où il était responsable des ONG, outre son travail de traducteur.
Cet homme trapu, aux allures de boxeur, sest forgé au fil des ans la réputation dun fonceur, dun juste, dun défenseur des faibles et des déshérités.
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