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Les conflits de compétences entre lUnion des Comores et les îles autonomes, la détérioration des infrastructures et la situation critique du secteur de lénergie ont assombri les perspectives de croissance de larchipel de locéan Indien, estime la Banque mondiale.
Un récent rapport de la Banque (dressé par une équipe de la BM qui a séjourné aux Comores du 13 au 27 juillet) conclut que ces trois facteurs remettent en cause la modeste amélioration observée en 2001.
Ces trois facteurs contribueront selon toute vraisemblance à une accélération de la dégradation du déficit fiscal, assurent les experts.
Le rapport indique que la détérioration des infrastructures hypothèque toute reprise de la croissance économique, qui avait enregistré une hausse de 2% en 2001, fragilisant les opérateurs économiques locaux, et conduisant à un renforcement de la pauvreté.
Le blocage prolongé des ports présenterait un risque majeur pour la stabilité économique et sociale du pays, selon la même source.
Le blocage des ports est lune des principales conséquences du conflit de compétences né de la nouvelle constitution adoptée le 23 décembre 2001. Elle donne une large autonomie à chacune des trois îles: Grande-Comore, Anjouan et Mohéli.
Dans lattente délections législatives pour élire les parlements de lUnion et locaux, la répartition des compétences nest pas encore fixée dans le détail par la loi.
Le pouvoir du président de lUnion, le colonel Azali Assoumani, et de celui de lîle de Grande-Comore, Abdou Soulé Elbak, se disputent différentes prérogatives, nomment sur lautorité des ports.
La situation du port de Moroni est devenue très préoccupante, ne serait-ce quà cause de ses retombées sur les recettes de lEtat, et celle du port de Mutsamudu, sur lîle dAnjouan, sest encore davantage compliquée en raison du conflit de compétences, estiment les experts.
Dans un pays dont les ressources financières proviennent essentiellement de la douane, une gestion saine du port de Moroni est actuellement le seul moyen déviter une poursuite de la hausse des prix, des pénuries, de la dégradation des recettes et donc de lincapacité de lEtat à payer les salaires de ses agents, estime la mission qui encourage vivement les autorités comoriennes à privatiser les ports.
La mission relève en outre que la situation dans le secteur de lélectricité demeure particulièrement préoccupante, ce dernier se trouvant au bord de la rupture.
Enfin, la mission avertit enfin que les perspectives futures dassistance de la Banque Mondiale dépendront de la capacité du gouvernement à parvenir à un accord avec le Fonds monétaire international sur le terrain des réformes structurelles.
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