N° 251
du 18/06/200
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Les gouvernements des Comores
formés en mai et juin 2002

Le premier gouvernement de l’Union des Comores,
formé le 5 juin


Le premier gouvernement de l’Union des Comores, a été formé le 5 juin par le colonel Azali Assoumani, élu le 14 avril:

Président de l’Union des Comores : Colonel Azali Assoumani

  • Vice-président chargé des Finances, du Budget, de l’Economie, du Commerce extérieur, des Investissements, et des Privatisations: El Yachourtu Caambi, ancien Premier ministre, ancien ministre des Finances, ancien Secrétaire général de la Commission de l’Océan Indien (COI), (originaire d’Anjouan)
  • Vice-président chargé de la Justice, de la Sûreté territoriale, de l’Information, des Affaires religieuses, des Droits de l’homme, et des Relations avec les Assemblées: Rachidi Ben Massoundi (originaire de Mohéli)
  • Ministre d’Etat chargé des Relations extérieures, de la Coopération, de la Francophonie, de l’Environnement, et des Comoriens de l’étranger: Mohamed Elamine Souef, ancien ministre des Affaires étrangères (originaire de la Grande-Comore)
  • Ministre d’Etat chargé des Affaires sociales, de la Solidarité, de la Décentralisation, des Postes et Télécommunications, et des Transports internationaux: Soilihi Ali Mohamed (originaire de la Grande-Comore)
  • Ministre délégué auprès du ministre d’Etat chargé des Relations extérieures, de la Coopération, de la Francophonie, de l’Environnement, et des Comoriens de l’étranger, porte-parole du gouvernement: Ali Moumine, (originaire d’Anjouan)


Cette dernière nomination n’a pas plu aux nouvelles autorités d’Anjouan, qui ont aussitôt nommé leur propre ministre de la Coopération. Ainsi, le 11 juin, le président de l’île autonome d’Anjouan, le colonel Mohamed Bacar, a nommé un ministre d’Etat chargé de la Coopération, de la Francophonie, et des Relations avec les Institutions de l’Union des Comores. Djaanfar Salim Allaoui, vice-Premier ministre du gouvernement d’union nationale de transition jusqu’à la mise en place, le 5 juin, du premier gouvernement de l’Union des Comores, devient ainsi une sorte de ministre des Affaires étrangères de l’île d’Anjouan.
Cette nomination apparaît comme une première entorse à la Constitution de la nouvelle Union des Comores, et à l’Accord-cadre de réconciliation nationale comorienne signé le 17 février 2001 selon lequel, les relations extérieures “relèvent du domaine exclusif” du pouvoir central de l’Union. Tout comme la religion, la monnaie, la nationalité, la défense extérieure, et les symboles nationaux.

Le président de la Grande-Comore a formé son gouvernement

Le président de l’île autonome de la Grande-Comore, M. Abdou Soulé Elbak, a formé son gouvernement, composé de neuf membres, dont un seul a déjà occupé par le passé des fonctions ministérielles.
Elbak a été élu président de la Grande-Comore le 19 mai dernier avec 60,07% des suffrages exprimés, devant le gouverneur sortant de l’île, M. Bakari Abdallah Boina qui bénéficiait du soutien officiel du président de l’Union des Comores, le colonel Azali Assoumani.
Le président de la Grande-Comore a été officiellement investi dans ses fonctions le 29 mai pour un mandat de cinq ans.
Son parti, le PCDP (Parti comorien pour le développement et le progrès) obtient deux portefeuilles, les Finances et la Sécurité intérieure.
Le ministère de l’Education revient à un syndicaliste, connu pour ses critiques contre le pouvoir de colonel Azali.
Le Front national pour la justice (FNJ), un parti estampillé islamiste, obtient le ministère de l’agriculture et de la pêche.
Le parti SHAWIRI du colonel Mahamoud Mradabi et le CHUMA du prince Said Ali Kemal sont chargés chacun d’un département ministériel. Les deux partis d’opposition avaient soutenu la candidature du candidat Elbak.


Le gouvernement de l’île de la Grande-Comore, formé le 3 juin 2002

Président : M. Abdou Soulé Elbak

  • Ministre de l’Economie et des finances, chargé de la coopération décentralisée, des Postes et Télécommunications: Dr Inoussa Assoumani (parti PCDP)
  • Ministre de l’agriculture, de l’élevage, et de la pêche: M. Abdou Youssouf (parti FNJ)
  • Ministre de la sécurité intérieure et de l’administration territoriale: M. Ibrahim Abdallah (PCDP)
  • Ministre de l’Education, de la formation professionnelle et technique, chargé de la culture, de la jeunesse et des sports: M. Ismaila Mohamed (syndicaliste)
  • Ministre de la Santé publique et de la solidarité sociale, chargé de la promotion de la femme: Dr Tadjiri Ahamada (parti CHUMA)
  • Ministre de l’industrie, de l’équipement, et des ressources minières: M. Karani Bacar (parti SHAWIRI)
  • Ministre du tourisme, de l’environnement, chargé de l’aménagement du territoire: M. Cheikh Ali Bacar Cassim (ancien député, candidat malheureux à la présidence de la Grande-Comore)
  • Ministre de la justice, du travail, de la promotion des droits politiques et sociaux, chargé des affaires religieuses et coutumières: M. Abdou Raouf Ahmed
  • Ministre de la Communication et du développement communautaire, chargé des relations avec l’Union des Iles et de la diaspora: M. Dini Nassur (ancien ministre, candidat malheureux à la présidence de la Grande-Comore (parti DJAWABU)

Le gouvernement de Mohéli formé le 22 mai 2002

Mohamed Said Fazul, élu le 7 avril président de l’île de Mohéli, la plus petite de la toute nouvelle Union des Comores, a annoncé la formation de son gouvernement, qui compte un total de cinq ministres.
Les ministres de Mohéli cumulent plusieurs portefeuilles. Le moins épais est celui du ministre délégué auprès du président, chargé des Finances, du Budget, de l’Economie et du Commerce.
Mais le ministre de l’Aménagement territorial est également en charge de l’Urbanisme, du Logement, de l’Energie, des Transports, Postes et Télécommunications. Le ministre de l’Intérieur est aussi celui de la Justice, de l’Information, de la Fonction publique et des Réformes administratives, chargé de la décentralisation. Le ministre de la Production a également reçu les portefeuilles de l’Environnement, de la Recherche minière, de l’Artisanat, du Tourisme, et Porte-parole du gouvernement. Le ministre de l’Education nationale a compétence aussi pour la Formation professionnelle, la Santé, la Culture, la Jeunesse et les Sports. Quant à la Sécurité intérieure, elle est confiée au directeur de cabinet du président.


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