|
Les représentants
des trois îles comoriennes se sont
séparés sur l'île de Mohéli au
cours du week-end du 9 septembre sans pouvoir se mettre
d'accord sur le texte d'une nouvelle constitution
prévue dans l'accord de réconciliation
signé en février dernier. La commission
tripartite chargée d'examiner un avant-projet de
constitution s'est séparée sur un constat
d'échec total.
Les divergences portent sur la dénomination du futur
Etat comorien, le mode d'élection du président
de la République, ainsi que la répartition des
compétences entre les îles et le pouvoir
central.
Les délégations d'Anjouan et de Mohéli
veulent une "Union des Etats des Comores" et non une
"Union des Iles Comores" et soutiennent l'option
d'une présidence collégiale "tournante",
formée des trois chefs d'Etat des trois îles,
selon la proposition retenue dans l'avant-projet de
Constitution actuellement en cours d'examen. Selon cet
avant-projet, le futur président de la
République comorienne devrait être choisi au
sein d'une direction collégiale composée des
trois chefs des trois îles, pour un mandat de quatre
ans, les deux autres occupant un poste de
vice-président.
La seule avancée des négociations
réside dans l'acceptation du terme "peuple comorien"
au lieu "des populations des Comores".
Selon le calendrier initial, la mise en place du nouvel
ensemble comorien devrait être achevée au plus
tard à la fin de l'année. La nouvelle
Constitution aurait dû être déjà
adoptée par référendum le 30 juin
dernier au plus tard.
Rappel : les travaux de la Commission
des lois avaient été interrompus le 9
août par le coup d'Etat à Anjouan.
Conséquence de ce coup de force, la
délégation anjouanaise a été
remaniée par les nouveaux tenants du pouvoir dans
l'île séparatiste. Le chef de la
délégation anjouanaise, le commandant
Halidi Charif, a été remplacé par
le Dr Abdou Bacar, présenté à
Anjouan comme un ancien "rattachiste", et qui aurait
milité au début de la crise séparatiste
anjouanaise en 1997, pour le rattachement d'Anjouan à
la France.
Le Dr Abdou Bacar est le frère du commandant
Mohamed Bacar, membre, avec les cdts Halidi
Charif et Toilha, du "présidium" qui a
pris le pouvoir le 9 août à Anjouan.
|