- Quelques jours
après son échec, et de nouveau
réfugié dans l'île de Mayotte, le
lieutenant-colonel Said Abeid
Abdérémane a appelé le 18
novembre les anjouanais à boycotter le
référendum constitutionnel des Comores,
dans une interview au correspondant de l'AFP.
- Selon lui, la dernière mouture du projet de
constitution des îles des Comores n'est pas
conforme à l'esprit des accords du 17
février 2001. Ces accords offraient, estime-t-il,
une très large autonomie à chacune des
îles, contrairement au texte du
référendum prévu le 23
décembre.
- "La communauté internationale avait une seule
exigence à savoir que l'Ensemble Comorien soit le
seul sujet de droit international mais tout le reste
pouvait être négocié afin que chaque
île puisse se gérer librement sans risque de
se faire écraser par une autre", a-t-il
précisé.
- Il reproche à son successeur, le
Commandant Bacar, d'avoir bradé les
intérêts des anjouanais en acceptant ce
projet de constitution qui ramène la cause
anjouanaise à la case départ.
- Le lieutenant-colonel Abeid Abdérémane
est ensuite parti pour la région toulousaine en
France. Il s'était replié à Mayotte
après l'échec de sa tentative de putsch sur
Anjouan, dont il dit ne pas en être à
l'origine. Son explication ? Après s'être
rendu à Anjouan pour rendre visite à sa
belle-mère malade, "le chef milicien Allaoui
Ahmed dit Baprouk, auteur du coup de force du
2 novembre, a fait appel à moi pour reprendre la
direction de l'île", a-t-il indiqué, tout en
reconnaissant avoir répondu favorablement à
cet appel. Le lieutenant-colonel Abeid a également
souhaité attirer l'attention sur le sort de ses
anciens collaborateurs parmi lesquels deux anciens
ministres, Chamouali et Ali Soubira, qui
ont été arrêtés à
Anjouna, après l'échec du putsch.
|