- Le lieutenant-colonel Said
Abeid Abdérémane a échoué
dans sa tentative pour reprendre le pouvoir dans
l'île séparatiste d'Anjouan le 3 novembre et
a pris la fuite.
- Des affrontements entre ses partisans et ceux du
commandant Mohamed Bacar, qui lui a
succédé à la tête de
l'île en août dernier, ont fait un mort dans
la population civile, une jeune fille tuée par un
obus qui avait frappé un hôpital. Quatre
autres enfants ont été blessés par
ce tir d'obus, dont deux gravement atteints.
- Le lieutenant-colonel Abeid a pris la fuite en
compagnie du chef de son commando, l'ancien chef de
milice Allaoui Ahmed, qui s'était
proclamé nouveau "chef de la Police et de la
Sécurité" de l'île dès le
début de cette énième tentative de
putsch.
- Le lieutenant-colonel Abeid avait
débarqué d'un voilier sur la plage de Moya,
en provenance de Mayotte, où il avait
trouvé refuge après sa destitution en
août dernier. Said Abeid a ensuite pris ses
quartiers dans une maison toute proche des installations
de la radio, rapidement investie par ses partisans.
- Le commandant Bacar, chef de la gendarmerie
anjouanaise, avait participé au putsch contre le
lieutenant-colonel Abeid le 9 août dernier. D'abord
membre d'un présidium de trois officiers à
la tête de l'île, il s'était ensuite
autoproclamé "chef de l'autorité
anjouanaise" après avoir fait échouer une
autre tentative de coup, en septembre. Il a
déclaré que les auteurs de cette tentative
"ont voulu saboter le processus de réconciliation
nationale". Le gouvernement comorien (à Moronoi) a
"condamné avec fermeté" cette tentative de
coup, estimant qu'elle constituait "une menace grave pour
le processus de réconciliation nationale en cours,
visant la mise en place du Nouvel ensemble comorien",
dans un communiqué publié par les services
du Premier ministre, Hamada Madi Boléro. Le
gouvernement a renouvelé "son soutien aux
autorités de l'île et les (a
exhortés) à persévérer dans
le dialogue pour consolider la paix et la
sécurité", ajoute le texte.
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