- Conformément
à la constitution adoptée par
référendum en décembre, la
présidence tournante de l'Union revient pour
quatre ans à l'île de la Grande Comore.
- Les habitants de cette île voteront dans
quelques semaines lors d'une élection primaire
pour désigner trois candidats parmi les 14 en
lice.
- Tous les électeurs de l'Union des Comores -
qui comprend également les îles d'Anjouan et
de Mohéli - voteront ensuite pour ces trois
candidats, le 14 avril.
- Quinze candidats s'étaient affrontés
lors de la dernière élection
présidentielle de mars 1996, qui avait vu la
victoire de Mohamed Taki Abdoulkarim,
décédé en 1998. Abbas Djoussouf
était arrivé en deuxième
position avec près de 36% des suffrages
exprimés.
-
- Voici la liste des neuf candidats retenus par la
Commission Nationale électorale
Indépendante et d'Homologation (CNEIH) pour
l'élection présidentielle de l'Union des
Comores, qui aura lieu en avril:
-
- - Colonel Azali Assoumani (sans parti), chef
de l'Etat sortant
- - Abbas Djoussouf (MDP-NGDC :
Mouvement pour le Progrès et la
Démocratie et sa branche anjouanaise la Nouvelle
Génération démocratique des
Comores), ancien Premier ministre renversé le
30 avril 1999 par le colonel Azali.
- - Abdallah Halifa (Espoir 2000), ancien
président de l'Assemblée
Fédérale
- - Mtara Maecha (RND-R : Rassemblement
National pour le
Développement-Rénovateur)
- - Commandant Mahamoud Mrabadi (parti
Shawiri : le Recours) A dirigé pendant
près de 21 ans la puissante Société
comorienne des hydrocarbures (SCH)
- - Ali Mroudjae (Parti comorien pour la
Démocratie et le Progrès (PCDP)),
ancien Premier ministre
- - Youssouf Said (parti Djawabu, la Réponse)
- - Kemal Said Ali (parti Chuma) Ancien
ambassadeur des Comores à Paris, candidat
malheureux à la présidence en 1990 et 1996.
- - Moustoifa Said Cheick (Front Démocratique
des Comores -FDC)
-
- A part le colonel Azali, le commandant Mahamoud
Mradabi, et Mohamed Nourdine, tous les autres candidats
se réclament de l'opposition.
- Cinq prétendants à la présidence
dont la candidature a été invalidée
par la commission électorale ont
dénoncé une machination pour les
écarter de la compétition électorale
- Les cinq candidats déboutés l'ont
été au motif qu'ils n'ont pas
résidé "sans interruption" sur le
territoire national durant les six derniers mois comme
l'exige le nouveau code électoral.
- "J'ai la conviction profonde qu'il s'agit d'un
complot", a déclaré le candidat Mohamed
Zeina, président du Rassemblement pour le
Changement aux Comores (RPC).
- L'ancien ministre Omar Tamou a
dénoncé lui une "collusion manifeste" entre
le pouvoir et les autres candidats de l'opposition pour
les écarter de la course. Les candidats
déboutés font valoir que le code ne donne
aucune précision sur le début de la
période considérée, et que plusieurs
candidats dont les dossiers ont été
validés n'ont pas séjourné sans
interruption aux Comores durant ces six derniers mois
puisqu'ils "ont tous fait des déplacements
à l'extérieur".
- Le communiqué s'interroge sur
"l'impartialité" de la commission
électorale et affirme que "certains candidats ont
bénéficié, au détriment des
autres, d'un traitement de faveur dans l'examen de leurs
dossiers."
- Les candidatures rejetées sont celles des
anciens ministres Omar Tamou (RNDC - Rassemblement
National pour la Développement aux Comores) et
Said Achiraf Hachime (RDC: Rassemblement
Démocratique des Comores), de l'ancien
Premier ministre Said Said Hamadi (leader du parti
Mzingara), du représentant du Mouvement
Associatif Diaspora Mohamed Nourdine, et de
l'ancien député Mohamed Zeina.
- Arrêté le 9 février à sa
descente d'avion, l'ancien Premier ministre du
président défunt Mohamed Taki Abdoulkarim,
Said Said Hamadi, dit "Laguerra", est
toujours en prison. Il est accusé de
complicité dans une tentative de coup d'Etat
contre le colonel Azali Assoumani en mars 2000.
- Quant à Mohamed Zeina, retraité de
l'administration française, il est accusé
lui d'être parmi les commanditaires de la
dernière tentative de coup d'Etat qui a eu lieu
sur l'île de Mohéli, en décembre. "Je
ne suis pas concerné par quoi que ce soit, ce qui
vient de se passer à Mohéli, ce n'est pas
mon problème", a-t-il déclaré. Selon
lui, un membre du commando de mercenaires ayant
mené la tentative, qui l'avait d'abord mis en
cause, lui a présenté "des excuses
publiques devant le juge". Le 11 février, Alain
Madelin, président de Démocratie
Libérale (DL) et candidat à la prochaine
élection présidentielle française,
avait écrit au ministre français des
Affaires étrangères Hubert Védrine,
pour lui demander d'"intervenir fermement auprès
du pouvoir comorien pour que M. Zeina soit
libéré." M. Zeina a longtemps assuré
la présidence de la Coordination Nationale des
Musulmans de France.
-
- A Anjouan
- Le colonel Bacar candidat à sa propre
succession
-
- Le chef de l'autorité d'Anjouan, le colonel
Mohamed Bacar, a annoncé sa candidature
à sa propre succession à la
présidence de cette île des Comores, dont
l'élection est prévue le 31 mars, un mois
avant celle du président de l'Union des Comores.
- Cinq autres candidats déclarés à
Anjouan ont estimé dans une lettre ouverte, que la
candidature éventuelle du colonel Bacar serait
"inacceptable" s'il ne démissionnait pas de "ses
fonctions de chef de l'autorité d'Anjouan et de
chef des forces armées anjouanaises".
- Le colonel Bacar est arrivé au pouvoir
à Anjouan le 9 août dernier à la
tête d'une junte militaire, à l'occasion
d'un coup d'Etat qui a renversé le
lieutenant-colonel Said Abeid. Il a été
investi le 10 février comme président
d'honneur et candidat du Mouvement populaire
anjouanais (MPA), un des mouvements
séparatistes toujours actifs dans l'île.
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