N°256
du 02/10/2002

Comores


Le président Azali souhaite des législatives avant 2003

Le président de l’Union des Comores, le colonel Azali Assoumani, a exprimé sa “ferme volonté” d’organiser des élections législatives “le plus tôt possible d’ici la fin de l’année, en octobre au plus tôt, au plus tard en décembre”. Il appartient à la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) “de voir les délais”, a-t-il souligné. Il avait déjà annoncé que les législatives auraient lieu en octobre.
Des conflits de compétences opposent le colonel Azali, élu président de l’Union des Comores le 14 avril dernier, aux autorités de chaque île, en particulier depuis l’élection, le 19 mai, d’Abdou Salé Elbak à la tête de la plus grande d’entre elles, la Grande Comore.
Par ailleurs, le président Azali s’en est remis à la justice à propos de sa mise en cause récente par M. Elbak, qui l’a accusé de vouloir l’assassiner. “C’est vraiment dommage qu’on en arrive là. Je ne vais pas m’attarder sur cette question, mais mon voeu le plus cher, c’est que la justice fasse vraiment son boulot”, a-t-il déclaré à l'AFP.
Il a en revanche qualifié de “très, très bons” ses rapports avec les présidents des deux autres îles autonomes de l’Union, y compris avec le colonel Mohamed Bacar, président d’Anjouan, dont le parti, le Mouvement populaire anjouanais (MPA) conteste toujours son élection.
Il a toutefois qualifié de “maladresse” la nomination par Anjouan d’un ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. “Nos frères les Anjouanais doivent savoir que c’est du domaine de l’impossible. On a voté une Constitution qui a reconnu, entre autres domaines exclusifs de l’Union, la diplomatie, et il n’est pas pensable que chaque île ait son ministre de la Coopération”, a-t-il conclu.


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