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Des experts comoriens de lUnion et des Iles autonomes sont parvenus, le 7 novembre à Paris, à un consensus sur le partage des compétences qui pèse actuellement sur la situation politique et économique des Comores.
Les textes adoptés à Paris, sous légide de lOrganisation internationale de la francophonie (OIF), devront être présentés à la future Assemblée nationale de lUnion des Comores pour examen et adoption. LOIF estime que les résultats de cette réunion devraient permettre de débloquer les rapports avec les bailleurs de fonds internationaux dans lattente des élections législatives.
La communauté internationale avait appelé le 30 octobre dernier à la tenue des élections législatives, prévues au plus tard en décembre 2002 par la nouvelle Constitution adoptée le 23 décembre 2001.
Cette réunion de la commission technique de lUnion des Comores, commencée le 30 octobre devait sachever le 2 novembre, mais elle a dû être prolongée jusquau 7 novembre en raison de discussions délicates portant sur les compétences dans les domaines de la défense, de la sécurité, des finances et de la fiscalité. Les travaux qui visaient à préparer les lois organiques prévues par la Constitution ont permis de déterminer les modalités de mise en uvre des compétences exclusives de lUnion (nationalité, monnaie, relations internationales, religion et symboles de lEtat).
Les compétences partagées entre lUnion et les îles concernent lenseignement, la santé, lénergie, les postes et télécommunications, le transport et la navigation aérienne et maritime, lenvironnement, la politique agricole, la pêche, la justice, la politique dimmigration et la coopération décentralisée.
La nouvelle Union des Comores était agitée depuis quelques mois par un conflit sur le partage des compétences entre le pouvoir central de lUnion et les exécutifs des îles, plus particulièrement avec lîle autonome de la Grande-Comore.
Le président de la Grande-Comore, Abdou Soulé Elbak, accuse fréquemment le président de lUnion, le colonel Azali Assoumani, dempiéter sur ses prérogatives et de vouloir accaparer le pouvoir sur lîle.
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