N°259
du 29/11/2002

Comores


L’OIF arrache un consensus sur le partage
des compétences entre les différentes autorités

Des experts comoriens de l’Union et des Iles autonomes sont parvenus, le 7 novembre à Paris, à un consensus sur le partage des compétences qui pèse actuellement sur la situation politique et économique des Comores.
Les textes adoptés à Paris, sous l’égide de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), devront être présentés à la future Assemblée nationale de l’Union des Comores “pour examen et adoption”. L’OIF estime que les résultats de cette réunion “devraient permettre de débloquer les rapports avec les bailleurs de fonds internationaux dans l’attente des élections législatives”.
La communauté internationale avait appelé le 30 octobre dernier à la tenue des élections législatives, prévues au plus tard en décembre 2002 par la nouvelle Constitution adoptée le 23 décembre 2001.
Cette réunion de la commission technique de l’Union des Comores, commencée le 30 octobre devait s’achever le 2 novembre, mais elle a dû être prolongée jusqu’au 7 novembre en raison de discussions délicates” portant sur les compétences “dans les domaines de la défense, de la sécurité, des finances et de la fiscalité. Les travaux qui visaient à préparer les lois organiques prévues par la Constitution ont permis de déterminer les modalités de mise en œuvre des compétences exclusives de l’Union (nationalité, monnaie, relations internationales, religion et symboles de l’Etat).
Les compétences partagées entre l’Union et les îles concernent l’enseignement, la santé, l’énergie, les postes et télécommunications, le transport et la navigation aérienne et maritime, l’environnement, la politique agricole, la pêche, la justice, la politique d’immigration et la coopération décentralisée.
La nouvelle Union des Comores était agitée depuis quelques mois par un conflit sur le partage des compétences entre le pouvoir central de l’Union et les exécutifs des îles, plus particulièrement avec l’île autonome de la Grande-Comore.
Le président de la Grande-Comore, Abdou Soulé Elbak, accuse fréquemment le président de l’Union, le colonel Azali Assoumani, d’empiéter sur ses prérogatives et de vouloir accaparer le pouvoir sur l’île.


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