L’opposant franco-comorien
Saïd Larifou est arrivé
le 19 janvier à La Réunion sur un vol régulier en
provenance de Moroni pour se faire soigner pour des problèmes cardiaques.
Il a été conduit dans le service de cardiologie de l’hôpital
Félix Guyon de Saint-Denis.
Une centaine de personnes, ses proches et des partisans, français
et comoriens, étaient présents pour l’accueillir à
l’aéroport. Saïd Larifou s’est refusé à
toute déclaration.
L’avocat, inscrit au barreau de Saint-Pierre de La Réunion,
est le leader du Ridja (Rassemblement pour une initiative de développement
avec une jeunesse avertie), parti d’opposition au régime
du colonel Assoumani.
Le 24 septembre 2003, il avait été arrêté après
une manifestation organisée par son parti à Moroni. Il avait
été inculpé d’atteinte à la sûreté
de l’Etat et placé en détention provisoire. Le 15
octobre, il avait été remis en liberté et placé
sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter l’île
de la Grande-Comore.
Victime de deux malaises cardiaques et de crises de paludisme, il avait
été hospitalisé à Moroni. Le juge d’instruction
a levé le 13 janvier l’interdiction qui lui avait été
notifiée de quitter les Comores. Cette décision était
conditionnée par le versement d’une caution de 6.000 euros.
Les deux Français, Pascal Lupar et Philippe
Verdon, qui étaient poursuivis avec lui pour «atteinte
à la sécurité de l’Etat» sont libres.
Pascal Lupar a été libéré à la fin
de l’année dernière, et Philippe Verdon a quitté
Moroni le 12 janvier pour la France, via La Réunion.
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