- Vingt-sept
députés du parti au pouvoir au Lesotho, le
Congrès du Lesotho pour la démocratie
(LCD), ont fait sécession le 12 octobre au
Parlement, créant un nouveau parti d'opposition,
en vue d'élections législatives
prévues au second trimestre 2002.
- Les 27 députés ont formé le
Congrès du peuple du Lesotho (LPC) et
siègent en face des membres du LCD. Celui-ci
dispose désormais de 48 députés
contre 27 au LPC, et un seul au Parti National Basotho
(BNP). Quatre députés du LCD
décédés n'ont pas été
remplacés.
- L'ancien vice-Premier ministre et vice-leader du LCD
Kelebone Maope, désormais leader par
intérim du LPC, a expliqué que le groupe a
quitté le parti au pouvoir parce que celui-ci "a
abandonné ses objectifs politiques, tels qu'¦uvrer
pour la paix et l'unité du peuple Basotho". Le
nouveau parti sera formellement créé le 4
novembre.
- Kelebone Maope a assuré que le nouveau parti
n'a pas d'aspiration à assumer la fonction de
gouvernement, "du moins pas pour le moment". Il a
ajouté que le nouveau groupe parlementaire
n'entendait pas provoquer un vote de confiance au
Parlement.
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- Rappel : Cette scission intervient
après des mois de tensions au sein du LCD,
depuis la tenue d'élections internes
contestées. Le candidat battu pour le poste de
secrétaire-général, Shakhane
Mokhehle, depuis évincé du gouvernement,
est considéré comme le "cerveau" du
nouveau LPC. Mokhehle est le frère de l'ancien
Premier ministre du pays (de 1993 à 1998)
Ntsu Mokhele, décédé en
1999.
- Des élections prévues en avril ou
mai 2002 visent à clore une page trouble pour
le petit royaume de 2,1 millions d'habitants.
- Indépendant depuis 1966 et revenu à
la démocratie depuis 1993 après une
succession de coups d'Etat et régime
militaires, le Lesotho a connu en 1998 des
élections remportées par le LCD puis
contestées, ainsi qu'un début de
mutinerie, amenant en septembre une intervention
militaire sud-africaine-botswanaise avec mandat de la
Communauté de développement d'Afrique
australe (SADC). Les troubles avaient fait 75 morts.
- Après ces événements, une
Autorité politique intérimaire (IPA)
multipartite, sous supervision de l'Afrique
australe, avait été chargée de
préparer des élections pour la mi-2000.
Des dissensions entre partis, sur les modalités
du scrutin ou d'inscription, ont entraîné
plusieurs reports.
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