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A Madagascar, premier exportateur mondial de vanille naturelle, la récolte sannonce difficile pour 2003 et les prix en forte hausse, principalement à cause de la sécheresse de lannée précédente, a annoncé, le 16 mai, Claude Andréas, président du groupement des entreprises de la principale région productrice.
Les opérateurs du secteur ont fixé le démarrage de la récolte au 15 juillet 2003.
La production malgache de vanille prête à exporter est estimée à 500 tonnes, en chute libre par rapport aux 1.100 tonnes de 2002 (55% de baisse), principalement à cause de la sécheresse daoût et septembre 2002, qui a empêché une bonne floraison, toujours selon Claude Andréas, le patron des patrons des entreprises de la Sava, principale région productrice, dans le nord-est de Madagascar.
Le prix devrait être particulièrement élevé, aux alentours de 200 dollars le kilogramme, a encore estimé M. Andréas, qui fut ministre de lAgriculture. Cette année, nous navons pas souhaité donner aux producteurs un prix de départ car le marché semballe trop, a-t-il précisé. De 25 dollars en 1999, le prix au kg était monté à 50 en 2000. Puis 100 en 2001, et 150 lannée suivante.
Pourtant, Claude Andréas, qui exporte quant à lui de la vanille biologique , nest pas pessimiste. Un prix autour de 200 dollars, ce nest pas bon. Mais Madagascar vendra toujours sa vanille, quitte à la négocier à 50 dollars.
Le marché mondial de la vanille est de 20.000 tonnes. La vanille naturelle ne représente plus que 2.000 tonnes dans ces transactions, remplacée progressivement par la vanille de synthèse, beaucoup moins coûteuse.
Ces dernières années, Madagascar fournissait entre 60 et 75 % du marché de la vanille naturelle, essentiellement aux Etats-Unis.
Le succès de la vanille malgache tient à sa qualité car elle contient un taux élevé de vanilline (entre 1,5 et 2%).
Les principaux pays exportateurs et concurrents de Madagascar sont lIndonésie, les Comores, lOuganda et lInde. (avec AFP)
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