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Le président
malgache Didier Ratsiraka, a officiellement
annoncé, à l'occasion de la fête
nationale, sa candidature, pour un cinquième mandat,
à l'élection présidentielle
prévue à la fin 2001, à une date qui
n'est pas encore fixée.
Dans un discours improvisé, le président, 66
ans, a créé la surprise lors du
défilé militaire au stade municipal de
Mahamasina, moins sur ses intentions, que l'on devinaient
déjà depuis quelques mois, que sur le moment
et le lieu choisis pour faire cette annonce.
Il lui a donné un caractère solennel en
présence, non seulement de l'ensemble des corps
constitués, malgaches et étrangers, mais
également d'une foule importante massée sur
les gradins d'un stade archi-comble pour la
célébration du 41e anniversaire de la
proclamation de l'indépendance en 1960.
Avec une vigueur révolutionnaire retrouvée,
"l'amiral rouge", destitué en novembre 1991
après 16 ans de pouvoir absolu, mais revenu
légalement au pouvoir en décembre 1996, a
expliqué que c'était "pour les jeunes" qu'il
se présentait et pour "poursuivre l'¦uvre de
redressement économique vers un taux de croissance
à deux chiffres".
Le président Ratsiraka est assuré, selon toute
probabilité, d'une réélection
confortable en raison, d'une part, de l'absence de
véritable opposant et, d'autre part, de sa
reconquête achevée du pouvoir.
En moins de 5 ans, après la traversée du
désert de 1991 à 1996, son parti l'"Avant
garde de la rénovation malgache" (AREMA) est
désormais majoritaire dans toutes les institutions de
l'Etat. L'Assemblée nationale, le tout nouveau
Sénat, les assemblées territoriales (maires et
conseils municipaux) ainsi que les nouveaux conseils des
provinces autonomes dont les six gouverneurs sont ses
obligés, sont aujourd'hui largement constitués
de ses plus fidèles partisans.
Arrivé au pouvoir en 1975, réélu en
1982 et 1989, son troisième septennat avait
été brusquement interrompu par un mouvement
populaire en 1991 qui avait abouti à sa destitution.
Battu en 1993 par le professeur Albert Zafy,
principal artisan de sa chute, c'est à la faveur de
l'empêchement de ce dernier en 1996 que le
président Didier Ratsiraka est revenu au pouvoir
à l'issue des présidentielles de la même
année, avec 50,71% des voix, inaugurant ainsi son
premier quinquennat et 21 ans de pouvoir effectif à
la tête du pays.
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