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L'ex-président Albert
Zafy a annoncé à Antananarivo sa
candidature à l'élection présidentielle
malgache prévue le 16 décembre.
Originaire de l'extrême nord du pays et de l'ethnie
antankarana, M. Zafy avait été élu
président de la République de Madagascar au
deuxième tour du scrutin présidentiel de
février 1993, avec 66,75% des voix. Il n'avait pas
terminé son premier quinquennat à la suite de
sa destitution par l'Assemblée nationale, en
août 1996, pour viol de la Consitution.
Néanmoins candidat à l'élection
présidentielle qui suivit cette éviction, il
fut battu par l'actuel président Didier
Ratsiraka, élu sur le fil avec 50,72% des voix au
deuxième tour de scrutin fin décembre 1996.
Chirurgien à la retraite de 74 ans,
l'ex-président Albert Zafy a justifié son
engagement par "l'état catastrophique" dans lequel se
trouve le pays.
Si cette candidature était attendue, elle ne devrait
pas peser lourd dans la balance politique du pays, selon les
observateurs, en raison du grand âge de l'ancien
président et de la désorganisation totale de
son parti.
Cette annonce porte à cinq le nombre des
candidatures officiellement déclarées,
après le retrait de Thaina Jacky, un inconnu
de la diaspora malgache résidant en France.
Le président en exercice Didier Ratsiraka est
candidat à sa propre succession, pour un
cinquième mandat, après plus de 20 ans de
pouvoir au total (entre 1975 et 1991, puis depuis
l'élection de 1996).
Les autres candidats sont l'ex-Premier ministre Norbert
Ratsirahonana, l'homme d'affaires Patrick
Rajaonary et le maire de la capitale Antananarivo,
Marc Ravalomanana.
Le gouvernement a par ailleurs fixé à 125
millions de francs malgaches (21.530 euros ou 119.700 FF) le
montant de la caution à verser pour être
candidat, caution remboursée que s'il obtient au
moins 10% de voix.
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