- La France joue la carte du
référendum
- Le 9 mars, de passage dans l'île
française de la Réunion pour sa campagne
électorale dans le cadre de l'élection
présidentielle en France, le Premier ministre
Lionel Jospin a plaidé pour un "compromis" entre
Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana, en se
prononçant pour "une sanction du peuple, par des
élections, par un référendum". Tout
en ajoutant que ce qui se passe à Madagascar est
une "situation qui nous préoccupe gravement", le
Premier ministre s'est prudemment retranché
derrière d'autres avis : "Comme l'OUA et les
Nations unies, la France s'efforce de proposer une
solution politique", a-t-il simplement ajouté.
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- De son côté, le ministre français
de la Coopération Charles Josselin, a mis en
exergue la "solution" référendaire, le
mardi 12 mars dans un entretien au quotidien La Croix. "A
un moment ou un autre, il faudra bien qu'il y ait une
sanction du peuple à cette crise politique par des
élections ou par un référendum. Et
si le référendum peut être la
solution, alors, «Vive le
référendum»", a déclaré
M. Josselin, ajoutant: "Il faut faire valoir
l'état de droit contre l'état de force.
C'est d'ailleurs le souci de la nouvelle médiation
de l'OUA qui se poursuit".
- Interrogé sur des récentes critiques de
la Conférence épiscopale malgache envers
Paris, l'accusant de protéger le président
sortant Didier Ratsiraka, M. Josselin les a
qualifiées de "faux procès". "Il n'est pas
question de cautionner un hold-up électoral en
faveur de l'un ou de l'autre", a-t-il souligné.
- Pour lui, "à Madagascar on a jugé,
à tort, que la condamnation ferme par la France de
l'auto-proclamation signifiait que les autorités
françaises condamnaient Marc Ravalomanana en tant
que tel". "C'est un malentendu", ajoute M. Josselin.
"Incontestablement Marc Ravalomanana a réuni le
plus grand nombre de suffrages", a-t-il ajouté.
- Le ministre de la Coopération a enfin
assuré que "la France a bien entendu la
volonté forte de changement du peuple malgache".
Mais "si nous devons nous soucier d'une solution
politique, comment procéder autrement qu'en
préservant un cadre juridique?", a-t-il encore
dit.
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- Les Etats-Unis appellent à la
retenue
- Les Etats-Unis, qui eux aussi semblent se raccrocher
à l'idée d'un référendum pour
"légaliser" toute prise du pouvoir, ont surtout
lancé un appel au calme. Le porte-parole du
département d'Etat Richard Boucher a notamment
demandé à l'armée de Madagascar de
rester calme, alors que Marc Ravalomanana installait son
"ministre" de la Défense. Les USA ont aussi
appuyé fortement la mission de l'OUA: "Nous
demandons instamment aux deux parties de travailler avec
l'OUA", a ajouté M. Boucher.
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- Le Canada appelle au calme
- Le Canada s'est dit préoccupé le 4 mars
par la dégradation de la situation politique et a
lancé un appel aux deux parties pour un retour au
calme dans l'Ile, dans un communiqué officiel.
"Nous exhortons toutes les parties à s'abstenir de
recourir à la violence et à rechercher une
solution négociée à la crise
actuelle, qui soit conforme aux normes juridiques de
Madagascar", a déclaré le secrétaire
d'Etat chargé de l'Afrique, l'Amérique
Latine et la Francophonie, Denis Paradis, dans le
communiqué. Lui aussi a appuyé les
tentatives de médiation de l'OUA.
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- Le pape pour le dialogue
- Le pape Jean Paul II a appelé le 3 mars les
leaders politiques de Madagascar à retrouver la
voie du dialogue : "Je suis confiant dans la retenue et
la non violence du peuple malgache et j'exhorte les
dirigeants à reprendre avec confiance et courage
la voie du dialogue pour trouver rapidement une solution
à la grave crise, pour le bien commun", a
déclaré le pape dans son intervention sur
la place Saint Pierre après l'Angélus.
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