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Le lieutenant-colonel Ancelin Coutiti, considéré par les autorités malgaches comme lofficier le plus extrémiste du camp de lex-président Didier Ratsiraka, a été arrêté le 23 septembre dans le petit village de pêcheurs dAmbananivao sur la côte nord-est de Madagascar, accessible uniquement par la mer. Lhomme le plus recherché de Madagascar avait été repéré dans le village dAmbananivao par un pasteur.
A 46 ans, le chef présumé des milices ratsirakistes, homme de forte stature, marié et père de quatre enfants, le tueur du Nord, le bourreau de Ratsiraka, comme la presse malgache le qualifie, Ancelin Coutiti est apparu fatigué et vieilli.
Le gouvernement avait récemment multiplié par sept la récompense offerte pour le retrouver. La prime initialement fixée à 100 millions de francs malgaches (15.000 euros) le 9 septembre par le ministère de la Défense avait été portée à 700 millions de Fmg (105.000 euros) le 19 septembre.
M. Coutiti est accusé davoir semé la terreur dans les rangs des partisans de M. Ravalomanana dans la province dAntsiranana (nord) et en particulier sur lîle touristique de Nosy Be durant les sept mois de crise qui ont opposé les camps des deux candidats à la présidentielle du 16 décembre 2001, MM. Ravalomanana et Ratsiraka.
M. Coutiti est accusé davoir, à la tête dun commando de militaires et de miliciens, violenté, torturé et assassiné des militants du camp Ravalomanana, notamment le directeur dune banque à Nosy Be.
A Antsiranana (ex-Diégo-Suarez), où il sétait replié avant de disparaître lors de la fuite de M. Ratsiraka, Ancelin Coutiti avait pris, au mois de juin, 71 otages parmi des marchands ambulants de la même ethnie que M. Ravalomanana. Il les avait fait enchaîner aux grilles du gouvernorat, menaçant de sen servir comme boucliers humains en cas davance de larmée de M. Ravalomanana.
Une cinquantaine de membres considérés comme extrémistes du camp Ratsiraka, civils (dont des ministres) et militaires, sont actuellement sous les verrous dans lattente dun jugement. Sagissant dun militaire, linstruction judiciaire le concernant a été confiée à lEtat-major de la gendarmerie nationale, sans que lon sache si le prévenu sera traduit devant un tribunal militaire ou civil. Son lieu de détention est pour linstant tenu secret.
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