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Jacques Sylla, reconduit le 12 janvier pour la troisième fois au poste de Premier ministre, confirme son importance politique dans le dispositif de reconstruction nationale du président Marc Ravalomanana.
Agé de 56 ans, fils de lancien ministre des Affaires étrangères Albert Sylla sous le régime du président Philibert Tsiranana (1958-1972), originaire de Sainte Marie, une petite île de la côte centre-est, a également été ministre des Affaires étrangères sous le régime de léphémère président Albert Zafy (1993-1996).
Marié, père de trois filles et un garçon, catholique fervent et militant, il doit en partie sa première nomination début mars 2002 au cardinal Armand Razafindratandra. A lépoque, le président Ravalomanana cherchait un côtier pour donner le change au président Ratsiraka (lui-même côtier) et un catholique, pour donner des gages à lEglise qui lavait porté au pouvoir.
Opposant modéré à lex-président Didier Ratsiraka, membre du groupe davocats qui conseillent Marc Ravalomanana à son élection à la mairie dAntananarivo en novembre 1999, Jacques Sylla a demblée soutenu ce dernier au premier tour de la présidentielle du 16 décembre 2001.
La modération et lhabileté avec lesquelles Jacques Sylla a géré les six mois de crise post-électorale, en évitant les affrontements ethniques et en ralliant pas à pas les éléments les plus ratsirakistes des forces armées à la cause du nouveau président, lui ont valu de prendre la tête du parti présidentiel comme secrétaire national il y a quelques mois.
Pour avoir conduit le parti Tiakoi Madagasikara (TIM, Jaime Madagascar) à la victoire aux législatives anticipées du 15 décembre dernier, M. Sylla se voit aujourdhui logiquement récompensé, et dautant plus quil affirme navoir aucune autre visée politique : Je nambitionne pas dêtre un jour président de la République, avait-il déclaré après sa deuxième reconduction en juin 2002 à la tête dun gouvernement douverture et de réconciliation nationale.
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