N° 290
du 23/03/2004


Madagascar

Les «réservistes « toujours en colère
Plusieurs centaines de réservistes, qui ont aidé le président Ravalomanana, dans sa conquête du pouvoir en 2002 se sont rassemblés une nouvelle fois à Antananarivo le 11 mars et ont célébré une messe dans une église de la capitale, pour commémorer le deuxième anniversaire de leur mobilisation.
Ils étaient 1.300 selon leur porte-parole, Georges Randimbiarijaona.
Les réservistes ont effectué leur première opération le 11 mars 2002 à Fianarantsoa (centre), avant l’appel officiel du président Marc Ravalomanana à la mobilisation, le 6 avril 2002 à la radio.
«Nous voulons remercier Dieu de nous avoir laissés en vie et rappeler au président que nous ne sommes pas des cadavres et que nous méritons une reconnaissance», a déclaré Georges Randimbiarijaona.
«Nous attendons toujours de rencontrer le président, nous avons fait une nouvelle demande d’audience», a-t-il ajouté.
Le 9 mars, quatre représentants des réservistes devaient rencontrer Marc Ravalomanana, mais l’entretien a été annulé le jour même, en raison du départ du président dans la région de Toamasina suite au passage du cyclone Gafilo.
Les réservistes réclament toujours des indemnités plus importantes que celles de 200.000 ariary par personne (118 euros) qui ont été annoncées par le Premier ministre lors de la cérémonie d’adieu aux armes, le 31 janvier 2004.
En février, à la suite de négociations, le gouvernement a accepté de rembourser à chaque réserviste ses éventuels arriérés de salaire et les frais médicaux pour les blessures subies pendant les affrontements, ainsi que de verser des pensions de veuvage en cas de décès (38 réservistes sont morts pendant la crise).
En 2002, quelque 2.500 réservistes avaient répondu à l’appel de Ravalomanana «pour reconquérir le territoire» après le premier tour contesté de l’élection présidentielle de décembre 2001.
L’ancien président Didier Ratsiraka, après avoir contesté jusqu’au bout la victoire de M. Ravalomanana, a quitté en juillet 2002 la «Grande-Ile» avant de partir en exil en France, où il se trouve toujours.

Sommaire MADAGASCAR
Accueil