- L'influente Eglise
catholique du Malawi a dénoncé ce
même 5 novembre, dans un communiqué, la
"violence d'Etat" qui "créé une culture de
peur parmi les Malawites épris de paix". "Nous
sommes convaincus que la violence d'Etat a pour but de
distiller la peur chez les gens afin qu'ils ne posent pas
de questions sur la politique du gouvernement et sur
d'autres questions d'intérêt national",
indique le communiqué de la Commission justice
et paix de l'Eglise.
- "Nous n'aimerions pas revenir au temps de la
dictature du parti unique qui a été
caractérisée par la peur et
l'intimidation", ajoute le texte signé du
président de la Commission, George Buleya,
en référence au régime dictatorial
de Kamuzu Banda, qui a régné pendant
30 ans sur le pays.
- Cette condamnation intervient à la suite des
affirmations de l'Eglise, selon lesquelles plusieurs de
ses fidèles qui collectaient des fonds, le mois
dernier, ont été attaqués et
harcelés par des militants du parti au pouvoir, le
Front uni démocratique (UDF), se
faisant appeler les "jeunes démocrates".
- Selon l'Eglise, plusieurs de ces militants
interpellés par des fidèles ont
"confessé être des "jeunes
démocrates" envoyés par les poids-lourds de
l'UDF", le parti du président.
- Les "jeunes démocrates" sont connus pour
accomplir les sales besognes du parti au pouvoir en
s'attaquant aux opposants.
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