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Le président Bakili Muluzi ne pourra pas interdire les manifestations hostiles à sa tentative de briguer un troisième mandat en 2004, a décidé le 3 juin la Haute Cour du Malawi.
Le président Muluzi avait menacé de réprimer toute manifestation contre son troisième mandat. Cette décision limite le droit qua le peuple, selon la constitution, de sexprimer sur un sujet dintérêt public, a statué le juge Dunstain Mwaungulu. M. Muluzi a rejeté ce jugement, le traitant de ridicule, irresponsable et particulièrement indélicat, et appelé les Malawites à lignorer. Le jugement de la cour intervient après les protestations du barreau et des églises, notamment léglise catholique, contre la répression dun rassemblement le mois dernier. Une alliance des églises chrétiennes envisage une série dactions légales pour empêcher le parlement dautoriser le président Bakili Muluzi à briguer un troisième mandat.
Un député de lopposition, Khwauli Msiska, de lAlliance pour la Démocratie (AFORD) a déposé un projet de loi visant à interdire tout changement de la constitution sur la durée du mandat présidentiel, pour ne pas empiéter sur les pouvoirs du peuple délire la personne de son choix et autant de fois quil le souhaiterait. Une modification de la constitution en faveur dun troisième mandat est possible à condition quelle soit votée par les deux tiers des 193 députés. Or, le Front démocratique uni (UDF) de M. Muluzi ne dispose au Parlement que dune majorité simple.
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