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Le 25 juin, de nombreux policiers armés ont assiégé luniversité et plusieurs quartiers de la paisible ville de Zomba (sud du Malawi) pour prévenir des émeutes étudiantes en sciences politiques contre un éventuel troisième mandat du président Bakili Muluzi en 2004.
Les étudiants sont solidaires des organisations non gouvernementales, de lopposition et des églises chrétiennes, opposées à un troisième mandat de Bakili Muluzi.
La police a par ailleurs interdit des marches qui devaient se dérouler dans les grandes villes du pays à lappel de plusieurs églises chrétiennes.
Pour sa part, lUnion européenne a appelé à un vaste débat sur la modification de la Constitution du Malawi qui permettrait au président Bakili Muluzi de briguer un troisième mandat. LUnion européenne enjoint le gouvernement du Malawi de permettre un débat large et informé sur cette importante question, un débat ouvert et assurant une totale liberté dexpression, a déclaré lUE dans un communiqué.
Une constitution nationale est un garde-fou important pour les droits des citoyens et un cadre pour une gouvernance stable, poursuit ce communiqué, tout en reconnaissant le droit du Parlement à amender la constitution.
La Grande-Bretagne, principal bailleur de fonds pour laide au développement du Malawi, avait lancé un appel similaire le 13 juin, préconisant une plus vaste consultation avant de parvenir à une décision et demandant à ce que ce débat soit conduit dans une atmosphère libre de toute intimidation.
Les Etats-Unis sont le premier pays occidental à sêtre publiquement inquiété de la volonté du pouvoir de modifier la Constitution pour permettre au chef de lEtat de se représenter lors de lélection présidentielle de 2004 et dempêcher les manifestations.
Une modification de la constitution en faveur dun troisième mandat de M. Muluzi, élu puis réélu en 1994 et 1999, est possible à condition quelle soit votée par les deux tiers des 193 députés.
Le parti de M. Muluzi, le Front démocratique uni (UDF), ne dispose au Parlement que dune majorité simple, mais lopposition et les églises accusent le pouvoir de tenter dinfluencer tous ceux qui ont des doutes ou des réticences à propos dun troisième mandat du président.
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