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Le président Bakili Muluzi, a subi le 4 juillet un cuisant échec, le Parlement sétant opposé à une modification de la Constitution qui lui aurait permis de briguer un troisième mandat de cinq ans en 2004. Il a manqué au parti du président Muluzi, le Front démocratique uni (UDF), trois voix pour recueillir les 128 suffrages nécessaires pour obtenir la majorité des deux tiers qui aurait permis damender la Constitution et au chef de lEtat, au pouvoir depuis 1994, de se représenter.
Ancien pilier du régime de Kamuzu Banda dans les années 80, M. Muluzi avait pourtant pris les précautions nécessaires pour tenter dobtenir gain de cause, empêchant tout débat sur une modification constitutionnelle et interdisant les manifestations contre son troisième mandat.
Il sétait ainsi attiré les foudres de lopposition et des Eglises,, mais également des Etats-Unis, de lUnion européenne et de lancienne puissance coloniale britannique, qui avaient estimé quun tel changement dans le pays ne pouvait pas être décidé sans un vaste débat démocratique.
Beau joueur, Bakili Muluzi, élu en 1994 lors des premières élections démocratiques du pays qui ont mis fin à trente années de dictature de Kamuzu Banda, puis réélu en 1999, a immédiatement reconnu sa défaite.
Je néprouve ni rancune ni ressentiment vis-à-vis de ceux qui se sont prononcés contre moi ou ont émis des jugements négatifs sur ma personne. Je ne tiendrai personne pour responsable de cela, a déclaré M. Muluzi dans une allocution de dix minutes lue à la radio dEtat.
La démocratie exige la tolérance de points de vue différents. Maintenant que lissue du débat a été tranchée, la tension doit tomber pour laisser place à la réconciliation, a-t-il ajouté.
LUDF va désormais devoir se trouver un candidat, ce qui risque de ne pas être chose facile, tant lempreinte de Bakili Muluzi sur les structures de son parti était jusquà présent forte.
Brown Mpinganjira, une forte personnalité pressentie pendant des années comme le probable successeur du chef de lEtat, est tombé en disgrâce lan dernier. Il est alors devenu lun des principaux dirigeants de la campagne contre le troisième mandat, ce qui lui a valu de nombreux ennuis avec la justice de son pays.
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