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Le président du Malawi, Bakili Muluzi, a ordonné le 13/01 à la police darrêter les résidents dun bidonville de Blantyre qui ont attaqué un responsable de son parti, accusé de protéger des vampires, surnom donné aux personnes qui échangeraient de la nourriture contre du sang.
Les histoires de vampires, personnes accusées de collaborer avec des organisations humanitaires internationales pour ne donner de laide alimentaire quen échange du sang des bénéficiaires, circulent depuis plusieurs semaines au Malawi.
Erick Chiwaya, responsable du Front démocratique uni (UDF), avait été attaqué à coups de pierres par un groupe de 200 résidents du bidonville de Manase, dans la banlieue de Blantyre, où il habite. Ils laccusaient dabriter des vampires.
Jautorise la police à arrêter toute personne impliquée (dans lattaque), même si cela signifie 150 personnes, a déclaré le chef de lEtat lors dun meeting au cours duquel il a à nouveau démenti ces histoires de vampires, rappelant que voler le sang était inutile au Malawi où 14% des 11 millions dhabitants sont séropositifs.
Les plus pauvres au Malawi, qui vivent dans les bidonvilles ou les zones rurales, croient que les organisations internationales et le gouvernement tirent avantage de la crise alimentaire du Malawi - où un tiers des habitants sont menacés de famine - pour échanger du sang contre de la nourriture.
Ces rumeurs sont tellement ancrées quen décembre, dans la région de Thyolo (sud), des habitants dun village ont enlevé et retenu pendant une nuit trois prêtres catholiques quils accusaient de vouloir voler leur sang.
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